Gilbert Marguerite
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1975 - 1976 |
|
11 | 0 |
| 1976 - 1977 |
|
17 | 2 |
| 1977 - 1978 |
|
33 | 14 |
| 1978 - 1979 |
|
36 | 21 |
| 1979 - 1980 |
|
37 | 12 |
| 1980 - 1981 |
|
29 | 8 |
| 1981 - 1982 |
|
32 | 7 |
| 1982 - 1983 |
|
27 | 11 |
| 1983 - 1984 |
|
33 | 12 |
| 1984 - 1985 |
|
27 | 5 |
| 1985 - 1986 |
|
25 | 3 |
| 1986 - 1987 |
|
24 | 1 |
| 1987 - 1988 |
|
31 | 4 |
-
1975 -
1981 :
Nîmes Olympique
-
1981 -
1982 :
OGC Nice
-
1982 -
1983 :
Montpellier HSC
-
1983 -
1986 :
OGC Nice
-
1986 -
1988 :
USL Dunkerque
- Néant.
Sa vie, son oeuvre
Gilbert Marguerite est né en 1954 au Marin en Martinique. Son nom apparaîtra dans le monde du football professionnel en 1975 lorsque l’entraîneur du Nîmes Olympique, Kader Firoud, le remarquera pendant un match de l’équipe de France Militaire et sera subjugué par sa vitesse et ses qualités physiques à tenir debout dans les duels avec les défenseurs. Alors le coach nîmois lui proposera de rejoindre l’effectif des Crocodiles et Gilbert n’hésitera pas et acceptera tout de suite car il ne voulait pas rater une telle occasion de jouer au haut niveau du football français. Voilà que pour la saison 75/76, Marguerite prendra part aux entraînements de Nîmes aux côtés de joueurs expérimentés tels que Bernard Boissier, André Kabyle, François Félix et des petits jeunes qui montent comme René Girard, Luizinho Da Silva et Henri Orlandini et avec du travail et beaucoup de persévérance, il montrera à Firoud qu’il possède les qualités pour fouler les pelouses de D1. Et le coach nîmois lancera le martiniquais pendant cet exercice et au bout de la saison il totalisera quand même onze rencontres mais sans marqué un seul but. Sa seconde saison sera aussi riche en matchs joués (17) mais Margot au cours de cet exercice 76/77 inscrira les deux premiers buts de sa carrière au plus haut échelon du football hexagonal. L’année 77/78 verra complètement exploser le natif de Marin car il inscrira quatorze buts en 33 matchs joués et de ce fait se classera quatorzième au classement des buteurs loin derrière Carlos Bianchi, qui lui en a inscrit 37. Et toutes les réalisations de Gilbert auront largement servies au maintien de Nîmes car l’équipe du Gard se classera treizième avec deux points d’avance sur le premier relégable, le Lens de Daniel Leclercq et Hervé Flak. Nîmes sera dirigé par un nouveau coach pour la saison 78/79 en la personne d’Henri Noël (qui avait assuré l’intérim en fin d’exercice 77/78 lorsque Firoud fut limogé), et les Crocodiles feront une excellente année où ils termineront à une belle huitième place assurant logiquement leur maintien mais au cours du championnat, Marguerite explosera complètement en inscrivant 21 réalisations (comme Dominique Rocheteau et Pierre Pleimelding) en 36 matchs, ce qui lui vaudra d’être classé à la cinquième place du tableau des meilleurs buteurs avec seulement six petits buts de retard sur Carlos Bianchi . Pour la saison 79/80, Nîmes assurera son maintien en se positionnant à la dixième place et Gilbert marquera encore sa dizaine de buts (douze exactement) mais par contre l’exercice 80/81 sera très éprouvant pour Margot et tous ses coéquipiers car les résultats ne suivront pas du tout et les gardois termineront à la 19ème place synonyme de descente en seconde division.
