Fabrice Henry
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1984 - 1985 |
|
11 | 2 |
| 1985 - 1986 |
|
23 | 0 |
| 1986 - 1987 |
|
17 | 3 |
| 1987 - 1988 |
|
27 | 2 |
| 1988 - 1989 |
|
27 | 2 |
| 1989 - 1990 |
|
23 | 1 |
| 1990 - 1991 |
|
34 | 0 |
| 1991 - 1992 |
|
12 | 2 |
| 1992 - 1993 |
|
33 | 1 |
| 1993 - 1994 |
|
19 | 0 |
| 1994 - oct 1994 |
|
13 | 2 |
| nov 1994 - 1995 |
|
21 | 0 |
| 1995 - 1996 |
|
27 | ? |
| 1996 - dec 1996 |
|
? | ? |
| jan 1997 - 1997 |
|
? | 1 |
| 1997 - 1998 |
|
17 | 0 |
| 1998 - 1999 |
|
3 | 0 |
| 1999 - 2000 |
|
9 | ? |
-
1984 -
1993 :
FC Sochaux
-
1993 -
1994 :
Olympique de Marseille
-
1994 -
oct 1994 :
Nîmes Olympique
-
nov 1994 -
1995 :
Perpignan Canet FC
-
1995 -
1996 :
Toulouse FC
-
1996 -
dec 1996 :
CD Toledo
-
jan 1997 -
1999 :
FC Bâle
-
1999 -
2000 :
Hibernian Edimbourg
- 1988: Champion de D2-Groupe A (Sochaux)
Sa vie, son oeuvre
Natif d'Argenteuil, Fabrice Henry, aucun lien avec Joël ou Thierry, commence à jouer au foot au PUC, le club universitaire de Paris. Sochaux, qui aime bien ratisser large pour alimenter son centre de formation high-tech, fait signer le joueur alors âgé de 14 ans. Très vite, sa vista et son toucher de balle chatoyant lui octroient le statut de futur grand du côté de Bonal. A 17 ans, il fait ses premiers en D1. Pour sa première saison, en 84-85, il apparait à 11 reprises en championnat, pour remplacer Jacky Colin ou Philippe Lucas lorsqu'ils fatiguent. Pour sa deuxième saison dans le groupe pro, il confirme son statut de joueur en devenir, puisqu'il est utilisé plus régulièrement, deux fois plus. Malheureusement, le club commence à flirter avec la zone rouge, et tombera en D2 lors de la saison 86-87, à cause d'un recrutement en grande partie raté, avec les Danois John Helt et Anders Sundstrup notamment. Fabrice, qui est toujours utilisé avec parcimonie, va profiter du passage des Lionceaux en D2 pour s'imposer dans le onze. Avec Mehmed Bazdarevic, Franck Sauzée et Jean-Christophe Thomas, ils forment un milieu très au dessus du niveau du championnat... Forcément, avec de tels cadors, pas étonnant que le FC Sochaux écrase la concurrence tel Mammouth, et retrouve la D1 illico presto. Cerise sur le gâteau, les Doubistes atteignent la finale de la Coupe de France, mais devront déchanter car ils s'inclinent aux pénaltys face à un FC Metz pourtant guère meilleur, mais un poil plus lucide (N'est-ce pas Mickael Madar?). Devenu international espoir, Fabrice Henry est maintenant un titulaire indiscutable dans l'entre-jeu sochalien. Milieu défensif plein d'abnégation et de courage, son profil à la Colin se révèle grâce au départ de ce dernier à Lyon après la remontée. Associé à Philippe Lucas, les deux forment une paire d'essuie-glace prompte à pallier les défections de la défense, heureusement peu nombreuses. L'arrivée de Francisco Carrasco qui évolue aux cotés de Mehmed Bazdarevic lors de la saison 89-90 laissent présager des lendemains qui chantent du côté de Bonal... Il n'en sera rien. Le centre de formation semble avoir donné toutes ses perles, et les Frotey, Dufournet, Robert et consorts semblent avoir oublié que le talent n'est rien sans travail. La belle génération se fait la malle année après année et les remplaçant ne se montrent pas vraiment à la hauteur... Les années passent, et le club s'enterre dans la zone de flottaison, échappant de peu à la relégation chaque saison. Fabrice, qui commence à devenir un meuble, sent qu'il est temps de passer à autre chose s'il ne veut pas que sa carrière parte avec l'anonymat dans lequel se trouve désormais son club...
