Henrik Agerbeck
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1972 - 1973 |
|
? | ? |
| 1973 - 1974 |
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? | ? |
| 1974 - 1975 |
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? | ? |
| 1975 - 1976 |
|
? | ? |
| 1976 - 1977 |
|
? | ? |
| 1977 - 1978 |
|
? | 3 |
| 1978 - 1979 |
|
26 | 9 |
| 1979 - 1980 |
|
29 | 7 |
| 1980 - 1981 |
|
19 | 5 |
| 1981 - 1982 |
|
19 | 1 |
| 1982 - 1983 |
|
9 | 8 |
| 1983 - 1984 |
|
37 | 5 |
| 1984 - 1985 |
|
33 | 3 |
| 1985 - 1986 |
|
22 | 5 |
| 1986 - 1987 |
|
33 | 7 |
| 1987 - 1988 |
|
34 | 5 |
| 1988 - 1989 |
|
32 | 3 |
| 1989 - 1990 |
|
26 | ? |
| 1990 - 1991 |
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? | ? |
| 1991 - 1992 |
|
? | ? |
| 1992 - 1993 |
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? | ? |
| 1993 - 1994 |
|
? | 2 |
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1972 -
1978 :
FC Copenhague
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1978 -
1980 :
Hertha BSC Berlin
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1980 -
1983 :
FC Nantes
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1983 -
1986 :
FC Sochaux
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1986 -
1988 :
US Orléans
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1988 -
1990 :
USL Dunkerque
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1990 -
1993 :
Calais RUFC
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1993 -
1994 :
Stade Portelois
- Champion du Danemark en 1974 (Copenhague)
- Finaliste de la Coupe d'Allemagne en 1979 (Hertha Berlin)
- Champion de France de D1 en 1983 (Nantes)
- 4 sélections en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Natif de Frederiksberg, au Danemark, Henrik Agerbeck aime courir derrière les ballons. Il faut croire qu'il a du talent pour ça, car après un test il est intégré dans le centre de formation du KB Copenhague, un des plus grands clubs du pays. Bon, en même temps il n'y en a pas 36, mais c'est déjà du bon faire-valoir en Coupe d'Europe. Assez talentueux balle au pied, Henrik se démarque grâce à une rage de vaincre hors du commun et une bonne pointe de vitesse. Petit et râblé, il déboule sur son aile pour envoyer des centres au cordeau. Logiquement, sa réputation franchit les frontières, et il quitte son pays natal pour commencer son long périple, non sans avoir accroché un titre de champion du Danemark à son palmarès.
C'est donc au Hertha Berlin que tout démarre. A 22 ans, Henrik découvre le haut niveau. Sans être un cador, le Hertha se bat pour les accessits européens, et se hisse en finale de la Coupe d'Allemagne, perdue face à Dusseldorf. S'il n'a pas marqué les esprits lors de sa première saison au club, il a en revanche explosé la seconde, avec 9 buts inscrits. Pas si mal pour un ailier! C'est donc un néo-international qui s'envole vers la France...
Car Henrik vient d'être débauché par le grand FC Nantes, celui des années 80, qui paraît tellement loin pour les supporters d'aujourd'hui...A la lutte avec Bruno Baronchelli, Fabrice Picot ou encore Loïc Amisse, Henrik n'apparaît pas comme un titulaire en puissance. Pourtant, son caractère de battant en faisait un joueur apprécié par les habitués de Marcel-Saupin, faisant honneur à son maillot et se sacrifiant pour l'équipe. Il en héritera d'ailleurs un surnom: Tintin, en référence à ses cheveux presques blancs tellement ils étaient clairs. Troisième du championnat, les Canaris peuvent compter sur une belle équipe articulée autour de Jean-Paul Bertrand-Demanes, Henri Michel, Gilles Rampillon et le fantasque José Touré. La saison suivante, c'est un concurrent supplémentaire qui débarque sur les bords de l'Erdre; Patrice Lecornu. Tintin commence à comprendre qu'il n'a pas beaucoup de chance de s'imposer dans cette équipe, alors il se laisse trimballer de poste en poste pour tout simplement jouer... Après une vingtaine de matchs, il pense mériter sa place dans le groupe, mais non. Jean-Claude Suaudeau ne compte absolument pas sur lui, alors il quitte le club avec ses neuf petits matchs... Et son titre de champion de France!
