Georges Carnus
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1958 - 1959 |
|
2 | 0 |
| 1959 - 1960 |
|
7 | 0 |
| 1960 - 1961 |
|
35 | 0 |
| 1961 - 1962 |
|
33 | 0 |
| 1962 - 1963 |
|
36 | 0 |
| 1963 - 1964 |
|
29 | 0 |
| 1964 - 1965 |
|
33 | 0 |
| 1965 - 1966 |
|
37 | 0 |
| 1966 - 1967 |
|
36 | 0 |
| 1967 - 1968 |
|
38 | 0 |
| 1968 - 1969 |
|
32 | 0 |
| 1969 - 1970 |
|
30 | 0 |
| 1970 - 1971 |
|
30 | 0 |
| 1971 - 1972 |
|
38 | 0 |
| 1972 - 1973 |
|
38 | 0 |
| 1973 - 1974 |
|
33 | 0 |
-
1958 -
1962 :
AS Aix en Provence
-
1962 -
1967 :
Stade Français
-
1967 -
1971 :
AS Saint Etienne
-
1971 -
1974 :
Olympique de Marseille
- Champion de France 1968, 1969 et 1970 avec Saint-Étienne et 1972 avec Marseille
- Vainqueur de la Coupe de France 1968 et 1970 avec Saint-Étienne et 1972 avec Marseille
- 36 sélections en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Ce provençal pur sucre débute sa carrière dans les bois de l'ASA, le célèbre club de foot d'Aix-en-Provence, à l'époque où celui-ci existait au niveau national. Après 4 saisons, il intègre le Stade Français qui à l'époque dispose d'une équipe de foot pro. Dès 1963 il intègre l'Equipe de France dont il gardera les buts 36 fois en 10 ans, ce qui n'est pas mal pour l'époque puisque les bleus n'étaient pas souvent qualifiés pour les compétitions continentales. A la fois souple et athlétique, Georges Carnus se caractérise pas son calme, sa discrétion et sa grande sobriété.
En 1967, il rejoint l'ASSE, à l'aube des 15 glorieuses vertes. Il gagnera 3 tires et 2 coupes en l'espace de 4 ans. Mais en 1971, c'est la rupture. L'affaire Carnus -Bosquier éclate. Jusqu'en 1969, les joueurs étaient liés à leur club jusqu'à 35 ans. Mais avec l'instauration du "contrat à temps", les joueurs découvrent la liberté et le marché des transferts devient alors une véritable bourse aux talents. Arrivé en fin de contrat en 1971, comme bon nombre de ses coéquipiers, dont Bernard Bosquier, Georges Carnus est sollicité par l'OM, et ne fait pas mystère de son envie d'ailleurs : « J’ai choisi dès que Marseille s’est mis sur les rangs. Les propositions de M. Rocher étaient très acceptables mais j’avais l’occasion de me rapprocher de ma famille avec les mêmes avantages. Je peux prendre un but idiot mais je fais confiance à l’intelligence d’un public composé en majorité d’anciens footballeurs. Il doit savoir que ça arrive ».. Lorsque l'affaire est révélée par la presse, Les Verts sont en tête et reçoivent Bordeaux pour un match sans grandes difficultés. St Etienne est à la lutte avec l'OM pour le titres et les deux joueurs emblématiques, en partance pour le club phocéen sont soupçonnés de démobilisation : Après un match catastrophique contre Bordeaux et une défaite 3-2, après avoir mené 2-0, les 2 joueurs se voient écartés de l'équipe jusqu'en fin de saison. « Après ce match, j’ai dû me battre pour monter dans ma voiture. Certes, je n’avais pas été très bon mais toute la semaine, on m’avait répété 'Surtout ne prends pas un but bête… Attention au but idiot'. Et bien sûr, j’ai pris trois buts.». Les Verts s'en mordront les doigts et perdront le titre en fin de saison...
