Claude Le Roy
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1966 - 1967 |
|
? | ? |
| 1967 - 1968 |
|
? | 0 |
| 1968 - 1969 |
|
3 | 1 |
| 1969 - 1970 |
|
6 | 5 |
| 1970 - 1971 |
|
33 | 2 |
| 1971 - 1972 |
|
28 | 5 |
| 1972 - 1973 |
|
34 | 3 |
| 1973 - 1974 |
|
34 | 3 |
| 1974 - 1975 |
|
23 | 3 |
| 1975 - 1976 |
|
35 | 6 |
| 1976 - 1977 |
|
31 | 2 |
| 1977 - 1978 |
|
26 | 1 |
| 1978 - 1979 |
|
34 | 2 |
| 1979 - 1980 |
|
28 | ? |
| 1980 - 1981 |
|
? | 0 |
-
1966 -
1968 :
Evreux FC
-
1968 -
1970 :
FC Rouen
-
1970 -
1973 :
AC Ajaccio
-
1973 -
1977 :
Avignon Football 84
-
1977 -
1980 :
Stade Lavallois
-
1980 -
1981 :
Amiens SC
- Aucun
Sa vie, son oeuvre
Natif d’un petit bled de l’Eure, Claude Le Roy fait ses premières gammes à l’Evreux AC, modeste équipe amateur. Là, pendant 2 saisons, le jeune attaquant plante but sur but et se régale. Déjà il fait montre d’un caractère bien trempé et récolte ses premiers rouges. Assez sûr de lui et de son jeu, il se sent assez vite à l’étroit et en 1968, 20 ans, rejoint le FC Rouen, le grand club de la région. Et c’est pas peu dire puisqu’à cette époque, les diables rouges jouent même la coupe d’Europe. Il ne jouera pas beaucoup lors de la superbe saison 68-69 qui voit les normands terminer 4ème. Barré en attaque par le duo François Bruant - Réginald Dortomb, il souffre de la concurrence d’André Betta en milieu de terrain. Très peu utilisé surtout cause de ses coup de sang déjà proverbiaux du côté du stade Robert Diochon, le jeune Claude n’en est pas moins un élément d’avenir. La saison suivante, il va ainsi doubler son temps de jeu, passant de 3 à 6 matchs ! wahouuuuuu. Rouen vivra une saison assez difficile. Le recrutement massif laisse des traces dans les finances, malgré un parcours honorable en Coupe UEFA (Rouen atteint les huitièmes et perd de justesse contre Arsenal). A l’agonie financièrement, Rouen est rétrogradé en D2. Claude pour qui cela aurait pu être une opportunité, préfère s’en aller.
Il met alors le cap au sud et signe à l’AC Ajaccio. Promu titulaire comme milieu droit, il va grandement participer à la belle saison ajaccienne, la meilleure de son histoire en D1. Avec des éléments comme Dominique Baratelli, Marius Trésor, François M'Pelé ou Réginald Dortomb, le club surfe sr une vague de succès irrésistible en 2ème partie de saison. 14ème début mars, les corses se retrouvent 5ème mi-mai, aux portes de l’Europe. Les 2 derniers déplacements, à St Etienne et Nancy seront fatals dans la course à l’Europe.. Avec 5 buts, Claude vient de signer une de ses meilleures saisons. L’effectif commence à se faire piller, avec surtout la perte du gardien, remplacé pourtant par Jean-Paul Escale, portier marseillais. Ajaccio rentre dans le rang. Le départ de Marius Trésor sera fatal.. En 1973, après avoir passé toute la saison ou presque à la dernière place, Ajaccio est rétrogradé en D2.
