Frédéric Dobraje
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1974 - 1975 |
|
24 | 0 |
| 1975 - 1976 |
|
16 | 0 |
| 1976 - 1977 |
|
26 | 0 |
| 1977 - 1978 |
|
34 | 0 |
| 1978 - sep 1978 |
|
8 | 0 |
| sep 1978 - 1979 |
|
5 | 0 |
| 1979 - 1980 |
|
34 | 0 |
| 1980 - 1981 |
|
32 | 0 |
| 1981 - 1982 |
|
34 | 0 |
| 1982 - 1983 |
|
10 | 0 |
| 1983 - 1984 |
|
34 | 0 |
| 1984 - 1985 |
|
0 | 0 |
| 1985 - 1986 |
|
31 | 0 |
| 1986 - 1987 |
|
34 | 0 |
| 1987 - 1988 |
|
0 | 0 |
| 1988 - 1989 |
|
0 | 0 |
-
1974 -
1976 :
Besançon RC
-
1976 -
sep 1978 :
Angoulême CFC
-
sep 1978 -
1979 :
SC Bastia
-
1979 -
1980 :
AAJ Blois
-
1980 -
1982 :
Evian Thonon Gaillard FC
-
1982 -
1983 :
Stade Brestois
-
1983 -
1985 :
FC Tours
-
1985 -
1986 :
AS Béziers
-
1986 -
1987 :
Limoges FC
-
1987 -
1989 :
FC Sochaux
- 1984 : Champion de France de D2 (Tours)
- 1988 : Finaliste de la Coupe de France, Vice-champion de D2(Sochaux)
Sa vie, son oeuvre
Natif de Douai, Frédéric Dobraje passe par l’INF Vichy avant de faire un essai au RC Lens à 19 ans, en junior. Non retenu par les dirigeants lensois, c’est à Besançon qu’il pose ses valises alors qu’il a tout juste 19 ans. Arrivé en cours de saison 74-75, il s’impose rapidement dans les buts bisontins et fait même figure d’espoir de la D2. La saison suivante le pauvre Fred se blesse assez gravement et c’est sa doublure Robert Ollivain qui prend le relai une bonne partie de la saison. Ce dernier part en fin de saison et reste en D2, à Angoulême. Il arrive dans les Charentes en même temps qu’un jeune portier, prêté par Angers, Patrick Chaslerie. Les 2 jeunes sont au coude à coude en début de saison mais rapidement, Fred s’impose. Avec sa chevelure au vent et sa bonne humeur, il est assez sûr du moins pour la D2. Après une saison titulaire, il perd sa place au profit de Jean-Claude Chaumier, qui arrive de Lille en début de saison. Fred lui quitte le club car il est sollicité par une équipe de D1 et pas n’importe laquelle : le Sporting Bastia.
Les corses viennent de disputer une finale de C3 et en une saison ont usé 4 gardiens. Outre Pierrick Hiard, le titulaire, Marc Weller, Ognjen Petrovic et Dominique Murati ont gardés tour à tours les caisses corses. Le Yougoslave a raccroché les gants et Fred arrive en soutien. La pelouse de Furiani étant tellement sèche les portiers se blessent assez souvent. Cette fois-ci Fred ne s’imposera pas, mais disputera 5 rencontres tout de même, ce qui n’est pas si mal pour un gardien remplaçant.
