Jean-François Hernandez
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1987 - 1988 |
|
0 | 0 |
| 1988 - 1989 |
|
0 | 0 |
| 1989 - 1990 |
|
21 | 0 |
| 1990 - 1991 |
|
32 | 1 |
| 1991 - 1992 |
|
33 | 1 |
| 1992 - 1993 |
|
31 | 1 |
| 1993 - 1994 |
|
31 | 0 |
| 1994 - 1995 |
|
29 | 1 |
| 1995 - 1996 |
|
31 | 0 |
| 1996 - 1997 |
|
0 | 0 |
| 1997 - dec 1997 |
|
0 | 1 |
| jan 1998 - 1998 |
|
14 | ? |
| 1998 - 1999 |
|
? | 4 |
| 1999 - 2000 |
|
33 | 0 |
| 2000 - 2001 |
|
14 | 2 |
| 2001 - 2002 |
|
15 | 0 |
-
1987 -
1994 :
Toulouse FC
-
1994 -
1995 :
FC Sochaux
-
1995 -
dec 1997 :
Olympique de Marseille
-
jan 1998 -
1998 :
SD Compostela
-
1998 -
2000 :
Rayo Vallecano
-
2000 -
2001 :
Atletico Madrid
-
2001 -
2002 :
Rayo Vallecano
- Aucun
Sa vie, son oeuvre
Pur produit du centre de formation toulousain, Jean-François Hernandez fait ses débuts en pro à 20 ans. Successeur annoncé du vieillissant Jean-Luc Ruty, il va apprendre les ficelles du métier à côté de l’emblématique libero sochalien. Simple hasard ou non, lorsque Jef Hernandez arrive à maturité, les violets entament leur déclin. L’équipe qui avait éliminé le Napoli de Maradona en 1986 a bien changé et la nouvelle génération, bien que talentueuse avec des éléments comme Mickael Debève, Jean-Christophe Debu, Jean-Philippe Delpech, Pascal Despeyroux, n’est pas au même niveau. Le ventre mou laisse place à l’Europe et Toulouse se met à flirter avec la zone rouge. En fait c’est surtout devant que ca coince. Beto Marcico n’est plus aussi décisif et les jeunes ne sont pas non plus monstrueux : Nicolas Bastère ou encore Anthony Bancarel, ce n’est pas du même calibre qu’Omar Da Fonseca ou Yannick Stopyra. 19ème en 1991, le TéféCé ne se sauve que grâce aux relégations administratives de Nice, Bordeaux et Brest. Tandis que Ruty approche de la retraite, Hernandez domine une défense composée du belge Stéphane Demol et de Christophe Galtier. Le fait d’avoir senti passer le vent du boulet en 1991 va pousser les dirigeants à faire un effort avec les arrivées de Viliam Hyravy, un buteur slovaque assez moyen et Bernard Ferrer, un milieu polyvalent en provenance de Brest. Après une saison assez moyenne, Jef Hernandez s’affirme comme un très bon libero, assez mature, avec une bonne vision, du calme, bref toutes les qualités pour le poste. En fait si Toulouse termine dans le ventre mou, il le doit surtout à son gardien Fabien Barthez. Celui-ci partira à l’OM et la galère va commencer. L’équipe se maintien très difficilement en 1993 avant de descendre l’année suivante. Bancarel, qui avait porté l’équipe à bout de bras n’est plus en réussite, Olivier Pickeu, arrivé de Montpellier n’est pas le goleador espéré et en défense, la présence rassurante de Sylvain Kastendeuch ne suffit pas à éviter la relégation. Jef, qui a le vent en poupe, n’a pas très envie d’évoluer à l’échelon inférieur, alors il quitte le club.
Il rejoint Sochaux où il doit prendre la relève de Faruk Hadzibegic. Très mauvais choix, puisque la fanfaronnade doubiste va prendre fin après un long déclin. Les lionceaux vont dégringoler tout la saison jusqu’à la place de dernier en deçà de laquelle on ne peut descendre. Devant la doublette Lionel Prat - Henk Vos fait le boulot avec 11 et 14 buts, mais derrière, ca flotte beaucoup autour du binôme Nicolas Weber, arrière gauche et Jef Hernandez, dans l’axe. Entre Philippe Cuervo, André Blanc, Laurent Croci, Bernard Piton et Roman Szewczyk, l’entraineur n’arrive pas vraiment à trouver la solution. Jef connaît sa 2ème relégation consécutive mais conserve une certaine notoriété.
Quitte à évoluer en D2, autant le faire à l’OM, qui en plus joue la montée. C’est ainsi qu’il débarque à Marseille, dans le rôle du futur patron, après les départs à la retraite programmés de Bernard Casoni et Marcel Dib. Étonnamment, il s’adapte parfaitement bien au bouillonnant contexte marseillais et fait une très bonne saison. La défense type c’est Galtier - Casoni - Hernandez - Jambay est assez solide et il s’en manque de peu que Marseille emporte le titre de champion. Et puis tout va basculer. RLD rachète l’OM, dépense sans compter pour permettre au club de retrouver son lustre. On attend encore mais au moins on a bien rigole cette saison 96-97… enfin, pour éviter de ne pas pleurer. Jef se retrouve complètement placardisé et c’est la mémorable triplette Chris Makin - Yvan Franceschini - Alberto Malusci qui débarque. Les trois larrons ne resteront pas longtemps à l’OM et plutôt que de rappeler le pauvre Jef, les dirigeants auront la bonne idée de rapatrier le soldat Laurent Blanc. Après 1 ans et demi sans jouer, Jef est prêté en D1 espagnole, à Saint Jacques de Compostelle.
Avec un patronyme pareil, Jef ne pouvait que se plaire de l’autre côté des Pyrénées. Pour paraphraser Furlan, il ne va pas renier ni ses gènes, ni sa race et l4espagne sera son El Dorado. Il y retrouve d’ailleurs quelques français, comme Franck Passi et Stéphane Pignol, le petit frère de l’autre, qui n’aura jamais joué en France. Arrivé pour solidifier la défense, il n’empêchera pas la relégation de son club. Dans la foulée, il signe au Rayo Vallecano, le River Plate du pauvre. Bien que 5ème, le club parvient à se hisser en D1 de manière hautement improbable. La réserve de l’Atlético Madrid termine 2ème et ainsi libère une place de barragiste dont le Rayo va profiter. Là dessus, Jef va faire une saison énorme, manquant 4 buts pour 33 matchs. Grand artisan du maintien, il est recruté par l’Atletico, qui avait sans doute déjà un œil sur lui depuis longtemps. Il ne parvient pas à s’imposer dans la défense des colchoneros, qui pourtant évolue en D2 !! Il va rater la montée et ne s’attarde pas au stade Vicente Calderon.. Pour sa dernière année de pro (notre animal n’a que32 ans), il revient au Rayo, où évoluent Eric Roy et Bruno Rodriguez. Il disputera une quinzaine de match, le plus souvent handicapé par des blessures, qui déjà l’avaient pas mal gêné lors de son passage à l’Atletico… A 33 ans, il range définitivement les crampons…
Depuis sa fin de carrière, Jef Hernandez a complètement disparu de la circulation. Il doit probablement toujours vivre ne Espagne…





Commentaires
C'est une photo de Serge Blanc que tu as mis mon cher Roulion.
Oups, je trouvais aussi qu'il avait bien changé... :thinking: et qu'en plus il me disait quelque chose.
je vais changer ça...