Antoine Sibierski
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1992 - 1993 |
|
6 | 1 |
| 1993 - 1994 |
|
22 | 7 |
| 1994 - 1995 |
|
36 | 9 |
| 1995 - 1996 |
|
33 | 7 |
| 1996 - 1997 |
|
30 | 1 |
| 1997 - 1998 |
|
12 | 4 |
| 1998 - 1999 |
|
22 | 13 |
| 1999 - 2000 |
|
28 | 5 |
| 2000 - 2001 |
|
27 | 6 |
| 2001 - 2002 |
|
25 | 12 |
| 2002 - 2003 |
|
37 | 5 |
| 2003 - 2004 |
|
33 | 4 |
| 2004 - 2005 |
|
35 | 2 |
| 2005 - 2006 |
|
24 | 3 |
| 2006 - 2007 |
|
26 | 4 |
| 2007 - 2008 |
|
30 | 2 |
| 2008 - dec 2009 |
|
15 | 0 |
| jan 2009 - 2009 |
|
3 | 0 |
-
1992 -
1996 :
Lille OSC
-
1996 -
1998 :
AJ Auxerre
-
1998 -
2000 :
FC Nantes
-
2000 -
2003 :
RC Lens
-
2003 -
2006 :
Manchester City
-
2006 -
2007 :
Newcastle United
-
2007 -
2008 :
Wigan Athletic FC
-
2008 -
dec 2009 :
Norwich City FC
-
jan 2009 -
2009 :
Wigan Athletic FC
- 1999 : Vainqueur de la Coupe de France (Nantes)
- 2000 : Vainqueur de la Coupe de France (Nantes)
Sa vie, son oeuvre
Le jeune Antoine Sibierski fait sa formation au LOSC. Il fera ses premières apparitions dans l’équipe pro dès 1992 alors qu’il n’a que 18 ans. Jeune attaquant il allie toutes les qualités nécessaires pour percer : puissance, précision technique, vista… mais souffre d’un gros problème, il est un peu lent. Durant ses années lilloises, Antoine va profiter de la relative faiblesse offensive des dogues, qui ne comptent comme avant-centre que des Olivier Pickeu, Miladin Becanovic, Eric Assadourian et autre Patrice Sauvaget. Le quotidien d’un joueur du LOSC au milieu des 90’s c’est la lutte âpre pour le maintien, entre la 15ème et la 17ème place. Antoine brille par intermittence, mais plus comme organisateur que comme finisseur. Titulaire indiscutable à partir de 1994, il a plus des stats de milieu offensif que de buteur, ne dépassant jamais la dizaine de pions en une saison… En fait, Antoine Sibierski est une sorte de Youri Djorkaeff du pauvre…
Régulièrement appelé avec les espoir, il dispute les JO d’Atlanta en 1996,. Au sein de l’équipe entrainée par un certain Raymond Domenech, il côtoie quelques futurs champions du monde (Vincent Candela, Robert Pires, Patrick Vieira et pas mal d’espoir qui ne confirmeront pas comme Florian Maurice ou Tony Vairelles. Il se paiera même le luxe d’inscrire un but lors des 2 matchs qu’il jouera, contre l’Arabie Saoudite, offrant ainsi la qualification pour les quarts aux bleuets. Malgré un talent incontestable, Sibierski ne parviendra jamais à se hisser plus haut, la faute sans doute à la concurrence à son poste de milieu offensif et à un certain manque de glamour, nécessaire pour intégrer l’équipe championne du monde après 1998… « J’ai fait tout ce qu’il fallait pour y aller, je n’ai pas de regrets. Même si quand je vois certains joueurs qui ont été appelé à l’époque de Lemerre puis de Santini, je suis un peu frustré. A Lens Joël Muller me disait que je méritais les Bleus. Mais bon je ne suis pas le seul, il y a eu Pagis, Jérôme Leroy, Benarbia, Cavéglia » explique-t-il aujourd’hui
Sentant que son avenir n’est pas à Lille, dont la relégation semble inéluctable tant le club flirte avec la zone rouge depuis de nombreuses saison, Antoine signe à l’AJ Auxerre tout récent champion de France. Il arrive en Bourgogne pour remplacer Corentin Martins parti à La Corogne, mais n’est pas toujours titulaire ou joue ailier. Auxerre réalise un parcours honorable en C1, perdant en quart contre sa bête noire, le Borussia Dortmund, avec l’affaire du retourné de Lilian Laslandes, mais ne parvient pas à confirmer en championnat, ne terminant que 7ème. La saison suivante, alors que Sibierski fait partie des valeurs montantes du championnat et que son nom est évoqué chez les bleus, il est contrôlé positif à la nandrolone « En fait on était avant le mondial 98, Buffet était ministre des sports, il y avait eu une campagne contre le dopage, du genre il n’y a personne qui se dope en France. On voulait faire un exemple avec des joueurs français. On a été tiré au sort et c’est tombé sur nous (NDLR : Vincent Guérin et Dominique Arribagé) le seuil était de 2nnogrammes /ml et moi j’étais à 2,1 après contre-expertise. Les médecins m’ont dit qu’il y avait une marge d’erreur de 10 15%. Donc j’étais en dessous. Cette affaire de dopage, on me ‘a mise sur la gueule alors que j’ai rien demandé à personne » se justifie-t-il aujourd’hui. Suspendu 6 mois, il est viré du club bourguignon, dont il garde un souvenir mitigé : « A l’AJA je n’ai rien appris sportivement, mais humainement beaucoup. Avec Guy Roux on s’est toujours expliqué franchement, entre 4 yeux. Guy aimait les joueurs de caractère »
