Frédéric Zago

Formé à L’INF Vichy puis Monaco, Frédéric Zago fait partie de ces nombreux joueurs recalés des centre de formation qui trouvent leur bonheur en D2 et font malgré tout une honnête carrière. Passé par Alès, il sera de l’équipe lyonnaise championne de D2 en 1989 avant de faire le bonheur d’Angers et retrouver ainsi la D1 en 1993.
Frédéric Zago

En Bref

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12 août 1963
Défenseur
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1984 - 1985 AS Monaco 5 2
1985 - 1986 Olympique Alès 28 3
1986 - 1987 Olympique Alès 33 3
1987 - 1988 Olympique Lyonnais 32 1
1988 - 1989 Olympique Lyonnais 25 1
1989 - 1990 Dijon FCO 32 1
1990 - 1991 Angers SCO 34 0
1991 - 1992 Angers SCO 29 0
1992 - 1993 Angers SCO 31 2
1993 - 1994 Angers SCO 28 ?
1994 - 1995 Valenciennes Anzin FC ? ?
1995 - 1996 Valenciennes Anzin FC ? ?
1996 - 1997 ES Saintes ? ?
1997 - 1998 ES Saintes ? ?
1998 - 1999 ES Saintes ? 0
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  • 1985 : Vainqueur de la Coupe de France (Monaco)
  • 1989 : Champion de France de D2 (Lyon)
  • 1993 : Vice-Champion de France de D2 (Angers)

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Natif de Marmande, dans le Lot-et-Garonne, Frédéric Zago fait ses classes à St Médard en Jailles avant de rejoindre l’INF Vichy (le Clairefontaine de l’époque). A l’issue de sa formation, il est drafté par l’AS Monaco. Grand défenseur central, il apprend beaucoup aux cotés d’internationaux tels qu’Yvon Le Roux, Juan Simon ou encore Nenad Stojkovic. Le problème c’est bien évidemment qu’il ne joue pas beaucoup, pour ne pas dire pas du tout. Son unique contribution la Coupe de France remportée par les asémistes cette saison là reste sans doute le coupage de citron, domaine dans lequel le grand Fred excellait. Jeune perdu au milieu d’un effectif de star, les dirigeants monégasques ne semblent pas déceler chez lui le potentiel d’un Manuel Amoros où d’un Claude Puel alors à l’été 1985, Fred est plus ou moins foutu dehors…

Le jeune joueur va alors rebondir en D2 et il a du nez puisqu’il signe à Alès où il devient immédiatement un pilier de la défense centrale. A l’époque Alès est tout proche de la D1, avec des jeunes pétris de qualités, comme Sabri Lamouchi et des habitués de la D2, notamment devant où l’éternel Didier Monczuk. Frédéric Zago sera le libero qui faisait défaut et à plusieurs reprises, c’est ‘échec pour la montée, lors de l’éprouvante épreuve des barrages. 2ème derrière St Etienne en 1986, Alès se fait éliminer contre Mulhouse. La saison suivante, le club manque les barrages pour 2 petits points, mais se fait plaisir en Coupe avec une épopée que l’on n’est pas près d’oublier dans les Cévennes. Certes leurs parcours n’est pas exceptionnel avec essentiellement d’autres équipes de D2 à leur actif. Mais la demi-finale contre Bordeaux restera dans toutes les mémoires ; après un 2-2 à domicile, les Alésiens maintiendront la pression sur le futur champion de France toute la rencontre retour, allant chercher un 0-0 méritoire, mais néanmoins fatal… Si l’équipe a sans doute laissé beaucoup d’énergie au détriment du championnat, ce fut néanmoins un formidable tremplin médiatique…

Ainsi, Frédéric Zago arrive à Lyon à l’été 1987, en même temps que Patrice Cabanel. L’ambitieux président Aulas rêve de montée. La première saison les choses sont assez mal engagées puisque le 8 aout 1987, Sochaux vient s’essuyer les crampons 7-1 sur les rêves de gloires. François Lemasson aurait pleuré sur le terrain après le 7ème but et Fred Zago, craquant, eut des gestes déplacés envers le public, ce qui n’améliora pas sa côte d’amour auprès des supporters… Il se rattrapera par la suite. Une nouvelle fois, Fred dispute les barrages et une nouvelles fois, il doit s’incliner au 2ème tour, contre Caen. Il aura sa revanche la saison suivante : Lyon termine premier de son groupe et remporte même le titre honorifique de champion de D2 en battant Mulhouse. L’émergence de Bruno N'Gotty le poussera vers la sortie, il ne jouera pas en D1 avec l’OL.