Alors préférant rester en D1, Gilbert préférera quitter son club de cœur pour rejoindre l’OGC Nice. Mais même avec un effectif de qualité (Robert Barraja, Daniel Bravo, Carlos Curbelo, Paul Marchioni, Bruno Metsu, André Rey et Henri Zambelli), les niçois vivront un vrai cauchemar lors de l’exercice 81/82 et finiront 19ème et de ce fait relégable. Et ainsi Gilbert connaîtra sa seconde descente d’affilée et tout au long de la saison, il aura été critiqué par les supporters des Aiglons à cause de son inefficacité devant la cage adverse (seulement sept buts) car le public niçois pensait que leur club avait recruté un grand buteur à cause de ses statistiques nîmoises.
Acceptant de jouer en D2 mais il demandera à être prêté et ce sera à Montpellier qui évoluera également en seconde division. Même accompagné de partenaires tels que Jean-Marc Valadier, Sandor Zombori, Jean-Michel Guédé, Gérald Passi et Dominique Deplagne, Gilbert et les héraultais débuteront très mal le championnat 82/83 et même avec leur réveil en milieu d’exercice ils ne réussiront pas de faire remonter leur club en D1 immédiatement. Finalement, Montpellier finira qu’à la septième place au classement, loin des deux premières positions, mais le point positif de cette année ce sera que Margot aura retrouver ses sensations de buteurs en inscrivant onze buts en 27 rencontres.
De retour sur la Côte d’Azur pour l’exercice 83/84, l’ancien nîmois fera une excellente saison en accumulant 33 matchs mais surtout en inscrivant douze buts qui serviront beaucoup dans la bonne marche des résultats niçois car au final les Aiglons termineront à la seconde place de leur groupe du classement à trois points du premier, le Marseille de Marc Pascal et Saar Boubacar. Mais l’OGC Nice ne réussira pas à accéder à la première division car ils échoueront pendant les barrages (après avoir passé l’obstacle havrais, ils buteront sur contre le RC Paris).Et sur le plan personnel, après avoir réussi au niveau d’efficacité, Gilbert sera réjoui car il aura conquis le public niçois par ses prestations. La saison 84/85 verra Gilbert et les Jorge Dominguez, Albert Gemmrich, Pascal Françoise, Fabrice Mège et tous les autres faire une énorme année en terminant premier de leur groupe synonyme de montée en D1 mais ne s’adjugeront pas le titre de champion car ils perdront le matchs des premiers contre Le Havre. Margot, malgré la montée, sera un peu déçu car au niveau des buts marqués son total est véritablement faible (cinq) par rapport à celui de Dominguez (28) mais la tristesse personnelle est vaincue par la joie collective. Avec les Jocelyn Rico, Jean-Philippe Rohr, Jean-Paul Bernad et Cie, Marguerite et Nice assureront leur maintien en terminant à la huitième place mais le maartiniquais n’aura inscrit que trois petits buts en 25 rencontres.
A plus de 32 ans, estimant qu’il pouvait encore rendre service mais plutôt à l’étage inférieur alors il redescendra en D2 pour évoluer à Dunkerque. Grâce à un bel effectif (Adriano Fegic, Michel Goba, Jean-François Péron, Alain Olio, Nicolas Huysmans) les nordistes se maintiendront assez honorablement en finissant à la huitième place et le seul bémol de l’exercice 86/87 sera que Gilbert n’aura marqué qu’un misérable petit but en 24 rencontres. L’exercice 87/88 sera identique question de maintien (huitième position) et l’ancien niçois fera pratiquement une saison pleine avec 31 rencontres pour quatre buts. Et ce sera sur cet ultime exercice que Marguerite décidera à plus de 34 ans de mettre un terme à sa carrière plutôt bien réussie.
Depuis qu‘il est en retraite, on ne sait pas du tout ce qu’est devenu Marguerite (peut-être qu’il est retourné en Martinique).




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