Les deux prendront leur revanche au sein de la grande équipe marseillaise de la saison 1971-72 qui verront les olympiens remporter le doublé grâce à son duo magique Josip Skoblar (qui culminera à 44 buts) et Roger Magnusson. L'année suivante, l'OM joue la C1 et tombe face l'Ajax de Cruyff et Neeskens...
La carrière de Carnus s'arrêtera tragiquement le 28 juin 1974, entre Laval et Vitré : lors d'un terrible accident de voiture, Carnus est grièvement blessé, sa femme et ses deux filles, elles, trouvent la mort... Carnus est remplacé dans les bois par Gérard Migeon, qui l'avait remplacé à Saint-Etienne lorsqu'il fut chassé du club.
Après son accident, Georges Carnus est resté dans le football.
En 1998, il participa activement à l'organisation de la Coupe du monde à Marseille. Ainsi, le 4 décembre 1997, après le match Europe contre Reste du monde au Stade Vélodrome, il participe au tirage au sort de la phase de poule des la Coupe du monde.
Il vit à Nice et approche de la retraite. Il a terminé son parcours à la cellule de recrutement de l'OGC Nice, un club qu'il affectionne particulièrement : « J'habite Nice depuis 20 ans. Dans le quartier de Terron, La Madonette. Je ne rate pas un match au Ray. Et je trouve que cette équipe mérite ce qui lui arrive. Quant à l'ambiance, elle est redevenue celle que je connaissais quand je jouais... dans le camp d'en face. Mais, aujourd'hui, je suis Niçois », raconte-t-il à propos d'un Nice-OM de 2002.
Aujourd'hui il supervise les adversaires pour le compte de l'AS Monaco... Il fait également partie de l'Amicale Paris-Île-de-France des Éducateurs de Football qui organisait en avril 2006 une réunion de gardiens de but internationaux avec une conférence sur le thème « Rôle et à l'évolution du poste du gardien de but ».
Photos
Dossiers
Après un passage en Amérique du Sud, au Chili, la coupe du Monde revient en Europe et fait escale en Angleterre, le berceau du football. Cette édition sera la dernière avec la remise du trophée Jules Rimet. On reste sur le même format, avec 16 équipes qualifiées, répartie dans 4 poules de 4, puis un tournoi à élimination direct. A noter la présence de la Corée du Nord, dont la qualification aura fait couler beaucoup d'encre en raison de forfait diplomatiques... Cette Coupe du Monde restera sans doute comme une des plus controversée, avec un arbitrage maison pour les anglais...
Comment le départ annoncé de 2 joueurs va faire basculer le championnat. Si les transferts ont toujours existé, l’affaire Carnus-Bosquier, par son ampleur et sa soudaineté, a marqué son époque et reste aujourd’hui un des plus célèbres épisodes de la vie du foot français. Les 2 clubs concernés, l’OM et Sainté, alors au coude à coude en championnat, les joueurs concernés, Georges Carnus, gardien international français et Bernard Bosquier, libéro de l’équipe de France, tous les ingrédients étaient là pour une affaire explosive qui fit le délice de la presse…







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Région parisienne
Les stats de Carnus
1958/1959 - D2 - AS Aix 2 matches
1959/1960 - D2 - AS Aix 7 matches
1960/1961 - D2 - AS Aix 35 matches
1961/1962 - D2 - AS Aix 33 matches
1962/1963 - D1 - Stade Français 36 matches
1963/1964 - D1 - Stade Français 29 matches
1964/1965 - D1 - Stade Français 33 matches
1965/1966 - D1 - Stade Français 37 matches
1966/1967 - D1 - Stade Français 36 matches
1967/1968 - D1 - Saint-Etienne 38 matches
1968/1969 - D1 - Saint-Etienne 32 matches
1969/1970 - D1 - Saint-Etienne 30 matches
1970/1971 - D1 - Saint-Etienne 30 matches
1971/1972 - D1 - Marseille 38 matches
1972/1973 - D1 - Marseille 38 matches
1973/1974 - D1 - Marseille 33 matches
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