Alexandre Stassievitch

Défenseur besogneux, Alexandre Stassievitch est devenu pro presque par hasard. Rejeté par le LOSC il signera à Lens, où tant bien que mal il arrivera à gagner une place, ce qui lui ouvrira les portes de l’équipe de France olympique. Par manque d’ambitions, la suite de sa carrière sera assez quelconque : Poissy, Montluçon, Noeux-les-mines et Saint-Omer jalonneront sa carrière de joueur.
Alexandre Stassievitch

En Bref

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20 septembre 1950
Défenseur
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1972 - 1973 RC Lens 0 0
1973 - 1974 RC Lens 0 0
1974 - 1975 RC Lens 3 0
1975 - 1976 RC Lens 30 0
1976 - 1977 RC Lens 24 2
1977 - 1978 AS Poissy 33 0
1978 - 1979 EDS Montluçon 34 7
1979 - 1980 EDS Montluçon 29 1
1980 - 1981 US Noeux-les-Mines 25 1
1981 - 1982 US Noeux-les-Mines 34 ?
1982 - 1983 US Saint Omer ? ?
1983 - 1984 US Saint Omer ? ?
1984 - 1985 US Saint Omer ? ?
1985 - 1986 US Saint Omer ? ?
1986 - 1987 US Saint Omer ? 0
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • 1975 : Finaliste de la Coupe de France (Lens)

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Natif de Libercourt, dans la banlieue de Lens, Alexandre Stassievitch, Stass’ pour les intimes, se destinait à une modeste carrière de joueur amateur. Sa vie va basculer en 1972, alors qu’il a 22 ans. Il participe à un match de détection pour le compte du LOSC. A la fin du match, l’entraineur lillois renvoie le jeune homme : « Des joueurs comme toi, j'en ai une cinquantaine. Il n'y aura pas de place au LOSC pour toi ! ». Stass quitte don le stade, lorsque quelqu’un l’interpelle, lui demandant s’il est retenu : ce quelqu’un s’appelle M. Trannin et c’est le directeur sportif du RC Lens.

Stass’ débarque donc chez les sang et or. Il va passer 2 saisons en réserve, avant d’être incorporé l’équipe première en 1974. Il ne jouera que 3 matchs pour sa première saison pro (à 24 ans), plus un en coupe. Bien sûr, il ne dispute pas la finale de la Coupe contre St Etienne (perdue 2-0). Il va profiter de la longue blessure d’Alain Hopquin pour gratter une place de titulaire. Il dispute 3à matchs lors de la saison 75/76. Lens joue le maintien et Stass’ ne démérite pas en défense. Il découvre la Coupe d’Europe, où Lens passe le premier tour contre Dublin avant de se faire éliminer par La Haye. Il sera même retenu avec l’équipe de France olympique pour les JO de Montréal, où il sera le capitaine. Il ne le saisit pas encore, mais il a atteint l’apogée de sa carrière.

Au Canada, la jeune équipe tricolore va faire une bonne phase de poule, emmenée par son meneur de jeu Michel Platini et l’attaque du FC Nantes devant Eric Pécout, Loïc Amisse et Bruno Baronchelli. Le parcours s’arrête en quart contre la RDA. Alors que le score n’est que de 1-0 pour les allemands, peu avant l’heure de jeu, Jean Fernandez et Paco Rubio sont expulsé. Derrière, la France craque et en prendra 3 autres…

A son retour, Stassievitch retrouve une place de titulaire dans l’équipe lensoise. En défense, Daniel Leclercq est passé libéro et Stass’ occupe son flanc droit, avec ses montées rageuses et ses centres au 5ème poteau. La défense nordiste reste tout de même assez perméable, avec 53 buts encaissés. Mais la 2ème place en championnat donne des ambitions aux dirigeants, qui ne comptent plus vraiment sur l’enfant du pays. A l’été 1977, c’est le divorce, Stassievitch, dans un éclair de lucidité, préfère évoluer en D2, où sa place sera moins menacée.

Il quitte donc le nord et rejoint la banlieue parisienne où une place à l’AS Poissy l’attend. Dans une équipe qui ne ressemble pas à grand-chose, il est le seul nom connu. Poissy descend logiquement après une saison bien médiocre. Toujours avide de coins riants, Stass’ signe à Montluçon, dont le profil semble un peu plus stable. Il fera 2 bonnes saisons dans le centre, dans le ventre mou du groupe B de la D2. La 2ème saison, il est tout bonnement exceptionnel et inscrit même 7 buts !!

En 1980, un jeune entraineur le fait venir : Gérard Houiller l’appelle pour animer son côté droit à Noeux-les-mines. « À Noeux, j'ai tout simplement rencontré une famille. Quelle ambiance avec les Tirloit, Marx, Godart ! Je n'ai jamais autant ri. » Les résultats sont là et Noeux va rater 2 fois de suite la montée. La première fois, contre Toulouse. Pourtant, après avoir remporté le premier mach 2-, la D1 semblait vraiment au bout, mais les violets vont réussir le match parfait au retour et exploser les nordistes 5-0. LA saison suivante, Noeux se hisse jusqu’en 16ème de Coupe de France, avant de tomber les armes à la main contre le PSG. En championnat, une défaite 4-1 au Havre lors de la dernière journée les prive d’une place de barragiste. Et puis tout s’enchaine. Le président Leroy, décède et tout le monde se casse : Houiller part entrainer Lens, avec Tirloit et Le Provost dans ses bagages, mais sans lui, Marx raccroche… Séduit par le discours de Jean-Pierre Warembourg, il rejoint St Omer en amateur. Il y terminera sa carrière, avec comme unique fait d’arme, le fait d’avoir manqué la D2 pour 1 points. En 19987, il range définitivement les crampons.

Que devient-il ?

Après sa carrière de joueur, Stass’ a réincorporé la Police nationale, qu’il avait quitté le temps d’une parenthèse enchantée. Il sera l’éphémère entraineur de Cambrai en 2000-2001

Aujourd’hui, il est retraité et vit à La Croix Valmer, dans le var, où il est gardien de villa. « Il y a le soleil, la piscine, je peux pêcher tranquille, faire du tennis. Je ne me plains pas »

Dossiers

Les JO 1976 se déroulent à Montréal au Canada. Aux JO, le foot est ouvert aux professionnels qui compte moins de 5 sélections. Cette compétition est utilisée essentiellement pour les jeunes joueurs, encadrés par quelques vieux routiers, trop juste pour le niveau international. Dans un contexte politique agité entre la guerre froide et la fin de la décolonisation, les équipes africaines vont boycotter la compétition : le Ghana, le Nigéria et le Zaïre manquent à l’appel de même que l’Uruguay.