Frankie Vercauteren

Franckie Vercauteren fait partie de la formidable génération belge d'Anderlecht. Après une formation dans le club brussellois, il intègre l‘équipe première en 1975. Il gardera la vareuse violette jusqu’en 1987.
Frankie Vercauteren

En Bref

le petit Prince du Parc Astrid
28 octobre 1956
Milieu
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1975 - 1976 RSC Anderlecht 11 3
1976 - 1977 RSC Anderlecht 32 4
1977 - 1978 RSC Anderlecht 32 4
1978 - 1979 RSC Anderlecht 32 9
1979 - 1980 RSC Anderlecht 31 10
1980 - 1981 RSC Anderlecht 33 6
1981 - 1982 RSC Anderlecht 34 8
1982 - 1983 RSC Anderlecht 34 6
1983 - 1984 RSC Anderlecht 29 12
1984 - 1985 RSC Anderlecht 30 14
1985 - 1986 RSC Anderlecht 35 9
1986 - 1987 RSC Anderlecht 34 8
1987 - 1988 FC Nantes 31 4
1988 - 1989 FC Nantes 32 8
1989 - 1990 FC Nantes 15 7
1990 - 1991 RWD Molenbeek 16 1
1991 - 1992 RWD Molenbeek 14 1
1992 - 1993 RWD Molenbeek 20 2
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • Vainqueur de la Coupe des Coupes 1976 et 1978 (Anderlecht)
  • Vainqueur de la Coupe UEFA 1983 (Anderlecht)
  • Champion de Belgique 1981, 1985, 1986, 1987 (Anderlecht)
  • Vainqueur Coupe de Belgique 1976 ((Anderlecht)
  • 63 sélections en équipe nationale

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Solide milieu de terrain offensif, Frankie Vercauteren fait partie de la formidable génération belge d'Anderlecht. Après une formation dans le club brussellois, il intègre l‘équipe première en 1975. Il gardera la vareuse violette jusqu’en 1987.

Dès ses débuts il s’impose au milieu du terrain où sa vista et sa combativité en font un élément de choix. Avec une Coupe de Belgique remportée dès sa première saison, il participe à la C2 et va au bout de l’aventure face aux anglais de West Ham. Avec ses cheveux blonds et son visage d’enfant il devient le petit prince du Parc Astrid où les mauves sont intraitables. La saison suivant il échoue en finale de cette même C2 face à Hambourg, avant de la remporter en aux dépens de l’Austria Vienne, 4-0 excusez du peu. Pilier de la sélection belge, alors qu’il a à peine 22 ans, il continue sa marche en avant. Champion en 1981, il participe à la C1, mais sans succès. C’est en coupe de l’UEFA qu’il va connaître à nouveau le triomphe européen en 1983. Dans cette équipe on retrouve notamment quelques futurs joueurs du championnat de France : Erwin Vandenbergh, Kenneth Brylle Larsen puis le jeune Enzo Scifo avec qui Frankie perd en finale de la C3 en 1984. Sa fin de parcours au parc Astrid en en apothéose : 3 championnat de Belgique (1985, 86 et 87), entrecoupés d’une 4ème place à la Coupe du monde 1986. C’est l’âge d’or du foot d’outre Quiévrain.

Auréolé d’un statut de star, il débarque à Nantes en 87 dans une équipe qui se cherche un second souffle après les années dorées (77-83). En concurrence avec le champion du monde Jorge Burruchaga dans un 4-3-3 chargé d’alimenter la triplette Philippe Anziani/Thierno YoumMaurice JohnstonLoïc Amisse, Franckie enchaine les performance terminant meilleur passeur. L’arrivée du caporal Blazevic ne change pas la donne d’une équipe en panne d’idées qui tourne le dos à son histoire. Après une dernière saison en demi-teinte durant laquelle le meneur argentin lui a pris sa place il quitte la Beaujoire non sans quelques regrets,

Il va terminer sa carrière en Belgique dans le club du RWD Molenbeek, disparu aujourd’hui. Il raccrochera définitivement en 1993 après 18 ans de haut niveau.

Que devient-il ?

Frankie s’est immédiatement tourné vers une carrière d’entraineur. Il fait ses armes avec les jeunes du CS Braine puis du FC malines en 1994. Il deviendra l’entraineur-adjoint de ce même club en 1997, le T2 comme on dit en Belgique. Mais c’est avec Anderlecht qu’il va connaître son heure de gloire.

