David Le Frapper

Un nom prédestiné pour mettre des mines de 30m en pleine lulu, David Le Frapper, formé à Niort, connaitra les belles heures de Valenciennes avant de sillonner la France, passant toute sa carrière en D2, de Châteauroux Laval en passant par Créteil et Gueugnon : une bonne carrière de joueur de devoir…
David Le Frapper

En Bref

-
25 mars 1971
Milieu
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1988 - 1989 Chamois Niortais 0 0
1989 - 1990 Chamois Niortais 0 1
1990 - 1991 Chamois Niortais 24 2
1991 - 1992 Valenciennes Anzin FC 23 1
1992 - 1993 Valenciennes Anzin FC 35 2
1993 - 1994 Valenciennes Anzin FC 26 ?
1994 - 1995 Valenciennes Anzin FC ? 0
1995 - 1996 LB Châteauroux 39 0
1996 - 1997 LB Châteauroux 35 0
1997 - 1998 Chamois Niortais 24 3
1998 - 1999 Chamois Niortais 36 0
1999 - 2000 US Créteil Lusitanos 33 0
2000 - 2001 US Créteil Lusitanos 28 1
2001 - 2002 Stade Lavallois 30 2
2002 - 2003 Stade Lavallois 31 2
2003 - 2004 Stade Lavallois 15 1
2004 - 2005 Stade Lavallois 24 0
2005 - 2006 FC Gueugnon 36 0
2006 - 2007 FC Gueugnon 10 4
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • 1992 : vice-champion de D2 (Valenciennes)
  • 1997 : Champion de France de D2 (Châteauroux)

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Né à Montargis, David le Frapper le bien nommé fait ses débuts à Niort. Pilier e la réserve pendant 2 saisons, il intègre l’équipe pro en 1990 et il va se révéler au poste de N°6. Ratisseur infatigable dans l’entre-jeu, il fait une excellente saison avec les chamois (24 matchs dont la plupart comem titulaire) et marque même à l’occasion. Sa spécialité : la mine de 30m… le plus souvent au dessus, mais quelque fois, il attrape le cadre. Auteur d’une bonne saison, il est recruté par Valenciennes qui nourrit de grandes ambitions (la montée en fait). Au poste de sentinelle devant la défense, David est barré par l’indétrônable Pascal Malbeaux, il se partage donc le temps de jeu avec 2 autres joueurs de devoir, comme on les appelle, Stéphane Grosselin et Arnaud Duncker. Valenciennes en tête de son championnat et affronte Bordeaux pour le match des champions. Les nordistes ne feront pas un pli. Ainsi, David découvre la D1 à 21 ans. Valenciennes se renforce bien avec pas mal d’arrivées, comme Jorge Burruchaga, Christophe Robert, Arnold Oosterveer, Kalman Kovacs. David va s’imposer comme la sentinelle devant la défense. Malgré ce bon recrutement, VA éprouve toute les peines du monde à se maintenir et végète autour de la 18ème place. Le tournant de la saison sera la réception de l’OM… A la mi-temps, Glassmann révèle avoir été approché par Bernes pour une tentative de corruption, en même temps que Robert et Burruchaga… C’est le départ de l’affaire OM-VA qui plongera Valenciennes dans la tourmente, malgré lui. L’équipe se retrouve complètement brisée et Burruchaga et Robert sont exclus, alors qu’il restait une petite chance de maintien.. VA descendra en fin de championnat, le début d’une longue descente aux enfers. VA poursuit sur sa lancée. Avec l’arrivée de Lyambo Etshélé, David se retrouve en sérieuse concurrence mais trouve une place plutôt en relayeur. Malgré la doublette Laurent Dufresne - Yves Mangione, Va termine 20ème et plonge en national. David accompagne le mouvement, par fidélité pour ce club attachant. Il sacrifie un peu sa carrière mais cela va forger son mental. AU terme de la saison en national, point de remontée, alors David quitte le club… Il fera bien puisque VA déposera le bilan à l’issue de la saison suivante.

IL trouve une place à Châteauroux, qui apprécie sa polyvalence. Sous la houlette de Victor Zvunka, les castelroussins font une saison assez moyenne, malgré quelques bons joueurs comme Vincent Fernandez, un gardien prometteur, sélectionné pour les JO d’Atlanta, Nicolas Weber bon latéral et capitaine, Edwin Murati, Didier Martel, Bruno Roux… La saison suivante sera fabuleuse puisque les berrichons seront sacrés champions de D2. Laurent Dufresne a lui aussi quitté Valenciennes et dynamise l’attaque en compagnie de Jason Mayélé. Au milieu, David joue plutôt milieu droit, l’axe étant occupé par la doublette Pierre Chavrondier - Laurent Debrosse… Fort de ce succès, on pourrait croire la carrière de notre ami enfin lancée, après des années de galères… Il n’en est rien. Pour jouer la D1, l’entraineur ne compte plus trop sur lui. L’émergence de Yann Lachuer le condamne un peu à un poste de titulaire sur le banc.

