Antoine Di Fraya
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1985 - 1986 |
|
2 | 0 |
| 1986 - 1987 |
|
4 | 5 |
| 1987 - 1988 |
|
30 | 4 |
| 1988 - 1989 |
|
31 | 0 |
| 1989 - 1990 |
|
32 | 1 |
| 1990 - 1991 |
|
34 | 8 |
| 1991 - 1992 |
|
33 | 11 |
| 1992 - 1993 |
|
33 | 2 |
| 1993 - 1994 |
|
35 | 3 |
| 1994 - 1995 |
|
25 | 2 |
| 1995 - 1996 |
|
28 | ? |
| 1996 - 1997 |
|
? | 1 |
| 1997 - 1998 |
|
24 | 0 |
-
1985 -
1987 :
Sporting Toulon
-
1987 -
1988 :
Gazélec FCO Ajaccio
-
1988 -
1989 :
US Le Puy en Velay
-
1989 -
1991 :
Dijon FCO
-
1991 -
1993 :
SC Bastia
-
1993 -
1994 :
Valenciennes Anzin FC
-
1994 -
1996 :
AS Valence
-
1996 -
1998 :
Nîmes Olympique
- Champion de France de National en 1997.
Sa vie, son oeuvre
Le jeune Antoine Di Fraya voit le jour en 1966 à Bastia, sur l'île de Beauté. Il tape dans ses premiers ballons, et très vite ses dribbles chaloupés laissent à penser qu'une belle carrière l'attend. Mais contrairement à tous les jeunes insulaires, il rejoint le continent pour débuter sa carrière; pas très loin des bateaux pour rentrer sur son île, il est vrai... Il pose donc son choix sur le Sporting Toulon, formation qui lutte pour le maintien en D1. Aux côtés des Pascal Olmeta, David Ginola ou encore Roger Ricort, il apprend beaucoup au contact de ces guerriers aguerris aux joutes musclées du bas de tableau... Au bout de deux années ponctuées de 6 petits matchs, Antoine comprend que son petit gabarit et son jeune âge ne lui permettront pas de s'imposer dans cette équipe de dockers; il quitte le Var et reprend le ferry pour rentrer sur son île.
Mais la seule équipe prête à miser sur lui est l'équipe des gaziers d'Ajaccio. Dans une D2 à deux poules, il aura le privilège de disputer le derby contre le SC Bastia. Mais malgré une belle dérouillée (6-0 quand même!!!) infligée aux Nordistes de l'île, le Gazélec est relégué. Antoine refuse de laisser filer sa carrière, et rejoint le CO Le Puy.
Dans un club au bord de la ruine, il aura tout de même le privilège de disputer une saison pleine; mais une fois de plus la désillusion sera au bout, puisque bon dernier de son groupe, le club descend en D3, avant d'amorcer une chute bien plus profonde.
Antoine, qui se débrouille pas trop mal malgré son petit gabarit, jouit toujours d'une bonne côte en D2. C'est le défunt Cercle Dijonnais qui vient le chercher pour lui confier les clés de son jeu. Au sein d'un club habitué à l'anonymat du milieu de tableau, Antoine distribue des caviars à ses collègues. Le bonheur durera deux ans, le maximum que Di Fraya passera dans chacun de ses clubs. Mais comme une mauvaise habitude, lors de sa deuxième année, son club est relégué, avant de disparaître totalement du paysage.
Malgré ses trois relégations successives, Antoine arrive encore une fois à rebondir. Et pas n'importe où! Il signe au SC Bastia, où il deviendra capitaine, connaîtra le drame de Furiani, et conjurera le mauvais sort en empêchant son club de descendre, frôlant de peu l'accession en D1 en 1993. Mais il ne tient pas en place, et malgré le confortable statut dont il bénéficie sur ses terres, il choisit toutefois de rallier un club pris dans une tourmente infernale: Valenciennes.
Aux côtés des derniers grognards n'ayant pas réussi à fuir le navire après la calamiteuse affaire, comme Jérôme Foulon, Arnaud Duncker ou David Le Frapper, Antoine passera une saison à batailler pour le maintien, que le club ne décrochera malheureusement pas, encaissant par la même occasion une deuxième relégation successive, qui plongera le club dans une tourmente dont il mettra quelques années à se relever.
Toujours pas motivé pour evoluer à l'échelon inférieur, il rejoint les Arméniens de Valence. Avec comme coéquipiers des Frédéric Pons, Joël Fréchet ou encore Walquir Mota, le faux brésilien, inutile d'espérer rejoindre la D1. Mais le maintien est décroché sans douleur, pendant deux saisons. Antoine a toujours la bougeotte, et lorsqu'un club de National ayant crée l'exploit en Coupe de France le désire, il fonce.
C'est que les Crocos nîmois se préparent à évoluer en Coupe d'Europe, et recherchent des joueurs d'expérience pour encadrer les Cyril Jeunechamp, Johnny Ecker et consort... L'épopée de la saison 95-96 qui a conduit Nîmes en finale de la Coupe de France, perdue face à Auxerre, leur a ouvert les portes de l'Europe puisqu'Auxerre a terminé champion de France. Mais faut pas rêver, les crocos ne font pas d'étincelles, car s'ils éliminent les Hongrois du Honved Budapest, ils chutent au deuxième tour face à l'AIK Solna. Antoine gagne enfin son premier titre en 1997, avec un titre de Champion de France de National... C'est pas grand chose, mais c'est toujours ça de pris. En D2, Antoine joue son rôle de grand frère, aux côtés de Mehmed Bazdarevic et Franck Bonora. Il verra l'éclosion de Lamine Sakho ou d'Abder Ramdane, avant de raccrocher les crampons en 1998, à l'âge de 32 ans, le maintien une fois acquis. Il aura quand même réussi à fréquenter 4 clubs qui auront été relégués... Pas mal!
Bon, à 32 ans, Antoine se tâte quand même à se trouver un dernier challenge. Mais comme rien ne semble venir, il décide de se tourner vers le métier d'entraîneur. Il accepte de coacher l'équipe corpo de Nicollin, à Montpellier. C'est vrai qu'avoir sous ses ordres des Franck Touron, Laurent Castro, ça paraît peu évident, mais heureusement qu'il y a des Franck Silvestre ou Yves Mangione dans le tas! Quoiqu'il en soit, l'équipe de Loulou se porte très bien sous les ordres d'Antoine, plusieurs fois élu meilleur entraîneur corpo. Souhaitons que ça dure!




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