Bernard Simondi
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1972 - 1973 |
|
13 | 1 |
| 1973 - 1974 |
|
24 | 0 |
| 1974 - 1975 |
|
27 | 1 |
| 1975 - 1976 |
|
29 | 0 |
| 1976 - 1977 |
|
32 | 0 |
| 1977 - 1978 |
|
36 | 0 |
| 1978 - 1979 |
|
14 | 0 |
| 1979 - 1980 |
|
22 | 1 |
| 1980 - 1981 |
|
37 | 1 |
| 1981 - 1982 |
|
35 | 0 |
| 1982 - 1983 |
|
34 | 0 |
| 1983 - 1984 |
|
10 | 0 |
| 1984 - 1985 |
|
4 | 0 |
-
1972 -
1977 :
Sporting Toulon
-
1977 -
1981 :
Stade Lavallois
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1981 -
1983 :
FC Tours
-
1983 -
1985 :
AS Saint Etienne
Néant.
Sa vie, son oeuvre
Bernard Simondi est né en 1953 à Toulon dans le Var. Alors mordu de football, c’est tout naturellement au Sporting Club de Toulon qu’il ira faire sa formation. Après avoir franchi tous les échelons des équipes de jeunes, Bernard apparaîtra sur une feuille de match de seconde division lors de la saison 72/73 lorsque l’entraîneur toulonnais, Jean Luciano, fera appel à lui. Lors de cet exercice, le natif du Var disputera treize rencontres en inscrivant tout de même un petit but ce qui lui vaudra d’avoir bien contribué à la bonne saison du Sporting qui terminera à la quatrième place à égalité avec Chaumont. La saison 73/74 verra Simondi s’incruster un peu plus au sein de la défense toulonnaise (24 matchs) et avec le renfort en attaque d’un certain Saar Boubacar, l’équipe varoise alternera le bon et le mauvais et finira l’exercice en cinquième position à quinze points du premier, le Red Star. Pour la saison 74/75, Bernard sera titulaire au sein de la défense varoise au côté de Michel Legros, Alain Lardeyret et Miguel Valls et avec cette excellente ligne défensive et une attaque de feu emmenée par Boubacar (22 buts), Toulon loupera de peu la qualification pour les barrages car le Sporting terminera second ex-aequo avec Avignon mais ce sera cette dernière qui jouera les barrages grâce à leur meilleur différence de buts. Pour la saison 75/76, Simondi et toute l’équipe toulonnaise louperont une nouvelle fois les barrages car ils termineront en troisième position à cinq points du second, le Red Star. Et que dire de l’exercice 76/77, Bernard et tous ses potes termineront une nouvelle à la troisième place à cause d’un tout petit point de retard sur le second, Gueugnon.
Et s’étant fait connaître comme un bon défenseur central, Bernard sera sollicité pendant l’été 1977 et donnera son accord au Stade Lavallois et ainsi il pourra évoluer au plus haut niveau du football français. L’ancien toulonnais n’aura pas de mal à se fondre dans le collectif de l’équipe mayennaise car pour sa première saison en D1, il enchaînera 36 matchs et participera beaucoup à l’honorable dixième place finale au classement final devançant des clubs comme le PSG, Lyon et Bordeaux. La saison 78/79 sera très difficile pour Simondi en matchs joués (quatorze) car il sera mis en concurrence avec Jacques Pérais et le nouvel arrivant Jean-Luc Arribart et surtout comme les résultats ne suivaient pas les Tangos se battront toute l’année dans la zone dangereuse du classement et finiront à la seizième place sauvant leur peau in-extrémis. Pour la saison 79/80, Bernard verra arriver des joueurs du calibre de François Brisson, Erwin Kostedde et Jean-Marc Furlan et après un départ manqué l’équipe lavalloise se reprendra et finira à la douzième place assurant leur maintien (le natif de Toulon fera une meilleure année que la précédente en disputant 22 rencontres malgré la concurrence due aux nombreux défenseurs présents dans l’effectif des Tangos). Pour la saison 80/81, Simondi redeviendra un titulaire au sein de la défense mayennaise et connaîtra une grosse frayeur en évitant de justesse la descente en D2 en terminant seizième et se maintenant grâce à une meilleure différence de buts par rapport à Lille et Tours.