En quête de temps de jeu, il quitte l’Ile de Beauté, direction Blois en D2 où il remise au placard le vieux portier local Michel Barina. Blois passe la saison en bas de tableau mais arrache son maintien. Fred se fait remarquer et c’est le CS Thonon, qui n’était pas à l’époque de fourre tout d’aujourd’hui, qui l’engage. Il va passer 2 saisons en Savoie. Après une première année bien calé en milieu de tableau, Thonon réalise une super saison 81-82, qui voit les savoyards disputer les barrages pour la montée, manquant la 1ère place dans les ultimes journées du championnat. Avec ces probants résultats, la carrière de Fred va décoller c’est sûr. Il signe à Brest en 1982. Pour sa deuxième saison parmi l’élite, il connaît la même fortune qu’en Corse. Remplaçant derrière Daniel Bernard, pourtant en fin de carrière, il ne s’impose pas, même s’il joue 10 matchs au total dans la saison. Toujours aussi impatient, Fred préfère partir plutôt qu’attendre que la place se libère. Direction Tours…
A Tours, en D2, il va connaître la gloire. Les tourangeaux font une super saison et termine 1er du championnat, devant Le Racing. Lors du match des champions, Tours surprend tout son monde en l’emportant face à l’OM et son attaque de feu. C’est le meilleur souvenir de Fred « Pour moi, Tours, c’est surtout des moments fabuleux quand j’étais joueur : champion de D2 en battant l’OM, une montée en D1. » Enfin se dit-il, il va pouvoir évoluer en D1. Eh bien non, Jean-Marc Desrousseaux, qui avait été prêté à Mulhouse revient.. et récupère le fauteuil de numéro. Décidément, c’est vraiment la loose pour ce pauvre Fred. Même cause, mêmes effets, il quitte le club la saison suivante, direction Béziers, où il passera 1 an et côtoiera quelques vieilles gloires, comme Gérard Janvion, Simo Nikolic, Farès Bousdira. Il ne s’attarde pas dans le Golfe du lion et part à Limoges, sans doute un besoin pressant de Porcelaine. Nouvelle bonne saison comme titulaire. Arrivé en fin de carrière, il choisit de finir à Sochaux, monument en péril en D2. Cette fois les choses sont claires, il est numéro 3 derrière Gilles Rousset et Stéphane Ferrand. C’est donc le plus souvent des tribunes qu’il vivra la formidable épopée des lionceaux qui se baladent en championnat et atteignent la finale de la Coupe de France, perdu aux pénos contre Metz. En 1989, après 15 ans de carrière, il range définitivement les gants…
Frédéric Dobraje a choisit d’embrasser la carrière d’agent de joueur. Dès 1985, alors qu’il a du temps à Tours, il prépare sa reconversion et s’assure un réseau. Fort de son expérience et de ses connaissances dans nombreux clubs, il se forge un solide carnet d’adresse et disposera d’une écurie avec de beaux noms, comme Bixente Lizarazu, Robert Pires ou encore Corentin Martins : « Ce qui m’a marqué, c’est le fait de lancer un joueur comme Corentin Martins. Je l’ai repéré quand il jouait à Brest lors d’un déplacement avec Sochaux, il était inconnu au départ, il a ensuite gravi les échelons. Une autre grande page de ma carrière d’agent est sans doute ma collaboration avec Robert Pirès, que j’ai épaulé pendant cinq ans au FC Metz, mais aussi avec Bixente Lizarazu. Il estimait qu’il n’avait pas besoin d’agent au départ. Je l’ai courtisé pendant plusieurs années avant qu’il n’accepte de travailler avec moi. ».
Il rechaussera même les crampons, le temps d’un match, pour rendre service, du côté de Pont de Roide.
Après 18 ans comme agent de joueur, il a décidé d’arrêter en 2008, tirant un bon bilan de son activité : « J’ai vécu des moments extraordinaires, j’ai rencontré des gens fabuleux et assisté à des matches inoubliables. J’ai mieux gagné ma vie en tant qu’agent qu’en tant que joueur, et j’en suis très fier. Je n’ai volé personne. Même s’il faut relativiser l’image de l’agent milliardaire. »
En 2009, il décide donc de devenir dirigeant de club. A un moment, il a même failli racheter le FC Tours. Un temps coordinateur sportif du RC Lens, il rejoint Dijon en mars 2009 comme conseiller du président, à compter du 1er juillet 2009 : « Mon rôle consiste, au quotidien, à conseiller le président sur tout ce qui touche la politique sportive du club. J'interviens essentiellement au sein de la structure professionnelle, en concertation avec les membres du staff et Noël Tosi. Je suis aussi particulièrement impliqué dans le domaine des transferts. Je dirige la cellule de recrutement avec Sébastien Larcier, qui prépare sa reconversion en supervisant des joueurs et nos futurs adversaires. »
A l’inter saison, il œuvre dans l’ombre pour le licenciement de l’entraineur Faruk Hadzibegic, avec qui il avait pourtant joué à Sochaux. Assez vite des dissensions apparaissent entre le président, trop pressé et Fred Dobraje qui s’intéresse au joueur et voit la montée comme un objectif plus lointain. Au bout de 4 mois, il quitte Dijon, « soulagé et déçu. Déçu de ne pas avoir eu le temps d'avoir le temps, déçu pour tous les gens que j'ai fait venir au club » et soulagé que le calvaire prenne fin : « J'ai fait quatre mois dans ce club. J'ai tissé de bonnes relations mais il y a aussi eu des tensions qui se sont créées, qui n'avaient pas lieu d'être. Je n'en veux pas au président. Pour ma part, j'étais motivé, convaincu mais peut-être que je n'ai pas perçu le rôle qu'il attendait de moi. Je n'avais pas l'ambition de faire monter le club en L1 au bout d'un an mais je pensais qu'il y avait un vrai projet ici.»
Depuis, il se consacre à sa famille sur Dijon, avant d’envisager l’avenir, avec une certaine incertitude.




Plus de résultats