Benoît Tihy

Arrière latéral dur au mal et sur l'homme, Benoît Tihy roula sa bosse aux quatres coins de la France, de Valenciennes à Bergerac, en passant par Paris, Sochaux, Toulouse ou encore Lille...
Benoît Tihy

En Bref

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6 juillet 1959
Défenseur
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1977 - 1978 Valenciennes Anzin FC 9 1
1978 - 1979 Valenciennes Anzin FC 25 1
1979 - 1980 Valenciennes Anzin FC 19 0
1980 - 1981 Valenciennes Anzin FC 20 1
1981 - 1982 Valenciennes Anzin FC 34 0
1982 - 1983 Valenciennes Anzin FC 33 4
1983 - 1984 RC Paris 31 1
1984 - 1985 RC Paris 33 2
1985 - 1986 RC Paris 31 0
1986 - 1987 Toulouse FC 35 0
1987 - 1988 Toulouse FC 25 1
1988 - 1989 FC Sochaux 28 0
1989 - 1990 FC Sochaux 22 0
1990 - 1991 FC Sochaux 26 1
1991 - 1992 Lille OSC 21 1
1992 - 1993 Lille OSC 30 ?
1993 - 1994 Bergerac Foot ? ?
1994 - 1995 Bergerac Foot ? ?
1995 - 1996 Bergerac Foot ? ?
1996 - 1997 Bergerac Foot ? 0
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  • Champion de France de D2 en 1986

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Natif de la commune de Montfort-sur-Lisle, dans l'Eure, Benoît Tihy rejoint le club de Valenciennes, dans le Nord. Chez les ch'tis, il va apprendre le métier aux côtés de Bruno Metsu ou encore l'îcone régionale Nourredine Kourichi. Equipe de bas de tableau, Valenciennes se bat pour le maintien toutes les saisons. Benoît, qui évolue au poste d'arrière latéral, s'impose assez rapidement dans le onze Nordiste. Aux côtés de vieux routiers du championnat, tels Jean-Luc Fugaldi, Patrick Jeskowiak ou encore le fantasque mais génial Roger Milla, l'ensemble tient à peu près la route; mais les jeunes Francis Gillot, Philippe Piette ou Benoît n'ont pas encore atteint une maturité suffisante pour aider le club à rester dans l'élite. 18ème en 78-79, le club se sauve in extrémis... Puis arrive l'inévitable: le club plonge en D2 à l'issue de la saison 81-82. Benoît, qui est devenu un titulaire régulier, reste pour essayer de faire remonter le club. Peine perdue, Valenciennes échoue à la troisième place. Benoît a besoin de se montrer pour asseoir sa réputation d'espoir français; il rejoint la capitale, au Racing de Paris.

Club ambitieux, le Racing n'entend pas végéter en D2. Fort d'un recrutement exceptionnel à ce niveau, Rabah Madjer, Eugène Ekéké, Arne Okland ou Victor Zvunka, le club passe une année tranquille à la deuxième place. Promu, le club se renforce avec Pascal Rousseau dans les bois, que Benoît a connu à Valenciennes, Philippe Piette, connu aussi de Benoît, avec en patron de défense l'inusable Philippe Mahut. Malgré les efforts d'Okland et d'Ekéké, le club redescend aussi sec. Pas rancunier, Benoît sent bien qu'il y a un coup à jouer, d'autant que le recrutement est encore plus ronflant: Eugène Kabongo, qui plantera la bagatelle de 33 buts cette saison-là, le grand Maxime Bossis, le futur interprète d'Enzo Francescoli, Ruben Umpierrez, et le regretté Alain Polaniok. Avec cette équipe digne de la D1, le Racing se balade et finit champion au terme d'un championnat sans suspense. A l'aube de la plus grande pantalonnade du football français des années 80, le Matra-Racing, Benoît quitte le navire, puisque son contrat n'est pas renouvellé.

Direction le Sud-Ouest et la ville Rose: Toulouse. Chez les Violets, Benoît va se réveler à la France entière en muselant Maradona lors d'un match de Coupe d'Europe contre Naples. Le pays découvre alors un joueur de devoir, très engagé sur le terrain: un battant, quoi. Au TéFéCé, Benoît passera deux années sympa aux côtés de Yannick Stopyra, Alberto Marcico, Alberto Tarantini ou encore Jean-Luc Ruty... Tous ces gaillards sont bien épaulés par une jeune génération dorée, les Michel Pavon, Pascal Despeyroux, Mickael Debève ou encore l'éphémère nouveau Michel Platini, Gérald Passi. Durant ces deux années, Benoît n'enrichira pas son palmarès, mais aura la chance de jouer le haut de tableau; c'est pas donné à tout le monde. Non conservé par le club, qui croit plus en Aïssa Fouka, Ben quitte le club et met le cap sur le Doubs.

Les Lionceaux, puisque c'est de eux qu'il s'agit, viennent d'exploser en D2, et se sont même payé le luxe de disputer une finale de Coupe de France, perdue aux tirs aux buts face au FC Metz. La jeune vague Sochalienne fait rêver les clubs français, mais les dirigeants restent fermes et parviennent à retenir les Stéphane Paille, Franck Silvestre ou Mickael Madar, consentant à donner un bon de sortie à Franck Sauzée, qui rejoindra l'OM. Quatrièmes à l'issue de leur première saison dans l'élite, tout semble possible pour le club cher aux usines Peugeot; mais les départs de Paille et Madar vont laisser un vide en attaque, qu'Eric Lada ne parviendra pas à combler, malgré le soutien de Chérif Oudjani. Le départ de Gilles Rousset, qui tronaît dans les bois, va définitivement destabiliser l'équipe. Benoît, qui après 2 saisons à rêver d'Europe, se retrouve à lutter pour ne pas descendre, préfère se trouver un dernier challenge, lui qui a déjà 32 ans.

C'est à Lille qu'il pose son sac. Dans une équipe à la dérive, avec comme dernier rempart Jean-Claude Nadon... Dans une défense sans cesse remaniée, Benoît doit composer avec Antoine Cervetti, Eric Decroix, ou encore Claude Fichaux pour jouer. En raison de son âge, il passe de plus en plus de temps sur le banc. Mais la bête a de la ressource, et il arrive à s'imposer, à 33 ans, comme un titulaire indispensable dans la défense pour sa dernière saison en pro. Sentant toutefois la fin de sa carrière professionnelle proche, il décide de quitter le club pour rejoindre le sympathique club de Bergerac.

Bien entendu, ce n'est pas que pour le plaisir de jouer qu'il rejoint le club... Il a hérité du poste d'entraîneur-joueur, poste qu'il conservera jusqu'à sa retraite définitive des terrains, en 1997, à l'âge de 38 ans!

Que devient-il ?

A Bergerac, l'ambiance est bonne, et Benoît s'y sent comme chez lui, si bien qu'il poursuit l'aventure jusqu'en 2000. A cette date, il rejoint le club de Brice, en CFA, pendant une saison.

En 2002, il prend les rênes de Balma, dans la banlieue Toulousaine; il y restera 2 ans.

En 2004, c'est à Moulins qu'il vient distiller ses conseils, pendant 3 saisons, arrachant au passage un aller-retour express en National.

Depuis 2007, il a pris en main la destinée du modeste club de Blagnac, poste qu'il occupe toujours aujourd'hui.

Photos

Tihy musèle Madadona
Tihy musèle Madadona
Tihy musèle Madadona
Tihy musèle Madadona
Benoit Tihy au LOSC
Benoit Tihy au LOSC
Tihy musèle Madadona
Tihy musèle Madadona
Benoit Tihy au LOSC