Jacky Paillard

Jacky Paillard fait sa formation à Laval au débuts des années 80. Dans ce club familial, il va s'épanouir pleinement au poste de milieu défensif. La jeune génération lavalloise, encadrée par des hommes d'expérience à la Jean-Marc Miton, va tutoyer le haut niveau l'espace d'une saison.
Jacky Paillard

En Bref

-
6 Octobre 1962
Milieu
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1982 - 1983 Stade Lavallois 2 0
1983 - 1984 Stade Lavallois 17 1
1984 - 1985 Stade Lavallois 34 3
1985 - 1986 Stade Lavallois 30 0
1986 - 1987 Stade Lavallois 36 2
1987 - 1988 Toulouse FC 38 2
1988 - 1989 Toulouse FC 29 6
1989 - 1990 Toulouse FC 34 1
1990 - 1991 Stade Rennais 26 0
1991 - 1992 RC Strasbourg 20 0
1992 - 1993 RC Strasbourg 33 1
1993 - 1994 RC Strasbourg 37 2
1994 - 1995 Toulouse FC 21 0
1995 - 1996 Toulouse FC 8 0
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • Aucun

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Jacky fait sa formation à Laval au débuts des années 80. Dans ce club familial, il va s'épanouir pleinement au poste de milieu défensif. La jeune génération lavalloise des Thierry Goudet, Jean-Luc Dogon, ou encore Patrick Delamontagne sans son frère Laurent, encadrée par des hommes d'expérience à la Jean-Marc Miton, va tutoyer le haut niveau l'espace d'une saison. Jacky en garde de bons souvenirs même si les 2 premières saisons sont difficiles. 2 match en 1982/83, 17 la saison suivante : l'apprentissage est peu évident mais la bonne ambiance lui permet de s'accrocher : « Tous les joueurs embrassaient la femme de Le Milinaire », raconte-t-il. Sa grande fierté lavalloise, c'est sans doute le merveilleux parcours en Coupe UEFA 1983/84. Laval sort le grand Dynamo Kiev d'Oleg Blokhine au 1er tour (0-0 ; 1-0) et Jacky est de la partie. Rapidement il prend son essor et au bout de sa période de contrat de 4 ans, rejoint le TFC de Jacques Santini. Pourtant, il avait eu l'opportunité de rejoindre le PSG, à la faveur d'un déjeuner avec le Président Borelli, mais finalement c'est à Toulouse qu'il posera ses valises.

Là-bas, il apprend la rigueur dans un club aux grandes ambitions : « Là, pour le coup, on n’embrassait pas la femme de Jacques Santini ! » et les frasques des footballeurs aussi talentueux que dilettantes : « Marcico, qui sans ses blessures à répétition aurait pu être Maradona, engloutissait Coca-cola et pizzas. Santini essayait de le contrôler, mais comme il était bon, il faisait sa vie à côté. Yannick Stopyra et Alberto Tarantini c’était pareil. »Santini est vite débarqué et le TFC retombe dans ses travers en se cantonnant au milieu de tableau. A l'été 1990, le PSG revient à la charge, mais Jacky préfère Rennes, dont le président voulait construire son équipe autour de lui. Débute alors la grande machination de Denisot, une trahison comme il y en a beaucoup dans le foot. Le mercredi Denisot appelle Jacky pour lui dire qu'Arthur Jorge le veut mais sans payer d'indemnités à Rennes. Il le pousse à démissionner « parce qu’il était le plus gros salaire du club ». Le Lendemain, le président rennais accepte en échange d'une lettre de démission. Le jour suivant, Jacky appelle son agent, Dominique Rocheteau, qui pousse une grosse gueulante et il y a de quoi. En effet, dans le même temps, l'OM et le PSG on procédé à un échange standard : Jocelyn Angloma contre Bernard Pardo + Laurent Fournier + Bruno Germain. Plus de place au PSG. Rennes propose de le reprendre à moitié prix mais Paillard refuse. Il nourrit de gros regrets et en veut particulièrement à Denisot après lequel il court toujours : « Mon grand regret c’est le PSG. J’ai rappelé au moins cent fois Denisot et je ne l’ai jamais eu, toujours en réunion. Il m’a pris pour du bétail, pour de la marchandise. Aujourd’hui quand je le vois, ça me fait bien rire »

Finalement après 2 mois de chômage, il rejoint Gilbert Gress en Alsace, en D2. Il va y connaître une fin de carrière plutôt sympathique, puisqu'il sera le héros des barrages de 1994. Strasbourg affronte Rennes, qu'il avait conduit sur le terrain... et aux prudhommes. S'il avait perdu au tribunal, sur le terrain il a pris sa revanche : 4-1 avec un doublé au compteur.

A la suite de cette montée, il rejoint son ami entraîneur, Jean-Luc Ruty, qu'il avait côtoyé au TFC. Mais celui-ci se fait rapidement évincer au profit de Rolland Courbis. « Rolland, c’est spécial. En plus à ce moment là, il avait des problèmes de justice avec les casinos et ratait parfois l’entraînement. Mais la rétrogradation en National en fin de saison, c’est surtout la faute des dirigeants qui ont fait n’importe quoi. ». Ainsi après 2 ans à Toulouse, il raccroche les crampons sur une rétrogradation en National... Belle fin de carrière.

Que devient-il ?

Son projet à lui, c'était les courses hippiques. il voulait devenir éleveur, mai sa femme n'a pas voulu, comme il l'avoue lui-même. Alors pour tuer le temps, il a bien continué le foot en amateur, comme entraîneur-joueur, dans le modeste club de Soloniac dans le Gers. Au bout de 3 ans, il stoppe le terrain, lassé des attentats à répétitions : «Pour rendre service à un ami rencontré sur un hippodrome, je suis resté trois ans dans ce club, comme entraîneur joueur, puis deux comme entraîneur uniquement à cause d’imbéciles qui s’amusaient à casser du pro. Ca reste un bon souvenir, les anisettes après les entraînement aussi.».

Un peu dans l'impasse et pas vraiment passionné par le banc de touche, il fait désormais partie de la grande confrérie de anciens joueurs apprentis barmen. Il est l'heureux propriétaire du Bar du Matin, à Toulouse, se rend de temps en temps au Stadium et fait quelques inaugurations en compagnie d'anciens pros.

Sur webcity, le bar du matin a une réputation assez étonnante : «La terrasse du Matin est connue (et reconnue) sur la ville pour être un lieu de rencontres et de discussions philosophiques. Si le marché des Carmes est actuellement en chantier, nul doute que l'établissement profitera bientôt d'un cadre remis à neuf.»

Pourquoi un bar ? Jacky l'explique sans ambages : «Comme j’aime discuter avec les gens, j’ai réfléchi à ce que je pouvais faire. A un moment donné, j’ai mis tout ce qu’il me restait dans un bar à Toulouse. Un hôtel ? Trop de charges et la rentabilité n’est pas bonne. Un presse-tabac ? je ne fume pas et il faut se lever à 5 heures. Il restait l’option du bar mais uniquement un bar de jour car je ne traîne pas la nuit.» Il serait pas un peu flemmard le Jacky en plus

Photos

Jacky Paillard et José Cobos lors de la montée de Strasbourg en 1992
Jacky Paillard et José Cobos lors de la montée de Strasbourg en 1992
Jacky Paillard à Strasbourg en 1993
Jacky Paillard à Strasbourg en 1993
Jacky Paillard après son agression
Jacky Paillard après son agression
Jacky Paillard et José Cobos lors de la montée de Strasbourg en 1992
Jacky Paillard à Strasbourg en 1993
Jacky Paillard après son agression