Il part alors pour le Cercle Laïque Dijonnais, mais ne reste qu’une saison avant de rejoindre Angers. Il débarque dans le Maine en même temps que Loïc Amisse et Cédric Daury et y retrouve Patrice Cabanel, décidément, avec qui il partage l’axe central de la Défense. Fred va accompagner la lente progression du SCO, du ventre mou de la D2 à la remontée en 1993. Petit à petit, à force de travail et de recrutement malin, Angers parvient à terminer 1er de son groupe. Certes, le club ne sera pas champion, mais l’élite est au bout du chemin. C’est avec David Guion qu’il forme la charnière. Ainsi, à 30 ans, il découvre la D1, mais Angers a pas mal recruté, avec notamment l’arrivée d’Eric Péan en défense, et Bruno Germain et Thierry Oleksiak au milieu. IL parvient à s’imposer comme titulaire en défense. Angers ne fait pas le poids en D1 et redescend aussitôt.

Fred Zago souhaite part alors découvrir le Nord de la France et signe en zone sinistrée, à Valenciennes qui ne s’est pas remis de l’Affaire. Empêtré en National, Il va aider le club remonter la pente pendant 2 saisons. Arrivé en bout de course, il part alors pour l’US Saintes, en amateur, histoire de préparer sa reconversion.

Que devient-il ?

Fred Zago fait, comme beaucoup, le choix de devenir entraineur. Il commence donc Saintes où il se fait les dents quelques temps avant de rejoindre Châteauroux, où il est toujours en poste actuellement comme responsable du centre de formation.

Lorsque l’entraineur Cédric Daury, son grand ami, tombe malade entre mars et aout 2007, il prend en main les destinées de l’équipe première, avant de revenir à la formation. Un homme de l’ombre du club, très apprécié pour son travail, aussi discret que lorsqu’il était joueur.

En fin de saison 2010-2011, on apprend que Frédéric va remplacer [[Gabriel Desmenenez]) à la tête du centre de formation de Valenciennes, qui arrive en fin de contrat. SOn président à Chateauroux est prêt à le laisser partir : «Avoir l'opportunité à 47 ans d'évoluer dans un club formateur de Ligue 1 avec des budgets de fonctionnement nettement supérieurs aux clubs de Ligue 2, c'est une vraie chance pour lui et garder un garçon comme Fredéric Zago contre son gré serait complètement ridicule». Bon courage donc Fred.

Photos

Frédéric Zago à Lyon (saison 1987-1988)
Frédéric Zago à Lyon (saison 1987-1988)
Frédéric Zago  et les autres recrues angevines (1990)
Frédéric Zago et les autres recrues angevines (1990)
Frédéric Zago à Angers
Frédéric Zago à Angers
Frédéric Zago à Valenciennes (saison 1994-1995)
Frédéric Zago à Valenciennes (saison 1994-1995)
Frédéric Zago à Valenciennes (saison 1995-1996)
Frédéric Zago à Valenciennes (saison 1995-1996)
Frédéric Zago les des 90 ans du SCO Angers (2009)
Frédéric Zago les des 90 ans du SCO Angers (2009)
Frédéric Zago à Lyon (saison 1987-1988)
Frédéric Zago  et les autres recrues angevines (1990)
Frédéric Zago à Angers
Frédéric Zago à Valenciennes (saison 1994-1995)
Frédéric Zago à Valenciennes (saison 1995-1996)
Frédéric Zago les des 90 ans du SCO Angers (2009)

Commentaires

Posté le mer, 23/12/2009 - 14:02
Anonyme

A noter que s'il commenca a St Medard en Jalles, c'est a Saint Aubin de Medoc qu'evoluait son frere Jerome.