Franck Tanasi
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1977 - 1978 |
|
1 | 0 |
| 1978 - 1979 |
|
1 | 2 |
| 1979 - 1980 |
|
18 | 0 |
| 1980 - 1981 |
|
27 | 0 |
| 1981 - 1982 |
|
21 | 0 |
| 1982 - 1983 |
|
13 | 0 |
| 1983 - 1984 |
|
28 | 0 |
| 1984 - 1985 |
|
23 | 0 |
| 1985 - 1986 |
|
14 | 0 |
| 1986 - 1987 |
|
21 | 0 |
| 1987 - 1988 |
|
22 | 0 |
| 1988 - 1989 |
|
32 | 0 |
| 1989 - 1990 |
|
29 | 0 |
| 1990 - 1991 |
|
31 | ? |
| 1991 - 1992 |
|
? | ? |
| 1992 - 1993 |
|
? | 0 |
-
1977 -
1979 :
Paris Saint Germain
-
1979 -
1981 :
Paris FC
-
1981 -
1982 :
US Orléans
-
1982 -
1991 :
Paris Saint Germain
-
1991 -
1992 :
AS Poissy
-
1992 -
1993 :
Paris FC
- Vainqueur de la Coupe de France en 1983 (Paris SG)
- Champion de France en 1986 (Paris SG)
Sa vie, son oeuvre
Natif de Fort-de-France en Martinique, Franck Tanasi débarque en métropole à l'âge de six, pour suivre ses parents, fonctionnaires des PTT et mutés à Paris. Au départ, sa passion ce n'est pas le ballon rond, mais plutôt l'ovale; mais en raison de son petit gabarit (1,70m...), il se rend vite compte qu'il aurait plus de possibilités de s'éclater dans le football. Il prend donc sa première licence directement au PSG, à l'âge de 16 ans. Convié à s'entraîner avec la D3, l'entraîneur de l'époque, un certain Jean-Michel Larqué, est sous le charme de ce joueur tonique à l'explosivité intéressante. A l'époque milieu plutôt offensif, Francky peine à s'imposer, d'accord, il n'a que 18 ans, mais en plus de cela il a affaire à de sérieux concurrents comme Mustapha Dahleb, François Brisson ou encore Philippe Redon. Aussi doit-il prendre son mal en patience en jouant avec la réserve, puisque le successeur de Larqué ne semble absolument pas lui faire confiance. Pas dupe, Franck en profite pour demander à être prêté, afin d'acquérir de l'expérience et du temps de jeu.
Il débarque donc en D2, non loin de là, au Paris FC, en compagnie de Mario Mongelli. Il découvre donc le haut niveau en devenant titulaire sur une saison entière en D2, ce qui n'est pas si anodin à seulement vingt ans. Dans une équipe taillée pour le milieu de tableau, il va se régaler en compagnie de certains visages connus: Bernard Vendrely, éphémère canari, Pascal Rousseau, gardien globe-trotter et haut en couleurs, ou encore un buteur méconnu mais pas maladroit: Bruno Knockaert. Le tout sous la houlette de Roger Lemerre, entraîneur encore assez frais... Bref, tout se passe pour le mieux pour Francky, à tel point qu'il demande à rester une saison supplémentaire dans ce club familial taillé pour lui, qui lui permet de grandir sereinement et sans stress. Mais bon... L'ambiance est quelque chose, les résultats en sont une autre, et les deux sont réputés pour s'accorder assez facilement. En 1980-1981, le club réalise une saison assez pourrie, et manque de peu de couler en D3. Franck, qui aura compris que son avenir pourrait s'inscrire en plus grand malgré les résultats mitigés de son club, n'hésite pas une seconde au moment de rentrer au bercail à la fin de la saison...
Et pourtant, il devra patienter une saison de plus. Appelé à servir sous les drapeaux, il va passer une saison à Orléans, toujours en D2. Là il découvre un club un peu plus structuré que le PFC, au sein d'une défense troisième âge, aux côtés de André Bodji ou Jacky Lemée. Le maintien assuré assez tôt dans la saison, hors de course pour la montée, le club doit passer une saison anonyme... Franck sent qu'il est temps pour lui de rentrer au PSG pour tenter de s'y imposer définitivement.
A 23 ans, il revient donc dans son club formateur avec la ferme intention de s'y fixer. L'entraîneur de l'époque, Georges Peyroche, ne croit pas vraiment en lui au milieu et décide de le reculer sur le terrain, au poste de latéral gauche. Ce sera une réussite, puisque même s'il reste pour l'heure dans l'ombre du titulaire Philippe Col, il profitera du départ de ce dernier pour s'incruster sur le flanc gauche de la défense. Vainqueur de la Coupe de France en 1983, pour son retour au club, le PSG est à l'aube d'une belle période. Le recrutement est joli (Kees Kist, Safet Susic), et les jeunes confirment leurs belles possibilités. Franck en fait partie, et le départ de Col au bout d'une saison lui libère le poste sur le flanc gauche. Il ne le lâchera plus, malgré des expériences assez contrastées; tout d'abord, son physique lui joue des tours lors de la saison 84-85, puis en 85-86 et 86-87 c'est Claude Lowitz qui viendra le titiller pour sa place, avec à la clé un titre de champion de France, tout de même. Ce dernier parti à Marseille, c'est Pierre Bianconi venu de Bastia qui sera mis en balance pour le poste de latéral gauche. A l'époque, c'est Gérard Houllier qui est le coach du PSG, et il va se passer une mésaventure assez triste pour le pauvre Francky. Bianconi, arrivé de son île natale pour occuper sans discussion le poste de titulaire, verra d'un très mauvais œil la titularisation de Franck. Ainsi, après un entraînement assez banal au Camp des Loges, Bianconi apprend qu'une fois de plus Tanasi sera titulaire pour le prochain match. Il entre alors dans un colère noire et roue de coups le pauvre Francky, qui n'y pouvait rien... Bianconi sera réexpédié en Corse et Francky retrouvera son poste sans aucune autre forme de procès. Sorti de cette période noire durant laquelle il dut affronter blessures, méformes, concurrences et j'en passe, il était temps pour lui de s'imposer définitivement dans l'équipe parisienne à 29 ans... Il restera dans le onze jusqu'à l'issue de la saison 90-91. A 31 ans, Franck Tanasi ne représente plus l'avenir, et malgré ses onze années passées au club, il est plus ou moins invité à tirer sa révérence...
Pas vraiment chaud à l'idée de raccrocher les crampons, il prend une licence en amateur à l'AS Poissy, toujours en région parisienne, durant un an.
Et puis, le Paris FC lui offre une dernière saison-jubilé, bien méritée au vu de sa carrière... Il joue une dernière année avant de raccrocher à 33 ans, à l'issue de la saison 92-93.
A la fin de sa carrière, Franck Tanasi reste tout d'abord en région parisienne. Il prend les rênes du club de Sucy-en-Brie, puis de Dugny, avant de devenir recruteur du PSG pour les jeunes, dans le Val d'Oise.
Parallèlement à ses activités, certes sympathiques, mais sûrement peu rémunératrices, il devient gérant d'une société de bâtiment et de nettoyage en 1999.
Puis, il répond à l'appel du Burkina-Faso qui recherche des techniciens pour son équipe nationale. Il s'occupe tout d'abord des moins de 16 ans, avant de devenir entraîneur-adjoint, où il se trouverait toujours aujourd'hui...




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