Alain Goma
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1990 - 1991 |
|
1 | 0 |
| 1991 - 1992 |
|
1 | 1 |
| 1992 - 1993 |
|
15 | 0 |
| 1993 - 1994 |
|
33 | 0 |
| 1994 - 1995 |
|
28 | 0 |
| 1995 - 1996 |
|
32 | 2 |
| 1996 - 1997 |
|
34 | 1 |
| 1997 - 1998 |
|
22 | 0 |
| 1998 - 1999 |
|
30 | 0 |
| 1999 - 2000 |
|
14 | 1 |
| 2001 - avr 2001 |
|
19 | 0 |
| avr 2001 - 2001 |
|
3 | 0 |
| 2001 - 2002 |
|
33 | 0 |
| 2002 - 2003 |
|
29 | 0 |
| 2003 - 2004 |
|
23 | 0 |
| 2004 - 2005 |
|
16 | 0 |
| 2005 - 2006 |
|
13 | ? |
| 2006 - 2007 |
|
? | ? |
| 2007 - 2008 |
|
? | 0 |
-
1990 -
1998 :
AJ Auxerre
-
1998 -
1999 :
Paris Saint Germain
-
1999 -
avr 2001 :
Newcastle United
-
avr 2001 -
2006 :
Fulham FC
-
2006 -
2008 :
Al Wakrah SC
- 1994 : Vainqueur de la Coupe de France (Auxerre)
- 1996 : Champion de France, Vainqueur de la Coupe de France (Auxerre)
- 2001 : Champion d’Angleterre de D2 (Fulham)
- 2 sélections en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Originaire du Vaucluse, Alain Goma passe son enfance en région parisienne et brise ses premières malléoles du côte de Versailles. On est en 1990 et le joueur a 18 ans lorsque Guy Roux le repère. Il va le faire venir à Auxerre. La défense centrale bourguignonne de l’époque, composée d’Alain Roche et William Prunier est une dé meilleures de l’hexagone et Alain apprend au côté de ces garçons d’expérience. Il ne dispute qu’un seul bout de match. Pareil la saison suivante. Sa carrière décolle à partir de 1992. Avec la coupe d’Europe, Auxerre joue pas mal de matchs et Alain est une excellente doublure, utilisée le plus souvent comme latéral droit, où son physique de déménageur est bien efficace. En concurrence avec Thierry Bonalair, Franck Rabarivony ou Laurent Ciechelski, il passe 24 matchs sur le pré et vit même les grandes heures de l’AJA en coupe d4Europe, avec le fameux match contre Dortmund. Sa carrière est lancée. William Prunier part et Franck Silvestre arrive, Alain lui s’impose définitivement sur le côté droit. Auxerre continue à jouer le maintien autour de la 3ème place et se paye même le luxe de remporter la coupe de France. Avec le naufrage des bleus, le nom de Goma est même murmuré en équipe de France, mais finalement, Jacquet privilégiera Jocelyn Angloma. Le paver Alain n’aura jamais vraiment sa chance. Pourtant, on ne peut pas dire qu’il aura ménagé sa peine avec les icaunais. Il fut en effet l’un des tauliers de la grande saison 95-96 et de l’improbable doublé coupe-championnat au nez et à la barbe des cadors de l’époque, Paris et Monaco en tête. Avec le départ à la retraite d’Angloma, la porte tricolore va s’entrouvrir juste après l’Euro 96. Alain honore sa première sélection en octobre 1996, pour une victoire facile contre la Turquie (4-0). Mais il est dit qu’Alain n’est pas né à la bonne époque : sur son côté Lilian Thuram est inamovible et Jacquet fera confiance à Vincent Candela comme doublure, sans dote en raison d’un profile n peu plus offensif. Toujours à Auxerre, malgré les sollicitations, Alain découvre la Ligue des champions. Comme d’hab les bourguignons vont buter en quart sur leur bête noire, le Borussia Dortmund, futur vainqueur de l’épreuve d’ailleurs. En championnat, après les années fastes, Auxerre va rentrer dans le rang et ne sera pas européens pour la saison 97-98, la dernière sous les couleurs ajaiste pour notre homme.