Arrivé comme T2, en 1998, il prend l’équipe au bout de 7 matchs alors que les mauves sont bons derniers. 9 mois plus tard, au prix d’une remontée fantastique, il accroche la 3ème place. Il forme alors un binome avec Jean Dockx avec qui il termine champion en 2000, puis à nouveau champion en 2001 puis 2004, cette fois-ci comme adjoint. A partir de 2005, il devient le coach principal. Au bout de 3 ans, malgré 2 titres de champion en 2006 et 2007,, il termine dans le bac à sable en novembre 2007, la faute à un jeu défensif sans panache. « J'avais senti mon licenciement arriver depuis quelques semaines. Après le match à Genk (NDLR : le 23 septembre 2007), déjà, j'étais convaincu qu'il valait mieux que j'arrête en tant qu'entraîneur principal. Pendant que les joueurs se rhabillaient dans le vestiaire genkois, je discutais avec le président dans la pièce d'à côté et je lui faisais part de mon désir de trouver une solution. Roger Vanden Stock m'a laissé le choix, mais il m'a demandé de continuer. Les joueurs ont eu une belle réaction à Genk (1-1) mais dans mon esprit, c'était déjà fini comme T1. Je voulais rester dans le club. Directeur technique ? J'avais un contrat en poche et j'étais motivé, mais la définition de cette fonction n'a jamais été très claire au parc Astrid. » Il faut dire que tout a été fait pour en arriver là : Essai sur la saponification du bout en été aurait put être son livre. A l’intersaison, les dirigeant change le staff choisi par Francky : « C'était évidemment plus facile de mettre cela sur mon dos, mais je n'ai jamais demandé que De Boeck ou Munaron soient remplacés, au contraire. C'était le choix de la direction et je l'ai respecté. Mais Ariël Jacobs et moi n'avons jamais été sur la même longueur d'ondes, ni humainement ni professionnellement. Il y a des personnes avec lesquelles le courant ne passe pas, c'est inévitable. Personnellement, comme T2, j'ai eu beaucoup de chance que cela fonctionne avec Dockx, Anthuenis et Broos. »

Aujourd’hui l’avenir est incertain : « Pour être honnête, je n'en sais rien. Je me pose d'énormes questions. Comment combiner au mieux vie de famille et vie professionnelle ? J'ai déjà eu des propositions pour être consultant et aussi pour devenir agent de joueurs. Je pourrais rester dans le football en Belgique mais l'étranger me tente également. J'ai eu des contacts avec Sochaux, la Hongrie, en Russie, en Ukraine ou même à Dubaï mais sans plus. » déclare-t-il amer.

Il a pas été amer très longtemps, puisque finalement il a opté pour entrainer Genk début décembre 2009.

Photos

Frankie Vercauteren  avec la Belgique
Frankie Vercauteren avec la Belgique
Frankie Vercauteren  avec la Belgique  (Coupe du monde 1986)
Frankie Vercauteren avec la Belgique (Coupe du monde 1986)
Frankie Vercauteren  avec la Belgique
Frankie Vercauteren  avec la Belgique  (Coupe du monde 1986)

Dossiers

C'est dans une Espagne post-franquiste que se déroule la 12ème édition de la Coupe du Monde. Du fait de l'achèvement de la décolonisation et de la multiplication des pays, 24 équipes sont désormais invités, au lieu de 16 précédemment. Ces 8 nouvelles places bénéficient surtout aux autres continents que l'Europe. Problème : avec 24 équipes, difficile de faire une seconde phase à élimination directe, du coup, le 2ème tour est organisé en 4 poules de 3 équipes. Système un peu merdique s'il en est, mais cela permet de dégager 4 équipes pour les demis.

A la base, cette 13ème édition de la Coupe du monde devait se dérouler en Colombie. Mais bon, déjà à l'époque, c'était bien le bordel. Finalement, devant l'incapacité du pays accueillir la compétition, la FIFA s'est rabattue sur le Mexique.

Pour cette nouvelle édition, la formule change de nouveau. Exit le second tour sous forme de poule, trop long et illisible. Des huitièmes de finales sont organisés, à élimination directe. Du coup, comme il n'y a que 6 groupes, les 4 meilleurs troisièmes sont également qualifiés. Ca facilite les choses.

Depuis 1980, l'Euro se déroule sur le même modèle que la Coupe du monde, avec une phase de poule et un tournoi finale. Par rapport à la dernière édition, en Italie, le tournoi final comprend des demi-finales entre les 2 premiers de chaque poule.

Cette édition marque le retour de la France dans un championnat d'Europe, absente depuis... 1960, c'est-à-dire la dernière fois qu'elle avait organisé la compétition. Comme 24 ans auparavant, les derniers demi-finalistes de la Coupe du monde sont largement favoris.

Positips