Il quitte alors Auxerre pour évoluer à Nantes (à l’époque le club avait encore un fort pouvoir d’attraction). Associé en milieu de terrain à Eric Carrière, il sert essentiellement Frédéric Da Rocha et Olivier Monterrubio. Nantes est coincé en milieu de tableau mais fait deux bons parcours en coupe en Coupe avec 2 victoires, contre Sedan en 1999 puis Calais en 2000. Alors qu’il déclarait après la victoire contre Calais « Je ne partirai pas n’importe comment. Si je pars, c’est pour jouer dans un très grand club, pour un entraîneur qui m’aura voulu, pour jouer un beau football et à mon poste. Si je reste, c’est parce que les promesses du président auront été tenues, c’est-à-dire l’arrivée imminente d’un gros repreneur, et celle de quatre joueurs de forts calibres. », il se retrouve à Lens… Tu parles d’un grand club.
Pas de chance pour lui, la saison suivante, Nantes sera champion de France alors que les sang et or se trainent à la 14ème place. Dans la série chat noir, il va poursuivre son chemin de croix lors de la saison 2001-2002. Lens fait cavalier seul toute la saison et compte même jusqu’à 10 points d’avance sur son dauphin, l’OL. Sibierski et ses coéquipiers vont s’effondrer, jusqu’à perdre le titre lors de l’ultime journée, après une défaite 3-1 à Gerland. Les pauvres lensois ne s’en remettront jamais. Après une dernière saison à Lens, il réalise enfin son rêve : jouer en Angleterre.
C’est à Manchester… City qu’il pose ses valises. Il portera les couleurs des bleues pendant 3 ans, mais bien avant l’arrivée des capitaux des Emirats, City est un modeste club de milieu de tableau sans grande envergure, qui truste pas mal d’anciens du championnat de France comme Sylvain Distin. Jusqu’en 2005 il est titulaire mais lorsque Stuart Pearce arrive, Antoine est mis au ban. En 2006, il part pour Newcastle mais le club est à la ramasse et Antoine ne reste qu’une saison. Alors qu’il a 33 ans déjà, il part pour Wigan. Il y fera une saison correcte mais le mental n’y est plus trop. En manque de motivation et n’entrant plus dans les plans de l’entraineur, il est prêté à Norwich en D2. Il y jouera 15 matchs, passant le reste du temps à l’infirmerie ou sur le banc… Norwich terminer bon dernier du championnat et descend en D3… Là-dessus, Antoine Sibierski raccroche les crampons…
«Dans ma tête, j'ai tourné la page depuis la fin de saison dernière, même si, physiquement, je me sentais encore capable de jouer, confie Sibierski en à l’été 2009.
Je n'aime pas trop le terme d'agent, car il y a souvent l'image négative du type qui cherche à se faire de l'argent sur le dos des joueurs. Ce n'est pas mon cas. De l'argent, j'en ai gagné suffisamment pendant ma carrière. J'ai juste envie d'être celui que j'aurais aimé avoir près de moi durant ma carrière, celui qui ne prend pas les décisions à la place du joueur, mais qui lui donne les bons conseils au bon moment.»
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Pour la 100è, les JO retournent en Amérique, à Atlanta… la ville du COCA. Par rapport aux précédentes éditions, le tournoi de foot est réservé aux joueurs de moins de 23 ans, avec la possibilité pour les sélectionneurs de retenir 3 joueurs plus âgés. 16 équipes sont retenues, réparties en 4 groupes de 4, avant une phase de tournoi classique à élimination directe.
Le tournoi se déroule du 20 juillet au 4 août 1996.




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