Après 8 saisons en Bourgogne, Alain accepte le challenge du PSG, un aboutissement pour lui l’enfant des cités d’Ile-de-France. Au PSG, Denisot passe la main, comme toute une génération d’ailleurs. C’est Charles Bietry qui prend la présidence et il va recruter à tour de bras. Alain Giresse est nommé entraineur et arrivent pêle-mêle, Augustine Okocha, la révélation du mondial, Christian Wörns un solide stoppeur allemand qui arrive de Leverkusen, mais aussi Igor Yanovski, Bruno Carotti, Nicolas Laspalles, Dominique Casagrande, Nicolas Ouédec, Yann Lachuer… Cette nouvelle exposition permet à Alain de revenir en équipe de France, pour le fameux match amical du mois d’août, contre l’Autriche. Entre temps , les bleus sont devenus champion du monde, sans lu ben sûr. Ce sera sa dernière sélection. EN effet, sa trajectoire, jusque là rectiligne, va épuser celle de ses clubs. Vainqueur du Trophée des champions, Paris boit la tasse Bordeaux malgré un but monstrueux d’Okocha… et puis vient le match de Coupe d’Europe contre le Maccabi Haifa. Tenu en échec sur sa pelouse (1-1), Paris va aller perdre en Israël et se faire sortir par la petite porte de la dernière édition de la C2. Alain sera d’ailleurs l’auteur du CSC qui élimine son équipe. Il vivra comme les autres cette galère, d’une saison calamiteuse qui se soldera par une bien triste 9ème place. L’unique consolation des parisiens sera sans doute d’avoir privé l’OM d’un titre de champion en les battant au Parc puis en laissant gagner Bordeaux pour la dernière tournée. Philippe Bergero remplacera d’ailleurs Giresse en mars. Ce dernier souhaite cassser la charnière Worns -Goma en faisant redescendre Eric Rabésandratana et essaye l’ancien auxerrois au poste de latéral gauche, sans grande satisfaction. EN fin de saison, si Alain Goma n’a pas démérité, le coach préfère misersur al jeunesse et lorsque Newcastle met 40 M Frs sur la table le PSG en retient évidemment pas son stoppeur.
Il signe donc à Newscastle où il retrouve quelques ex-pensionnaires de D1 : Franck Dumas, Didier Domi, Laurent Charvet. Alain démarre bien mais va se blesser rapidement et manquera la moitié de la saison. Son équipe d’ailleurs luttera pour le maintien une bonne partie du championnat. Sa 2ème saison sera bien meilleure mais Newcastle, après un début en fanfare va quelque peu avaler la trompète pour finir en milieu de tableau. Début avril, Alain rejoint Fulham où il termine la saison et aider le club monter.
Fort de la richesse de son propriétaire, Mohamed Al-Fayed, les cottagers flambent sur le marché : Van der Sar dans les bois, Steve Marlet à 120 M frs, Sylvain Legwinski, Steed Malbranque, Abdeslam Ouaddou. Qi a dit que la Ligue 1 n’était pas attractive… Mais tout ce petit monde ne vaut guère mieux qu’une 13ème place. Taulier de l’équipe, Alain n’a plus trop les jambes pour prendre son couloir et se recentre, reconversion classique des latéraux émoussés. En fait le drame d’Alain Goma, c’est qu’il va rester à Fulham. Alors il en verra passer en 5 ans des joueurs : Martin Djétou, Carlos Bocanegra, Jérôme Bonnissel, Papa Bouba Diop, Philippe Christanval… Tout ça pour des saisons dans le ventre mou, à flirter chaque année avec la zone rouge. Sa meilleure place, 9ème, lors de la saison 2003-2004. D’ailleurs, après ça, Alain jouera moins. Souvent blessé, il tournera à une vingtaine de matchs par an… En 2006, arrivé en fin de contrat, il tente vaguement un appel du pied pour rentrer en France, mais seul footmercato répond. Nantes lui refusera même un essai. Alors, il va succomber la tentation des petro-dollars, terminant en pente douce une bien belle carrière au Qatar, à la Wakra. A 37 ans, il tire sa révérence dans l’anonymat le plus complet.
Depuis qu’il rangé les crampons, Alain Goma est probablement rentré en France mais s’est fait oublier. Mystère sur ce qu’il fait aujourd’hui…




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