Eugène Battmann
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1962 - 1963 |
|
? | ? |
| 1963 - 1964 |
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? | ? |
| 1964 - 1965 |
|
? | ? |
| 1965 - 1966 |
|
? | ? |
| 1966 - 1967 |
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? | ? |
| 1967 - 1968 |
|
? | ? |
| 1968 - 1969 |
|
? | 0 |
| 1969 - 1970 |
|
32 | 0 |
| 1970 - 1971 |
|
37 | 0 |
| 1971 - 1972 |
|
38 | 0 |
| 1972 - 1973 |
|
34 | 0 |
| 1973 - 1974 |
|
29 | 0 |
| 1974 - 1975 |
|
24 | 0 |
| 1975 - 1976 |
|
24 | 0 |
| 1976 - 1977 |
|
34 | 0 |
| 1977 - 1978 |
|
30 | 0 |
| 1978 - 1979 |
|
34 | 0 |
| 1979 - 1980 |
|
10 | ? |
-
1962 -
1969 :
FC Mulhouse
-
1969 -
1975 :
FC Sochaux
-
1975 -
1980 :
SRD Saint Dié
- Néant
Sa vie, son oeuvre
Natif de Masevaux, dans le Haut-Rhin, Eugène Battmann passe donc les premières années de sa jeunesse sous le joug allemand, puisqu'en ce temps-là l'Alsace et la Lorraine sont rattachées à l'Allemagne. Une fois la guerre terminée, Eugène se met au football et se voit posté dans les buts, puisqu'il est le plus grand de ses petits camarades. Bien entendu, en ce temps-là le célèbre héros "Batman" n'existe pas dans nos contrées, aussi est-il laissé tranquille. Aujourd'hui par contre, il serait la cible de bon nombre de quolibets... Ou pas. Car le gaillard se révèle être sacrément doué, à tel point qu'il rejoint le grand club de sa région, le FC Mulhouse. C'est là que viendront le chercher les dirigeants du FC Sochaux, en 1969. Il a quand même déjà 29 ans...
Tout de suite, il s'impose dans les bois des Lionceaux, avec comme doublure le non moins mythique Jacky Nardin. Bon second couteau de D1, Sochaux peut compter sur des cadres assez costauds comme Lazslo Seles, Jacques Andrieux, Georges Lech ou encore Vojislav Melic. Pour sa deuxième saison au club, Gégène a la chance de faire partie de l'équipe qui ira se casser les dents contre Lyon en demi-finale de la Coupe de France. Sochaux, durant tout les 70's, sera un peu le symbole de cette loose à la française, qui nous poursuivra jusqu'à nos jours. En effet, le club des usines Peugeot se rétame soit en championnat, finissant deuxième ou troisième, soit en Coupe de France, s'inclinant toujours d'un rien en demi-finale. Avant le parcours européen que l'on connût au début des 80's... Mais revenons à notre cher Battmann. Arrivé sur le tard à Sochaux, il voit arriver en équipe première un jeune loup au dents qui rayent le parquet, de surcroît alsacien comme lui: Albert Rust. Ce dernier va peu à peu pousser "l'ancien" (Il a 35 ans lors de sa dernière saison au club...) vers la porte de sortie.
En 1975, Eugène se trouve un autre challenge: pérenniser Saint-Dié en D2. Le club vosgien est en effet obligé de faire du rafistolage chaque saison pour se maintenir, et l'arrivée d'Eugène tombe à pic pour amener de la sérénité à une arrière-garde parfois bien bancale. Et bien, Eugène Battmann réussira son pari, puisqu'il prendra sa retraite en 1980, à l'âge canonique de 40 ans, après avoir laissé son club juste au dessus de la ligne de flottaison. Il est temps pour lui de passer à sa deuxième carrière... Ou plutôt, de la continuer, puisqu'elle était amorcée depuis son arrivée à Saint-Dié...
Après avoir tâté du banc de touche du côté de Saint-Dié, où il était entraîneur-joueur, Eugène rejoint en 1980 le FC Mulhouse, son club formateur. Il reste une saison, avant de disparaître durant deux ans, pour revenir comme pompier de service chez les alsaciens. Il quitte ensuite la France pour entraîner le FC Fribourg, en Suisse, pendant quatre ans. Puis il disparaît encore pendant cette fois près de dix ans. Il est appelé à la rescousse en décembre 1998 pour tenter de sauver le club de la relégation en CFA qui le menaçait. Il y parviendra de justesse... Avant de partir tel un prince.
Aujourd'hui, il est en charge de la détection des jeunes pour le compte du FC Sochaux dans la région Alsace.




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