Jacky Lemée
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1965 - 1966 |
|
0 | 0 |
| 1966 - 1967 |
|
36 | 0 |
| 1967 - 1968 |
|
14 | 3 |
| 1968 - 1969 |
|
25 | 8 |
| 1969 - 1970 |
|
27 | 5 |
| 1970 - jan 1971 |
|
17 | 4 |
| jan 1971 - 1971 |
|
19 | 8 |
| 1971 - 1972 |
|
33 | 5 |
| 1972 - 1973 |
|
24 | 0 |
| 1973 - 1974 |
|
25 | 0 |
| 1974 - 1975 |
|
31 | 0 |
| 1975 - 1976 |
|
24 | 0 |
| 1976 - 1977 |
|
4 | 0 |
| 1977 - 1978 |
|
0 | 2 |
| 1978 - 1979 |
|
32 | 3 |
| 1979 - 1980 |
|
28 | 1 |
| 1980 - 1981 |
|
33 | 2 |
| 1981 - 1982 |
|
22 | 3 |
| 1982 - 1983 |
|
27 | 0 |
| 1983 - 1984 |
|
29 | 3 |
| 1984 - 1985 |
|
32 | 0 |
| 1985 - 1986 |
|
15 | 0 |
-
1965 -
1967 :
Stade Français
-
1967 -
1970 :
FC Metz
-
1970 -
jan 1971 :
RC Strasbourg
-
jan 1971 -
1974 :
Angers SCO
-
1974 -
1976 :
Olympique de Marseille
-
1976 -
1977 :
Stade Lavallois
-
1977 -
1986 :
US Orléans
- 1976 : Vainqueur de la Coupe de France (Marseille)
- 1980 : Finaliste de la Coupe de France (Orléans)
Sa vie, son oeuvre
Natif d’Epernon, dans l’Eure et Loir, Jacky Lemée monte à Paris pour faire ses premiers pas dans le football. Recruté par le Stade Français à 19 ans, il s’impose dès ses 20 piges dans une équipe assez moyenne, où officie Georges Carnus tout de même. Les Stadistes finissent lanterne rouge de D1 en 1967 et cela sonne lance l’exode des meilleurs joueurs. Quand Carnus rejoint St Etienne, Jacky lui trouve une place à Metz. Solide milieu défensif, il va souffrir de la concurrence de Georges Zvunka et André Bailet. Avec 14 matchs, il fait figure de second choix. La saison suivante, il va s’imposer, la faveur d’un remaniement tactique. Metz oublie son 5-3-2 pour un 4-3-3 plus classique. Les lorrains feront d’ailleurs une excellente saison en terminant 3ème du championnat. Les grenats valent surtout pour leur défense de fer (27 buts encaissés seulement) à laquelle Jacky n’est pas étranger. Pour sa dernière saison à Metz, il va vivre une année un peu merdique. Le club se lance ans un renouvellement massif de ses cadres : Guy Lassalette remplace le canonnier Johnny Léonard sans le même rendement et l’allemand Georg Tripp, arrivé de Mayence est un flop. Surtout, Guy Formici abandonne les bois au profit d’Albert Duchene. Après un début de saison catastrophique, Metz va remonter peu à peu pour se stabiliser à la 8ème place. Arrivé en fin de contrat et d’humeur félonne, Jacky signe pour l’ennemi strasbourgeois.
Son passage du côté de la Meinau ne laissera pas un souvenir impérissable aux supporters alsaciens. Pourtant notre ami ne va pas démériter, avec 5 buts en 17 matchs, il est une des rares satisfactions dans un début de saison morose, qui sera fatal à l’entraineur, Paul Frantz viré courant octobre. Son successeur, l’espagnol Paco Mateo ne compte pas énormément sur lui et lorsqu’Angers vient aux nouvelles début janvier, Strasbourg ne retient pas son joueur.