Après quatre ans en Mayenne, Bernard ira poser son baluchon en Indre-et-Loire plus précisément à Tours. Il formera avec Bruno Steck (arrivé en même temps que lui) la nouvelle charnière centrale de l’équipe tourangelle et avec l’aide d’un effectif digne d’une bonne équipe de D1 (Delio Onnis, Patrick Brulez, Jean-Marc Desrousseaux, Bernard Ferrigno, Guy Lacombe, Dominique Marais, Karim Maroc), Tours fera une honorable saison 81/82 en se classant à la onzième place assurant son maintien plus facilement que l’année précédente (obligée de jouer les barrages). La saison 82/83 sera très difficile pour Simondi et tous ses coéquipiers car les résultats ne suivront pas et devront lutter toute l’année pour essayer de se maintenir et au final ils finiront à la 18ème place synonyme de jouer le barrage de relégation qu’ils joueront contre le Nîmes Olympique. Et Tours perdra la chance qu’on lui donnait pour rester en première division (après un bon match nul à l’aller, les tourangeaux perdront le retour trois buts à un).
Voulant toujours évoluer en D1, Bernard acceptera la proposition que lui fera l’AS Saint-Etienne mais l’année 83/84 sera très délicate pour lui car il n’arrivera pas à s’imposer dans la défense stéphanoise, faut dire qu’il avait de sacrés clients à concurrencer (Philippe Mahut, Alain Moizan). Parallèlement , l’équipe stéphanoise vivra un exercice cauchemardesque et finira 18ème au classement mais perdra son match de barrage contre le RC Paris synonyme de descente à l’échelon inférieur. L’ancien tourangeau passera pratiquement tout l’exercice 84/85 sur le banc de touche (il aura joué en tout et pour tout que quatre rencontres) et c’est de loin qu’il verra son club faire une bonne saison en terminant second de son groupe derrière l’OGC Nice mais dés son match de pré-barrage contre Rennes le rêve de remonter aussitôt en D1 s’envolera à cause de leur défaite deux à zéro contre les bretons. Et c’est après une année difficile pour lui que Bernard prendra la décision de raccrocher à l’âge de 32 ans.
Après l’arrêt de sa carrière, Simondi passera le Certificat Professionnel d’Entraineur spécialisé dans le football deuxième degré. Et en 1991, il obtiendra son Diplôme d’Entraîneur Professionnel de Football (DEPF) troisième degré avec un stage à la Juventus de Turin (ce qui vaut à un Master).
Son premier emploi d’entraîneur sera celui d’adjoint de Robert Herbin dans le club saoudien d’Al Nasr Riyad lors de la saison 85/86.
Ensuite, il prendra les rênes pendant deux saisons (1987 à 1989) du petit club de Puget-sur-Argens qui évolue en D4.
Pour la saison 89/90, Bernard sera le directeur technique et entraîneur de Aubagne avant de devenir l’adjoint de Delio Onnis en D1 dans son club de cœur, le SC Toulon et la saison 90/91 sera très difficile à gérer à cause des mauvais résultats (les varois sauveront tout de même leur peau en fin de saison) et surtout de l’affaire de la caisse noire où Rolland Courbis ainsi que le président et le trésorier du club seront obligés de démissionner.
A l’été 1991, l’ancien joueur de Laval prendra en charge l’équipe première de Grenoble qui évolue en D2. Sa première saison sur le banc grenoblois sera éprouvante vu les mauvais résultats et en fin d’exercice les isérois termineront à la 17ème place synonyme de relégation en troisième division. Il restera à la tête de Grenoble pour la saison 92/93 afin de remonter le club isérois en seconde division mais il loupera l’objectif en terminant quatrième du championnat malgré une bonne année de ses joueurs.
De 1993 à 1996, il se mettra un peu en marge du football afin de revenir ressourcer à la tête de Grenoble pour la saison 96/97 mais n’y restera qu’un an car le club isérois finira bon dernier de son groupe en D3.
En Décembre 1997, Simondi sera choisi par le président de Créteil pour remplacer Pierre Garcia au poste de coach et le natif du Var loupera de peu l’accession en deuxième division à cause de la troisième place au classement de son club à seulement trois points du second, Sedan. Par contre, Bernard et ses joueurs réussiront à accéder à la D2 lors de la saison 98/99 en terminant second du championnat derrière Louhans-Cuiseaux. La saison 99/00 verra Créteil débuter très mal le championnat de D2 et en Octobre 99 Simondi sera limogé et remplacé par Gernot Rohr qui arrivera à maintenir le club de Val-de-Marne en D2 en classant ce dernier à la 17ème place avec sept points d’avance sur le premier relégable, Amiens.