Une nouvelle fois, Claude reprend la route. Il signe à Avignon, qui se contente de végéter en D2. Signe d’un manque d’ambition peut-être, Claude Le Roy privilégie le cadre de vie et le bien-être. Fer de lance d’une équipe assez moyenne, il va aider Avignon découvrir l’élite. 4ème en 1974, le club termine second l’année suivante, grâce à l’apport de l’ex international Yves Herbet. En barrage, Avignon affronte Rouen. Un air de revanche personnelle flotte autour du match pour Claude. Avignon s’impose 3-0 au match aller. Le retour n’aurait dû être qu’une formalité, mais voila, le normand est fier et combatif. En l’espace de 3 minutes, Rouen mène 2-, entre la 74ème et la 77ème (but d’Armando Bianchi et Albert Lemaître. La fin de match sera tendue mais Avignon valide son ticket pour la D1. Le recrutement est alors ciblé, avec un nouveau gardien, René Gallina, 3 milieux, Michel Pech, Jean-Pierre Giordani et l’argentin Enrique Chazarreta. Rien y fait, Avignon n’est pas au niveau et passe toute la saison à la dernière place. Avec 7 victoires, 6 nuls et 25 défaites, la sentence est sans appel, highway to hell… Claude reste au club, par fidélité pour une ville et une région. Il y fera une grosse saison, insuffisante pour permettre au club de se mêler à la lutte pour la montée.
A l’âge de la maturité, alors que ses coups de sang sont moins fréquents, il intéresse Laval, qui a besoin de joueurs d’expérience pas trop cher se pour assurer le maintien. Le milieu lavallois est déjà très fourni, avec Raymond Kéruzoré, Pierre Lechantre, Michel Cougé alors Michel Le Milinaire a une idée. Il va repositionner Claude le Roy en arrière droit. Ainsi pendant 3 ans, il apportera sa technique une défense un peu old school et y côtoiera des Hervé Gauthier, Christian Roque, Bernard Simondi, Jacques Pérais, Jean-Luc Arribart. Durant ces 3 saisons, Laval ne connaîtra jamais les affres de la relégation et assurera toujours son maintien assez tranquillement. Arrivé en fin de carrière, Claude Le Roy termine son parcours avec une saison Amiens avant de ranger définitivement les crampons en 1981.
Entraineur-Joueur à Amiens, Claude Le Roy franchit le Rubicon à partir de 81. Pendant 2 ans à la tête du club picard, il ne fera pas remonter l’équipe mais fera quelques beaux trucs en Coupe de France. Grenoble le sollicite alors avec pour objectif la montée. Ce sera un échec. Seulement 7ème, Claude conserve sa tête mai s ne résiste pas à la 2ème saison franchement pas terrible. 11ème à la trève il saute.
Commence alors un long périple africain. Devenu sélectionneur du Cameroun, Claude y réussira une belle carrière. Ainsi en 1988, il remporte la CAN avec les Lions indomptables. Viré pour des raisons politico-sportivo-religioso-je ne sais quoi, il prend les rênes du Sénégal sans connaitre la même réussite. Débarqué en 1992, il passe 2 ans au chômage, avant de rebondir à la tête de la sélection malaise.
Superviser pour le Compte du Milan AC en 1996, il débarque comme Directeur Sportif au PSG en 1997 mais ne reste pas. Rappelé par le Cameroun pour le Mondial 98, il déçoit, à l’image d’une sélection aussi talentueuse que miné par les conflits internes.
Nommé Manager général du RC Strasbourg dans la foulée d’un mondial raté, il y vivra une expérience traumatisante. Poussé vers la sortie par une frange des supporters nostalgique des années 40, il quitte le Racing en novembre 200, après un passage à la tête de l’équipe première.
On le retrouve en Chine entre 2001 et 2003, puis à Cambridge en 2004, comme Conseiller.
Finalement, il rentre en Afrique, seul endroit où il est vraiment apprécié. Il fera du bon boulot avec la jeune République Démocratique du Congo avant de prendre le Ghana en 2006, dans la foulée du Mondial. La CAN organisée sur le sol national est l’objectif, mais les ghanéens échouent en finale contre l’Egypte. Partout ailleurs, cela lui aurait permis de se maintenir mais là non. Alors, toujours friand de destination exotique, Claude part prendre en main Oman. Il restera 3 ans en place avant de s'engager avec la Syrie au printemps 2011. Sa mission ne durera pas. Avec le printemps arabe qui secoue différents pays, il quitte la Syrie pour marquer son opposition au régime d'El Assad, qui préfère lancer les chars sur son peuple plutôt qu ede lâcher du lest...
A la fin de l'été 2011, il remplace au pied levé Robert Nouzaret, démissionnaire de son poste de sélectionneur de la RDC...un des rares pays africain où le bon Claude n'avait pas encore mis les pieds...




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