Jean-Claude Chemier
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1974 - 1975 |
|
0 | 0 |
| 1975 - 1976 |
|
23 | 0 |
| 1976 - 1977 |
|
37 | 0 |
| 1977 - 1978 |
|
34 | 0 |
| 1978 - oct 1978 |
|
8 | 0 |
| oct 1978 - 1979 |
|
23 | 0 |
| 1979 - 1980 |
|
33 | 0 |
| 1980 - 1981 |
|
34 | 0 |
| 1981 - 1982 |
|
34 | 0 |
| 1982 - 1983 |
|
32 | 0 |
| 1983 - 1984 |
|
35 | 0 |
| 1984 - 1985 |
|
34 | 0 |
| 1985 - 1986 |
|
17 | 0 |
| 1986 - 1987 |
|
? | 0 |
| 1987 - 1988 |
|
? | 0 |
| 1988 - 1989 |
|
? | 0 |
| 1989 - 1990 |
|
? | 0 |
| 1990 - 1991 |
|
? | 0 |
| 1991 - 1992 |
|
? | 0 |
-
1974 -
1976 :
Olympique Lyonnais
-
1976 -
oct 1978 :
Lille OSC
-
oct 1978 -
1984 :
Angoulême CFC
-
1984 -
1985 :
CS Louhans Cuiseaux
-
1985 -
1986 :
Montpellier HSC
-
1986 -
1992 :
Angoulême CFC
- 1976 : Finaliste de la Coupe de France (Lyon)
- 1978 : Champion de France de D2 (Lille)
Sa vie, son oeuvre
Le jeune Jean-Claude Chemier, natif de Lyon, est un pur produit de l’Olympique Lyonnais, qui lui offre un contrat pro en 1974. A l’époque, l’OL est un peu le poil à gratter du championnat, pas toujours régulier mais présent en Coupe. Derrière l’inamovible Yves Chauveau, gardien du temple depuis 1966 et légende du club, Jean-Claude apprend le métier. Le départ de ce dernier pour Monaco en 1974 va le projeter dans la lumière. En concurrence, avec le jeune Gilles De Rocco, Chemier a l’occasion de montrer sa valeur. Sauf que l’OL vit une saison catastrophique. Le 1er février 1976, Aimé Jacquet remplace Aimé Mignot sur le banc et une des premières décisions du futur sélectionneur est de changer de gardien. C’est donc De Rocco qui termine la saison et retire les lauriers de la finale perdue de Coupe de France. En Fin de saison, le pauvre Chemier est donc inviter à aller voir ailleurs.
Il trouve un poste à Lille où le titulaire, Jean-Claude Dusé a pris la tangente. L’équipe nordiste a perdu de sa superbe, avec les départs d’Alain De Martigny et Ignacio Prieto. La saison lilloise est un véritable calvaire, avec une place de relégable occupée presque toute la saison. Avec 67 buts encaissés, la défense et son ultime rempart sont montrés du doigt. Pourtant, entre Serge Besnard, Bernard Gardon, Patrick Zagar et Thierry Denneulin, ca aurait pu passer. Avec le recrutement de Zarko Olarevic et Pierre Pleimelding, les hommes du nouvel entraineur José Arribas, font une grosse saison et remporte le titre honorifique de champion de D2 contre Angers. Le rajeunissement de la défense, avec Pierre Dréossi et Alain Tirloit aura porté ses fruits, avec 28 buts encaissés. Malgré le titre, la carrière de Jean-Claude ne décolle pas vraiment. Lille fait venir Philippe Bergeroo de Bordeaux. Profitant de sa blessure, Chemier joue 8 matchs mais perd sa place.
Début octobre, il est vendu à Angoulême, en D2. Le club est alors dans les bas-fonds du championnat. Jean-Claude apporte un peu de sécurité dans les bois et relègue Frédéric Dobraje sur le banc. En Coupe, les charentais font un superbe parcours, se qualifiant pour les demis, après avoir éliminé Metz et Nancy. Contre Nantes, Angoulême explose 6-2 à Marcel Saupin. Par la suite, le club rentre dans le rang et devient une valeur sûre de la D2, jouant dans le ventre mou. Sans être excellent, Chemier fait le job dans les bois. Les saisons se suivent et se ressemblent, et JC verra passer quelques jeunes comme Eric Guerit ou Pascal Gastien. Et puis le drame inévitable arrive. Après une saignée à l’été 1983, qui voit Romuald Chojnacki, Hervé Flores et Mario Nardelli partir, le club descend en D3.
Jean-Claude quitte alors le club et rentre dans sa région, signant à Louhans-Cuiseaux, malgré les Alain Ollier, Hector Bargas, le frère d’Hugo, Pascal Raspollini, Saïd Hamimi et Franck Burnier, le club bressan descend lui aussi en amateur. Décidément, le choix du cœur n’est pas toujours le bon. Chemier reste néanmoins attractif sur le marché et s’engage avec Montpellier. Le club héraultais est assez ambitieux et compte sur ses jeunes pousses pour monter : Laurent Blanc, Franck Passi, Pascal Baills, Jean-Michel Guédé, encadrés par Christian Lopez, Karim Maroc, Andras Torocsik et Laszlo Kiss. Le début de saison complètement manqué coûtera néanmoins sa place à notre infortuné gardien, qui se verra préféré le jeune Jean-Yves Hours. Lors de l’été, Stéphane D'Angelo est recruté et Jean-Claude Chemier quitte le club.
Il rentre sur Angoulême où il va terminer sa carrière à l’âge canonique de 38 ans, sans retrouver la D2.
Après avoir raccroché les gants, Jean-Claude Chemier reste au club où il s’occupe des jeunes gardiens. Il y mènera une longue carrière de formateur jusqu’en 2007, où il fera même une pige à la tête de l’équipe première, jouant les pompiers de services après le débarquement de Nicolas Bastère.
Aujourd’hui, Jean-Claude Chemier anime une école de gardien pour enfant sur Angoulême : «On leur fait travailler les bases. La coordination des mouvements, les déplacements, les prises de balle, avant d'évoquer la fermeture des angles de tir et les dégagements. C'est un poste vraiment spécial. Si on parle de la solitude du gardien de but ce n'est pas par hasard. Sur le terrain, il faut savoir se mettre dans sa bulle, faire preuve de concentration et de détermination » explique-t-il.




Plus de résultats