Après son départ de Créteil, Bernard s’investira dans le club de Perreux qui évolue en DH en attendant de faire un retour dans le monde du football professionnel. Il dira lui-même : « Le fait de réintégrer le football amateur après avoir exercé dans le milieu professionnel est une expérience plutôt enrichissante. Au perreux, je reviens aux bases fondamentales du football. Plus qu’un entraîneur, je suis devenu un éducateur. C’est un plaisir d’apporter mon savoir à des joueurs qui n’ont certes pas la culture des pros, mais qui ont envie d’apprendre et de progresser. «
Quelques mois après son arrivée à Perreux, Bernard acceptera la proposition de la Fédération Guinéenne pour prendre les commandes de la sélection nationale avec pour objectif la qualification pour la coupe du Monde et de la CAN 2002. Figurant bien dans son groupe de qualification, mais il y aura un hic car la FIFA décidera d’exclure la Guinée pour cause d’ingérence politique et Simondi dirigera son dernier match à la tête de la sélection le 28/01/01 contre le Malawi.
Il restera en Afrique pour devenir le Directeur Technique National (DTN) du Bénin et entraîneur de l’équipe nationale Juniors de 2001 à Janvier 2004.
En Janvier 2004, il s’engagera jusqu’à la fin de saison avec l’Etoile Sportive du Sahel et avec son groupe il fera un excellent parcours en championnat où il terminera second du championnat. En parallèle, il emmènera le club tunisien jusqu’en finale de la Ligue des Champions de la CAF et de la coupe de Tunisie que l’Etoile perdra les deux (Simondi échouera également en Supercoupe de la CAF).
En 2005, Bernard sera nommé sélectionneur du Burkina Faso pour jouer les éliminatoires à la coupe du Monde 2006 où après deux défaites initiales l’équipe nationale se reprendra pour réaliser quelques performances.
Au mois de Juillet 2006, Simondi rentrera en France, alors que son contrat avec le Burkina Faso allait jusqu’en Octobre 2007, pour s’engager comme entraîneur adjoint de Ruud Krol à l'AC Ajaccio. La fédération du Burkina limogera officiellement Bernard pour abandon de poste (soi-disant qu’il y aurait d’autres raisons, plus précisément les salaires de son employée de maison non payés) mais avec Krol il espèrera faire remonter le club corse en D1 qu’il vient de quitter. Malgré les performances de leur attaquant vedette, Jean-Jacques Mandrichi (quatorze buts), l’équipe ajaccienne ne fera pas mieux qu’une douzième place et vu que l’objectif ne sera pas atteint lui et Krol ne seront pas reconduits.
De ce fait, Simondi s’engagera pour l’ES Sétif en Algérie. Et avec ce club, il remportera la Ligue des Champions arabes en battant en finale le Wydad de Casablanca. Par contre en Ligue des Champions de la CAF, Sétif ne dépassera pas le second tour à cause de leur défaite contre l’Olympique de Khouribga.
En Septembre 2008, il se fera limogé et selon Simondi c’était une machination orchestrée par le président de Sétif pour pouvoir mettre un de ses amis au poste de coach.
En Novembre 2008, il signera en faveur du club qatari d’Al Kharitiyath où les résultats seront très médiocres et de ce fait Simondi et ses joueurs termineront bons derniers de Q-League mais l’augmentation du nombre de club permet à Al Kharitiyath de rester dans ce championnat. La saison suivante sera bien meilleure car grâce à de bonnes recrues le club qatari terminera à une bonne sixième place. Il y fera encore une année jusqu’à la fin du championnat 2010/2011.
En Février 2010, après avoir refusé le poste de sélectionneur du Maroc, il se déclarera candidat au poste de sélectionneur de l’équipe de France après la coupe du Monde 2010. Et il lancera la même proposition à l’équipe nationale de la Côte d’Ivoire.
De Mars à Août 2011, Simondi s’occupera de la sélection Espoir du Qatar.
Et depuis Octobre 2011, il coache l’équipe qatari d’Al Ahli SC.




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