Bosko Antic
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1966 - 1967 |
|
30 | 14 |
| 1967 - 1968 |
|
30 | 18 |
| 1968 - 1969 |
|
16 | 6 |
| 1969 - 1970 |
|
20 | 5 |
| 1970 - 1971 |
|
31 | 3 |
| 1971 - 1972 |
|
26 | 1 |
| 1972 - 1973 |
|
34 | 10 |
| 1973 - 1974 |
|
38 | 18 |
| 1974 - 1975 |
|
31 | 16 |
| 1975 - 1976 |
|
32 | 22 |
| 1976 - 1977 |
|
17 | 6 |
-
1966 -
1972 :
FK Sarajevo
-
1972 -
1975 :
Angers SCO
-
1975 -
1977 :
SM Caen
- 1967 : Champion de Yougoslavie (FK Sarajevo)
- 1968 : Finaliste de l’Euro (Yougoslavie)
- 1 sélection en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Natif de Sarajevo, Bojidar Antic, Bosko pour les intimes, s’est fait une place dans le monde pro assez tardivement. Ce faux ailier gauche intègre effectivement l’équipe première du FK Sarajevo à 21 ans déjà. C’est qu’à l’époque du bloc de l’Est, les études, c’est sacré, surtout en ex-Yougoslavie. Sa première saison est pourtant une réussite, avec 14 buts en 30 matchs. Il récidive la saison suivant, marquant 18 buts. Avec les Laszlo Seles, Vahidin Musemic et autres Mirsad Fazlagic, il est de cette équipe de légende du FK Sarajevo qui remporte le titre en 1967, mettant fin provisoirement à la domination des clubs de Belgrade (Partizan et Etoile Rouge). En coupe d’Europe des clubs champions, l’équipe se fera éliminer par Manchester United, futur vainqueur, au stade des huitièmes de finale. Avec ces excellents résultats, Bosko gagne sa place ne sélection et dispute l’Euro 1968 qui se déroule en Italie. Hélas pour lui, barré par Dragan Dzajic, il ne jouera qu’un seul match en sélection, contre l’Espagne, en octobre 1968. Spectateur en Italie, il voit du banc de touche son équipe passer tout prêt du sacre, rejoint de justesse par l’Italie en finale. Le match rejoué quelques jours plus tard voit les italiens l’emporter. L’histoire retiendra tout de même qu’il a fait partie de peut-être la meilleure équipe de Yougoslavie.
Après une saison 1968/1969 gâchée par les blessures, Bosko retrouve sa place mais marque moins. LA perte de son efficacité lui coute sans doute sa place ne sélection.
En 1972, alors qu’il fête ses 28 ans, Bosko Antic quitte son pays pour passer à l’ouest. Sur les conseils de pas mal de compatriote il choisit assez logiquement la France, terre d’accueil de la diaspora yougoslave, et plus précisément Angers. Il y retrouve son compatriote Milan Damjanovic. Avec des hommes comme Jean-Marc Guillou, Marc Berdoll ou Eric Edwige, le club vit un âge d’or qui se matérialise par la première (et la seule) participation européenne du club. Les angevins, opposés au dynamo Berlin, ne passe évidemment pas le premier tour, la faute à l’époque, mais font une très belle saison, auréolée d’une 5ème place. Avec 9 buts, le bilan de Bosko n’est pas des plus impressionnants, mais une fois le temps d’adaptation au style de jeu chatoyant de l’équipe, il va se régaler. Ainsi, la saison suivante, Angers termine 4ème et avec 21 buts, Bosko est la véritable star de cette formation au jeu qui n’est pas sans rappeler celui du prestigieux voisin nantais. Bizarrement, l’équipe, qui a perdu Alberto Poli et Jacky Lemée à l’été 1974, va vivre une saison 1974-75 catastrophique. 18ème, le club descend en fin d’exercice.
Arrivé en fin de contrat, Antic ne prolonge pas avec le club angevin et s’engage avec le SM Caen, qui joue aussi en D2. Arme fatale, des normands, Antic est l’assurance maintien. Il termine meilleur buteur de D2 avec 21 puions, mais cela est insuffisant pour permettre au club de jouer la montée. Il fera une dernière année en Normandie, mais souvent blessé, sera moins efficace. Il croisera le globe-trotter hongrois Antal Nagy de passage au club une demi-saison. Les bas-normandes manquent de descendre et Antic raccroche en fin de saison.
Après sa carrière, Bosko va s’orienter vers le job d’entraineur. Coach du FK Sarajevo à partir de 1983, il mènera l’équipe au titre en 1985, avant sous ses ordres le fameux défenseur Faruk Hadzibegic. Egalement entraineur de Radnicki Nis en 1988, ainsi que du FK Smederevo, il s’est également occupé de la sélection du Togo.
Le 3 décembre 2007, il s’est éteint à l’âge de 62 ans… RIP
Photos
Dossiers
La 3ème édition de l’Euro se fait toujours sur la même formule finale. La phase de qualification change avec l’apparition d’une phase de poule, dont le premier est qualifié pour les quarts. L’Euro commence à proprement parler au stade des demis. En 1968, il reste donc L’Italie, l’Angleterre, championne du monde en titre, l’URSS et la Yougoslavie. La France, s’est fait sortir par ces derniers en quart, encaissant notamment un 5-1 à Belgrade. L’Italie hérite donc de l’organisation de cet Euro.




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