A l'intersaison 93-94, il signe à l'OM. Il est un joueur de championnat reconnu et respecté, l'archétype du genre de joueur dont Marseille a besoin pour retrouver un peu de sérénité après les déboires extra-sportifs que l'ont connait. Malheureusement pour lui, Didier Deschamps est toujours au club malgré des propositions alléchantes qui ne se concrétiseront pas, et qui le laisseront sur le banc une bonne partie de la saison. Et puis la sanction tombe, inflexible: l'OM est rétrogradé en D2 suite à ses agissements malhonnêtes lors de l'affaire VA-OM. Fabrice, qui est associé à cette affaire, alors qu'il n'en est rien, voit son image pâtir à l'heure de retrouver un club.
Il signe en D2, à Nîmes. Mais très rapidement, il comprend qu'il s'est fourré dans un sale pétrin, puisque l'équipe est scotché toute la saison dans la zone des relégables, malgré les présences au club de Phillipe Sence, Franck Lucchesi, Christophe Galtier ou encore Philippe Mazzucchetti. Ainsi, lorsque qu'au beau milieu de la saison il reçoit une proposition de Perpignan, il n'hésite pas bien longtemps.
Il rejoint les Catalans à l'hiver 94. L'équipe est également en mauvaise posture, mais il arrive avec Philippe Chanlot, Stéphane Crucet et Lahcer Mounadi à inverser la tendance, puisque le club se sauve grâce à belle seconde partie de championnat. L'apport de Fabrice dans le milieu a dû sûrement en rassurer plus d'un en défense, à commencer par Olivier Frapolli... A la fin de la saison, lui qui était si posé du temps de sa splendeur sochalienne, il reprend son baluchon et met le cap sur Toulouse.
Chez les Violets, il va vivre une saison agréable, à défaut d'être réussie. En effet, le club vient de rater le podium en échouant à la quatrième place, et les dirigeants n'ambitionnent pas autre chose que la montée. Pourtant, malgré un recrutement qui fleure bon la D1: Patrick Valéry, Didier Sénac et Laurent Sachy. Mais sur le terrain c'est une autre paire de manche, et le club doit se contenter d'un place d'honneur, trop loin de la zone de promotion. Fabrice, qui commence à être en perte de vitesse, n'est pas conservé et doit se trouver un nouveau club.
Mais personne en France ne semble vouloir miser un centime sur un joueur qui change parfois de club durant la saison, et Fabrice est donc contraint de s'exiler pour retrouver du travail. Il franchit donc la frontière Espagnole et débarque à Tolède, en D2 espagnole. Il n'y reste que six mois, sûrement à cause de salaires impayés... Quoiqu'il en soit, il change de pays en janvier 97.
Il arrive au FC Bâle, dan un bon second couteau du championnat. Il rencontre certains joueur qui sont passés ou qui passeront par notre championnat, comme Alex Nyarko, Nestor Subiat, Jean-Pierre La Placa, aperçu brièvement à Toulouse, Sacha Rychkov le fumeur de joints chopé à Lens, et Gaétano Giallanza, dont rien que le nom doit encore provoquer des crises de fou-rire chez les supporters canaris (Ou des pleurs, c'est selon...). Bref, dans ce club spécialisé dans le recyclage des rigolos du championnat français, Fabrice fait un peu tâche, mais faut bien manger... Mais en 1999-2000, il reçoit une offre des Hibernians, qu'il s'empresse d'accepter.
Cette offre ne doit sûrement rien au hasard, puisqu'il retrouve dans l'effectif un certain Franck Sauzée, connu au centre de formation à Sochaux... Il passe une dernière saison à galérer à trouver du temps de jeu, sans vraiment y parvenir, avec seulement 9 matchs disputés. Il tire alors sa révérence au monde professionnel, à 32 ans.
Par la suite, Fabrice Henry continue de jouer en amateur, changeant régulièrement de club; on peut citer Dreux, le Gallia Lunel, Lure...
Fabrice Henry fait partie de la grande famille des "oubliés" du football. Après son retour d'Ecosse, personne ne semble se souvenir de lui. Commence alors un chemin de croix pour cet ex-espoir, qui passera par Dreux, Lunel, Lavaur dans le Sud-Ouest où il fait partie de l'encadrement des -18 du club local, Châtellerault, avant de revenir dans sa région de prédilection, la Franche-Comté. Aux dernières nouvelles, il est devenu magasinier dans une grande surface de Lure... De temps en temps, toutefois, il se rappelle au bon souvenir du monde du football en jouant avec les anciens de l'OM... Quel dommage pour ce joueur méconnu qui aurait sûrement mérité une autre porte de sortie!




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