C'est dans le Doubs, à Sochaux, qu'il compte se refaire la cerise. A vingt-six ans, Henrik n'est plus un gamin, et va le prouver en s'installant direct dans le onze. A ses côtés, Philippe Anziani, qui explose littéralement, et Jean-Santos Muntubila, qui galère un peu plus... Equipe bancale, le FC Sochaux est à la croisée de deux générations; l'une quitte le club après l'avoir presque emmené sur le toit de l'Europe, et l'autre semble partie pour relever le défi de faire aussi bien... L'avenir prouvera la déchéance des jeunes Lionceaux. Mais pour l'heure, Henrik boucle sa première saison, et c'est plutôt pas mal: 8 buts en 37 matchs, voilà qui pourrait lui rouvrir les portes de sa sélection, fermées depuis son départ de l'Allemagne. Mais pas suffisant... Et oui, Sochaux vogue dans le ventre mou du classement, et les jeunes tardent à confirmer. Pour preuve: Muntubila a laissé la place au goléador teuton Uwe Krause, échangé à Monaco contre Anziani, qui peinera à réaliser le même tableau que le jeune echevelé. Il se passera une troisième saison dans le ronron de la routine avant que Tintin ne refasse ses valises, direction Orléans...
Dans le Loiret, Henrik arrive dans une équipe ambitieuse. Pascal Janin dans les bois est bien défendu par Jean-Luc Arribart, et en attaque Tintin fait partie d'un glorieux triumvirat, avec Christophe Solomenko et Milan Calasan. Malgré tout ces noms ronflants, le club ne fait pas mieux qu'une piètre onzième place. Henrik se laisse convaincre de repartir pour un tour, malgré les départs de ses collègues d'attaque. Il compose avec Gérard Soler le trentenaire une attaque expérimentée pour les joutes musclées de la D2. Insuffisant toutefois pour monter en D1, malgré un parcours qui alla crescendo pour se terminer à une honorable cinquième place. Tintin, toujours en quête de challenge, accepte la proposition qui lui est faite.
Rejoindre l'USL Dunkerque. Quelle drôle d'idée lorsqu'on est en fin de carrière! Alors que tout le monde se bat pour rejoindre le Sud, Henrik arrive dans le Nord pour encadrer les jeunes pousses locales, les Nicolas Huysman, Philippe Schuth ou autres Mario Tannaï... Pas facile, mais ils réussiront tous à stabiliser le club à la huitième place; pas si mal, finalement. Le rajeunissement de l'effectif est continué à l'intersaison, et après une année délicate ou Tintin se fait titiller par Michel Furic ou Alain Zemb, il décide de quitter le club. Après tout, il a 33 ans, et une belle carrière derrière lui.
Mais le ballon lui manque... Et Agerbeck de reprendre une licence, à Calais cette fois. Il y jouera pendant trois ans, cotoyant d'autres anciennes gloires en pré-retraite, telles Mustapha Merry ou encire Werner Licka le Tchèque en bois... Mais à 36 ans, son physique commence à lui jouer des tours, et même s'il n'est "que" en D3, il préfère quitter le monde pro et son purgatoire...
Il prendra encore un peu de plaisir au Portel, avant de raccrocher complètement, à 37 ans, avec des souvenirs plein la tête...
Même s'il a traîné du côté de l'encadrement de Boulogne-sur-Mer, confirmant son attachement à cette région magnifique qu'est le Nord de la France, Henrik a néanmoins coupé les ponts avec le monde du football.
Et oui, le petit Danois trapu que l'on nommait Tintin est devenu... Pêcheur! Il est directeur d'une société spécialisée dans la pêche de poissons du Grand Nord, l'Artica Partners.
Il dirige également un hôtel-restaurant, la Houblonnière, toujours à Boulogne-sur-Mer.
Bon vivant le Tintin?






Commentaires
Pas mal, mais quelques erreurs quand même!