Armand Fouillen
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1955 - 1956 |
|
0 | 0 |
| 1956 - 1957 |
|
10 | 4 |
| 1957 - 1958 |
|
28 | 5 |
| 1958 - 1959 |
|
22 | 3 |
| 1959 - 1960 |
|
24 | 22 |
| 1960 - 1961 |
|
15 | 2 |
| 1961 - 1962 |
|
20 | 6 |
| 1962 - 1963 |
|
27 | 16 |
| 1963 - 1964 |
|
28 | 16 |
-
1955 -
1957 :
AS Saint Etienne
-
1957 -
1958 :
Valenciennes Anzin FC
-
1958 -
1959 :
Toulouse 1937
-
1959 -
1960 :
Red Star
-
1960 -
1961 :
Stade Rennais
-
1961 -
1964 :
AS Cherbourg
- 1957 : Champion de France (St Etienne)
Sa vie, son oeuvre
Natif de Lorient, Armand Fouillen ne débute pas chez les merlus mais au CEP, le Cercle d’Education Physique, club omnisport de la ville. C’est là que les verts vont débusquer cette attaquant breton, au physique pourtant quelconque, quoiqu’un peu massif (1,75m pour 75 kg). Armand débarque dans le Forez en 1955, alors qu’il a déjà 22 ans. Mais à l’époque, c’est encore un jeune. Sa première saison, il la passe en réserve. La 2ème, il est incorporé à l’équipe première, qui sera sacrée championne de France, en dominant le championnat assez largement. Avec 12 matchs pour 4 petits, le jeune breton apporte sa modeste contribution à la collectivité. Toutefois, entre le hollandais Kees Rijvers, le Camerounais Eugène N'Jo Léa et le franco-algérien Rachid Mekhloufi, les places sont chères en attaque. Croqueur devant le but, Armand n’est pas conservé en fin de saison, malgré les départs de Rijvers.
Il part donc à Valenciennes pour se (re)lancer. Il forme une belle triplette avec Bernard Chiarelli et Petrus Van Rhijn, qui assure les buts. Parce que bon, avec 9 pions, à une époque où les bons attaquants pouvaient en mettre facilement 30 dans une saison, le jeune Armand n’est pas un véritable goleador. Sa puissance est un atout intéressant, il a une bonne couverture de balle et un bon jeu de tête mais c’est à peu près tout. Avec 37 buts, l’attaque des nordistes est une des plus mauvaise du championnat, tandis que la défense est particulièrement friable (64 buts encaissés). Logiquement le club frise la relégation. En fin d’exercice, Fouillen est revendu à Toulouse. Barré en pointe par Ernest Schultz le buteur maison, il est relégué sur le banc, dans un rôle de joker de luxe, palliant les absence des uns et des autres (Pierre Dorsini et Lucien Muller sont les titulaires habituels). En 35 matchs, il ne marque que 3 petits buts, pour une saison bien moyenne (14ème en championnat). Seul el parcours en Coupe est pas trop mal, avec un quart de final, perdu contre Sochaux, après avoir éliminé Nice et Sedan). En fin de saison, Muller et Wendling partent à Reims, et Fouillen est lui aussi invité à prendre le train. Les toulousains préfèrent miser sur le marseillais Bassidiki Touré et le nancéen Léon Deladérière.
Armand répond à l’appel du Red Star, qui ambitionne de retrouver l’élite, avec un recrutement 3 étoiles au guide Michelin : Armand Penverne, René Bliard, Ladislas Nagy… C’est là qu eFouillen va exploser, réussissant une saison époustouflant. Auteur de 23 buts, il est le facteur X d’une équipe un peu trop irrégulière. Son entente avec Gérard Bourbotte, l’ailier droit est superbe. Malheureusement le carrosse se transforme en citrouille. La fin de saison est polluée par l’affaire Somlay, une histoire de tentative de corruption sur Lehel Somlay, le gardien nantais, à quelques journées de la fin. Pour le dernier match, le Red Star, qui a encore un espoir, perd ses illusions en s’inclinant au Stade Bauer contre Troyes. De toutes façons, même en cas de victoire, le club aurait été déclassé à cause de cette histoire. Durant l’été, le Red Star est finalement rétrogradé en amateur. Décidément, Fouillen, qui avait manifestement trouvé un environnement propice à son épanouissement (la D2 ?), est obligé de partir.
Il rentre en Bretagne et rejoint les rangs du Stade Rennais. Sous les ordres de Henri Guérin, il est cantonné au banc de touche, dans une équipe pourtant moyenne. Seule Khennane Mahi, international fait figure de crack, mais la concurrence des Joseph Brotons, Guy Hernas et Jacques Faivre est trop forte. 15 matchs et 2 buts ponctuent une saison moyenne. Le club termine à une modeste14ème place.
Dans un éclair de lucidité, Armand Fouillen redescend d’un cran pour évoluer en D2 à Cherbourg. Malgré des blessures récurrentes, qui l’empêche de faire des saisons pleines, il permet au club normand de se maintenir chaque année, plantant une grosse quinzaine d buts par an… Suffisant pour terminer une carrière tranquille…
Après sa fin de carrière, en 1964, Armand Fouillen opte pour le banc de touche, peut-être en mémoire de son passé de joueur. Breton bretonnant, il va prendre en main la destinée du Stade Brestois, qu’il va coacher pendant 10 ans, permettant au club d’accéder à la D2 en 1970, après l’avoir sorti de DH. Il y restera jusqu’en 1976 puis s’occupera du centre de formation.
IAprès la liquidation du Brest Armorique. En compagnie d’Yvon Le Roux, il est le premier entraîneur du Stade Brestois 29,qu’il coache 2 saisons.
Aujourd’hui, retraité du foot, il s’est réfugié sur la presqu’île de Crozon.




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