C’est ainsi que Jacky rejoint le SCO en janvier 1971. Là encore, il lui faudra un temps d’adaptation. Le milieu angevin est tenu par Alberto Poli et Jean-Marc Guillou et Jacky arrive surtout pour renforcer une défense un peu fébrile. Il apportera sa pierre à l’édifice permettant son équipe d’éviter la relégation. Repositionné arrière droit par Ladislas Nagy, il sera de l’excellente saison 71-72 à l’issue de laquelle Angers se qualifiera pour l’Europe. Tireur de pénalty, Jacky plantera 8 pions cette saison là. Sa polyvalence en fait un élément de choix et son nom est même vaguement avancé pour les bleus. A l’époque, le SCO joue le haut de tableau et termine même 4ème en 1974. Alors dans la force de l’âge, Jacky est recruté par l’OM.
A son arrivée sur le vieux port, lui qui n’avait connu que des clubs tranquilles, découvre le charme volcanique de l’OM. A son arrivée, il vient sur son côté droit où il va se disputer une place avec Albert Vanucci. Après un début de saison délicat, l’OM fera un bien meilleure 2ème partie de saison grâce l’apport de Georges Bereta, dont la venue déclenchera une « affaire ». Cette saison là est surtout marquée par le duo de brésiliens Jairzinho et Paulo Cesar. La saison suivante, Jacky prend le meilleur sur son concurrent mais voit Robert Buigues lui disputer une place de titulaire. En effet, l’arrivée de Jean Fernandez au milieu occasionne une redistribution des cartes. L’OM est inconstant en championnat mais se rattrape en coupe, enlevant le trophée au détriment de Lyon.
Invité à aller voir ailleurs, Jacky, qui n’est déjà plus tout jeune, accepte le challenge Lavallois, sympathique promu. Sensé apporter un peu d’expérience au petit poucet de la D1, il va se blesser gravement, ce qui précipitera la fin de sa carrière au plus haut niveau. Formateur dans l’âme, il soigne sa blessure sur le banc d’Orléans en D2, où il va terminer sa carrière. Entraineur joueur, il va permettre à son équipe de briller en Coupe de France lors de l’édition 79-80, la faveur d’un parcours assez chanceux. Battu en finale par Monaco, Orléans est la révélation de la Coupe. Pourtant, le club ne réussira jamais son pari de la montée. Jack chaussera les crampons jusqu’à 40 ans, à la poursuite de son rêve mais jamais il ne l’atteindra. En 1986, il raccroche définitivement…
Entraineur-joueur à Orléans depuis 1977, il fera encore 2 saisons comme entraineur principale, sans grands résultats. Recruté par Châteauroux en 1988, il manquera donc l’exploit des orléannais, vainqueur 4-0 au Parc des Princes en Huitième de finale de la Coupe de France. Ne parvenant pas à faire remonter les castelroussins en D2, il est limogé en fin de saison. Il rebondit à Reims, où l remplace Dominique Bathenay. Chargé de redonner un peu de lustre aux rémois, il ne fera mieux qu’une 7ème place de D2.
S’ensuit un bail de 3 ans à Créteil, entre 1990 et 1993, ponctué par une montée et 2 descentes. Il lancera son fils Yozip Lemée lors de sa dernière saison. Après ce passage s’en suivent 2 ans de chômage avant un retour à Orléans où sa côte de popularité est restée intacte. L encore ce sera un échec. Après 3 ans, de chômage, on le retrouve au Red Star pour une saison. Il va se brouiller avec tout le monde et ne restera pas plus d’un an. C’est que le Jacky a un caractère bien trempé. A l’époque où il était joueur, son talent le lui permettait, mais comme coach sans résultat, c’est un peu moins facile.
Sa carrière commence à sentir un peu le sapin et il va écluser les clubs de secondes zones : Thouars, Limoges, Mulhouse… Raccrochant son ancien réseau, il signe à Angers en 2005 où il remplace Stéphane Paille dès le 15 septembre. Angers végète en National et Jacky se fera viré début janvier, remplacé par Jean-Pascal Beaufreton.
De nouveau sur la touche, il tente un come back à Orléans où il devient un sorte de directeur sportif à partir de 2008. Le club va retrouver un semblant de résultats, mais rapidement notre ami se brouille avec tout le monde et pousser le président Gallier à démissionner au début de la saison 2009-2010. En fin de saison Jacky quitte le club après avoir servi de prête-nom à Yann Lachuer venu y terminer sa carrière en douceur, comme entraineur-joueur.
Depuis, plus de nouvelle…




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