Sans grand débouché, David rentre chez lui, à Niort. Sa première saison est assez compliquée : titulaire malgré la concurrence de Franck Azzopardi, Karim Fradin ou encore Jean-Philippe Faure, sans parler de Joël Bossis le frère de l’autre, il se blesse assez gravement en cours de saison (rupture d'un ligament croisé), ce qui le fera manquer pas mal de rencontres. Devant l’improbable doublette Walquir Mota - Patrick Van Kets se charge de transformer les offrandes des milieux. La saison suivante, il retrouve son fauteuil de titulaire pour une bonne saison dans le ventre mou. Fort de ces 2 bonnes saisons à titre personnel, David a l’occasion de monter à la capitale.. enfin sa proche banlieue. Il signe à Créteil, qui en cette fin de millénaire apparait comme le potentiel 2ème grand club à Paris. Mais en fait non. Après un bon début de saison, les cristoliens s’effondrent et chutent au classement… jusqu’à la 17ème place. Pourtant il y a quelques noms dans cette équipe, avec Laurent Castro, Anthony Bancarel, Ali Bouafia, Franck Histilloles, Patrice Eyraud. Sa deuxième saison à Créteil sera du même tonneau : bon démarrage puis descente jusqu’aux portes de la zone de relégation.

Lassé de jouer le maintien, David va signer à Laval, club emblématique de D2. Bien au chaud dans le ventre mou, il a complètement abandonné son rêve de D1 et n’aspire qu’à un fin de carrière tranquille. Après 2 belles saisons, David se blesse assez gravement. Hasard ou coïncidence, Laval, qui jusque là tournait autour de la 10ème place, frôle la descente et se sauve à la Salim. Son retour la saison suivante est synonyme de tranquillité : Avec Charles Devineau, un ancien nantais et Pierre Deblock ex gloire sedanaise, il forme un solide trio dans l’entre-jeu. Arrivé en fin de contrat, David tente un dernier challenge à Gueugnon. C’est vrai qu’avec son crane dégarni il a bien une gueule de forgeron. Victor Zvunka, qui s’occupe des forgerons le fait venir pour encadre une équipe assez jeune. Il se partage le rôle avec Philippe Correia un des symboles vivant du club, revenu pour aider l’équipe à se maintenir. Pour sa fin de carrière, David connaitra 2 saisons assez tranquilles, bien calé dans le ventre mou : le duo magique Wilfried Niflore - Jérémiah White marche plutôt bien, et assure l’essentiel. Arrivé à 35 ans, il termine sa carrière à l’infirmerie… Sentant que la fin est proche, il préfère arrêter en fin de saison. Hasard ou coïncidence, Gueugnon tombera en national l’année d’après… Au final, la carrière de David Le Frapper, c’est celle d’un sans-grade du football : joueur de devoir par excellence, il a sans doute sacrifié ses ambitions personnelles pour le collectif, notamment à Valenciennes La malchance a fait le reste, notamment à Châteauroux, avec qui il aurait sans doute aimé jouer la D1, même pour une descente programmée…

Que devient-il ?

Après sa carrière, David a fait comme beaucoup, il a passé ses diplômes d’entraineur. Il se fait les dents en 2007 en coachant l’équipe de Carcassonnes avant de revenir à Châteauroux, où il s’occupe de la réserve, en compagnie de Frédéric Zago… A priori, ca sent la carrière d’entraineur sur la même pente que sa carrière de joueur…

Photos

Le Frapper à VA (saison 94 - 95)
Le Frapper à VA (saison 94 - 95)
Le Frapper à VA (saison 94 - 95)
Le Frapper à VA (saison 94 - 95)
Le Frapper à VA (saison 94 - 95)
Le Frapper à VA (saison 94 - 95)
Le Frapper à Gueugnon
Le Frapper à Gueugnon
Le Frapper, entraineur à Châteauroux
Le Frapper, entraineur à Châteauroux
Le Frapper à VA (saison 94 - 95)
Le Frapper à VA (saison 94 - 95)
Le Frapper à VA (saison 94 - 95)
Le Frapper à Gueugnon
Le Frapper, entraineur à Châteauroux

Commentaires

Posté le mer, 12/01/2011 - 00:07
carcassonne

Déconnecté

j'ai un peu connu David lors de son passage éclair à carcassonne ou les dirigeants ne lui ont pas laissé le temps de s'installer durablement(entr-joueur).Super mec et bon vivant,posséde encore un pied à terre dans l'Aude.