Franck Vandecasteele

Ailier droit pas maladroit face au but, il n'aura manqué qu'un brin de stabilité et surtout un physique un peu plus costaud à Franck Vandecasteele pour réaliser une meilleure carrière. Tant pis, il aura vu du pays, passant du P-S-G à Alès, puis Abbeville, Laval, Bastia, Nice, Sochaux et pour finir le Stade Bordelais...
Franck Vandecasteele

En Bref

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7 novembre 1967
Attaquant
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1984 - 1985 Paris Saint Germain 1 0
1985 - 1986 Paris Saint Germain 0 0
1986 - 1987 Paris Saint Germain 0 0
1987 - 1988 Paris Saint Germain 0 2
1988 - 1989 Olympique Alès 19 3
1989 - 1990 SC Abbeville 31 0
1990 - 1991 Paris Saint Germain 0 9
1991 - 1992 Stade Lavallois 30 8
1992 - 1993 Stade Lavallois 33 13
1993 - 1994 Stade Lavallois 41 5
1994 - 1995 SC Bastia 26 0
1995 - 1996 SC Bastia 6 3
1996 - 1997 SC Bastia 32 8
1997 - 1998 OGC Nice 35 0
1998 - 1999 FC Sochaux 1 1
1999 - 2000 FC Sochaux 19 0
2000 - 2001 FC Sochaux 0 ?
2001 - 2002 Stade Bordelais ? ?
2002 - 2003 Stade Bordelais ? 0
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  • Néant

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Natif de Rueil-Malmaison, dans les Hauts de Seine, Franck Vandecasteele, qui n'a aucun lien avec son homonyme chanteur de Marcel et son Orchestre, quoique le foot et la musique font souvent bon ménage, entame sa formation au grand Paris-Saint-Germain. Mais l'embouteillage en attaque, fait que Francky n'a pas vraiment l'occasion de se mettre en valeur; aussi, le P-S-G, qui aime bien prêter ses espoirs pour mieux les laisser tomber par la suite, va l'envoyer s'aguerrir du côté d'Alès.

Dans les Cévennes, Francky arrive après les belles années du club, qui fut un temps près de décrocher la montée en D2. Malheureusement pour lui, c'était avant... Depuis, le club est retourné à la quiétude du milieu de tableau, s'en remettant aux exploits de son vétéran José Pasqualetti ou de son yougo Robert Zagar. Bref, Francky passe une saison en demie-teinte, puisque le club compte une dizaine d'attaquants, tous aussi peu prolixes les uns comme les autres. Après cette expérience un peu délicate, les dirigeants du P-S-G le jugent encore un peu tendre pour la D1 et l'envoient de nouveau en prêt, à Abbeville cette fois (Ca commence à sentir le roussi pour Francky au Camp des Loges...)

Dans une équipe avec peu de moyens, Vandecasteele va vite trouver sa place dans l'équipe tant la concurrence est faible. Il est donc associé à Colbert Marlot pour une saison galère qui se soldera par une relégation dont le club ne se relèvera pas. Pourtant, il y avait quelques pointures tels Philippe Flucklinger dans les bois et Jean-Jacques Etamé à la création... Francky, après cet exercice réussi à titre individuel, rejoint son club formateur.

Las, il ne jouera pas une seule minute avec le P-S-G, le temps pour le club de se débarrasser de ce joueur qui a encore une année de contrat. Il est donc cantonné à la réserve et ronge son frein...

Par chance, il n'est pas tombé aux oubliettes, puisque Laval, qui aime bien les anciens parisiens, lui tend la main. Il va passer trois saisons réussies chez les Tangos, disputant la quasi-totalité des matchs et passant même la barre fatidique des dix buts! Il ne le sait pas encore, mais il vient de vivre ses meilleures années de footballeur...

A la fin de son contrat, il est débauché par Bastia, qui vient de retrouver la D1. Il s'impose d'emblée au sein d'un trident offensif chargé de fournir de bons centres au buteur Anto Drobnjak. Cette équipe, une des plus bourrines que le club corse ait connues, se distinguera tristement lors d'un match de Coupe face à Monaco, qui s'acheva dans la confusion la plus totale. Francky, lui, pense pouvoir aller encore plus haut en D1 que la lutte pour le maintien. Mais il est brisé en plein élan. Blessé quasiment toute sa deuxième saison au club, il ne dispute que six matchs, et galère vraiment à revenir à son meilleur niveau. Il redevient bien titulaire lors de sa troisième saison au club, mais la pauvreté de la concurrence (Wilfried Gohel ou Ermin Siljak...) ne permet pas de croire qu'il est vraiment revenu au top... Logiquement, en fin de saison, il est invité à changer d'air.

Il signe alors à Nice, dans une équipe en pleine déconfiture en D2, mais qui joue l'UEFA, suite à sa victoire la saison précédente en Coupe de France. S'il est l'attaquant qui dispute le plus de matchs, il n'est pas le meilleur buteur, et de plus il ne montre pas vraiment le niveau qu'il avait à Laval ou lors de sa première saison à Bastia... La grande lessive qui avait lieu à chaque intersaison chez les Aiglons a raison de son contrat et il quitte le club au bout d'une petite saison.

C'est à Sochaux qu'il signe, en D1. Malheureusement, il se reblesse et passe toute la saison à l'infirmerie, tandis que le club coule en silence à cause de cadres défaillants comme Didier Lang, Stéphane Dedebant, ou dans une moindre mesure, Jean-Guy Wallemme. Resté fidèle au club, Francky rejoue un peu en D2, mais il est vraiment loin de ses meilleures années; il faut dire qu'en plus il a déjà 32 ans... Alors qu'il rechute encore une fois, les dirigeants tiennent quand même à honorer son contrat, bien qu'à côté les "affaires" Jean-Michel Ferri et Christophe Chaintreuil se terminent au tribunal. Francky, lui se la joue modeste et reste en réserve pour encadrer les jeunes en CFA. Ceci dit, à la fin de son contrat, il n'est logiquement pas reconduit... Mais son état d'esprit apprécié par ses dirigeants lui ouvre une porte de sortie dont on reparlera plus tard.

Pour prolonger un peu le plaisir, Franck Vandecasteele prend une licence au Stade Bordelais, où il joue pendant deux saisons, aux côtés d'Olivier De Luca, avant de raccrocher à l'âge de 35 ans.

Que devient-il ?

Je parlais tantôt de la fin de parcours de Franck Vandecasteele à Sochaux, où son état d'esprit avait bien plu aux dirigeants. Ces derniers n'ont en effet pas hésité à lui proposer une reconversion sur mesure dans l'automobile, puisqu'il travaille désormais pour Peugeot dans la région de Bordeaux...