Jacques Zimako
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1972 - 1973 |
|
10 | 9 |
| 1973 - 1974 |
|
35 | 3 |
| 1974 - 1975 |
|
21 | 15 |
| 1975 - 1976 |
|
35 | 15 |
| 1976 - 1977 |
|
37 | 3 |
| 1977 - 1978 |
|
18 | 10 |
| 1978 - 1979 |
|
35 | 12 |
| 1979 - 1980 |
|
37 | 5 |
| 1980 - 1981 |
|
30 | 6 |
| 1981 - 1982 |
|
26 | 2 |
| 1982 - 1983 |
|
26 | 8 |
| 1983 - 1984 |
|
35 | 2 |
| 1984 - 1985 |
|
33 | 1 |
-
1972 -
1977 :
SC Bastia
-
1977 -
1981 :
AS Saint Etienne
-
1981 -
1983 :
FC Sochaux
-
1983 -
1985 :
SC Bastia
- Champion de France 1981 (ASSE).
- Finaliste Coupe de France 1981 (ASSE).
- 13 sélections en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Natif de la Nouvelle-Calédonie, Jacques débarque en France assez jeune et pose ses valises chez le finaliste malheureux de la Coupe de France 1972, Bastia. Là sa vitesse et son sens du dribble en font un élément de choix de l’attaque corse. Il mettra une saison pour devenir titulaire indiscutable. Les insulaires connaissent une période faste dans les années 70, grâce à un savant mélange de joueur du cru, de jeunes et de revanchards en quête de gloire. L’ascension est prudente avec le trio offensif Zimako – Félix – Merry Krimau et les corses frayent dans le ventre mou. En 1976 débarque un homme qui va changer la face de l’île : Dragan Dzajic. International yougoslave il va transfigurer l’équipe et Jacques, qui n’est plus un inconnu car souvent meilleur buteur de l’équipe, va connaître une ascension foudroyante. Les corses terminent 3ème du championnat et Jacques plante 15 pions, tandis que l’orge stéphanois s’enlise dans le ventre mou. A l’été 77, c’est l’effet papillon. Le remaniement complet de l’effectif stéphanois entrainent une échange standards entre Jacques et 2 gamins : Larios et Lacuesta. C’était écrit, Jacques ne connaîtrait pas la folle épopée de 78.
Il débarque donc à St-Etienne, comme bon nombre d’autres joueurs, notamment Laurent Roussey, Jean-Louis Zanon, Eric Bellus, tout trois issus du centre de formation. Les verts tentent de reconstruire avec l’Europe en point de mire. Après un exploit face à Eindhoven puis s’être débarrassé de Salonique, ils vont s’écrouler face aux allemands de Monchengladbach. Face Salonique justement, Zimako réussira sa spéciale : le corner direct. Assez logiquement, il tape dans l’œil de Michel Hidalgo avec qui il prépare la coupe du monde 78. Il ne sera pas du voyage, malgré un nouveau but sur corner direct contre l’Irlande. Ce sont Marc Berdoll le cannonier angevin et Olivier Rouyer, le finisseur de Platini à Nancy qui lui raviront sa place. Qu’à cela ne tienne, il attendra l’Euro 80. En 79, les verts se renforcent à nouveau avec Platini, Johnny Rep mais les titres échappent leur échappent toujours. Finalement, c’est en 81 qu’ils seront champion, véritable testament de 10 ans de domination du foot français. Pour Jacques, l’échec de la qualification à l’Euro 80 sonnera le glas de l’équipe de France et ce ne sera pas ce titre de champion ni même la finale de Coupe de France perdu face à Bastia qui changera quelque chose. Il quitte le club en sur ce titre et s’en va terminer tranquillement sa carrière. De cette époque bénie, Larios dit de lui : "Zimi ? une anecdocte ? une flèche mais une anecdote je la dis mais je ne veux pas qu’on se foute de sa gueule hein ? : c’est que des fois il allait tellement vite qu’il oubliait le ballon !"
Lui l’enfant des iles rejoint Sochaux pour y remplacer le Vieillissant Patrick Revelli. Il y reste 2 saisons (62 matches - 8 buts) avant de rentrer en corse pour finir sa carrière en 85. Zig-Zag laissera le souvenir d’un dribbleur exceptionnel et ouvrira la voie vers l’équipe de France à des générations de kanak.
Il reste en corse où il devient éducateur sportif jusqu’en 1994. Là il rentre en Nouvelle Calédonie pour aider le foot local à se développer. Il devient chef du service des sports de la ville de Deumbéa, dans la banlieue de Nouméa.





Commentaires
jacques est à présent responsable d'un centre de formation qui porte son nom en nouvelle calédonie