Jean-Louis Desvignes
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1975 - 1976 |
|
0 | 3 |
| 1976 - 1977 |
|
37 | 1 |
| 1977 - 1978 |
|
12 | 0 |
| 1978 - 1979 |
|
25 | 0 |
| 1979 - 1980 |
|
24 | 0 |
| 1980 - 1981 |
|
20 | 0 |
| 1981 - 1982 |
|
21 | 0 |
| 1982 - 1983 |
|
16 | 0 |
| 1983 - 1984 |
|
0 | ? |
-
1975 -
1976 :
Girondins de Bordeaux
-
1976 -
1981 :
SC Bastia
-
1981 -
1984 :
Olympique Lyonnais
- 1978 : Finaliste de la Coupe UEFA (Bastia)
- 1981 : Vainqueur de la Coupe de France(Bastia)
Sa vie, son oeuvre
Natif du bordelais, le bien nommé Jean-Louis Desvignes intègre le centre de formation des girondins en 1975 à 19 ans. Promis à la réserve, dont il est le capitaine, il ne restera pas bien longtemps en Gironde. Sur l’île de Beauté, pierre Cahuzac, l’entraineur de Bastia repère le jeune homme. Milieu de terrain défensif infatigable, hargneux mais également pas dégueu balle au pied et assez précis dans es ouvertures, Jean-Louis a tout d’un grand.
Il débarque donc en corse à l’été 76, dans l’anonymat le plus complet, pour succéder à José Broissart, emblématique joueur du sporting. Le bourge s’intègre super bien et Bastia fait une saison fantastique, avec son trident offensif Jacques Zimako - François Félix - Dragan Dzajic. Au milieu, Jean-Louis forme une doublette très solide avec Georges Franceschetti, derrière le légendaire Claude Papi. Les corses terminent 3ème du championnat, manquant le titre de pas grand-chose. La saison suivant allait rentrer dans la légende avec un parcours homérique ne Coupe d’Europe. Les corses se renforcèrent avec les prêts de 2 stéphanois Jean-François Larios et Félix Lacuesta. La concurrence de ces 2 excellents joueurs allait pénaliser l’ascension de Jean-Louis, obligé de partager son temps de jeu avec le vieillissant mais expérimenté Franceschetti. Opposé au premier tour au Sporting Lisbonne de Salif Keita, les insulaires créent la surprise en s’imposant au Portugal. Au tour suivant c’est Newcastle qui se présente. Rapidement mené 1-0 à domicile au match aller, les corses reverse la vapeur grâce à un Claude Papi étincelant, inscrivant un doublé salvateur. Au retour, tout allait basculer pour le pauvre Jean-Louis qui se ruine le genou. Il manquera le reste de la saison. Opéré à plusieurs reprises, il subira une ablation du ménisque. Il ne s’en remettra jamais vraiment, fauché au champ d’honneur. Sans lui donc les corses s’imposent à St James park, puis se débarrassent du Torino, mettant fin à plusieurs années d’invincibilité des grenat dans leur antre du Comunale (Victoire 3-2). Après avoir douché Iena 7-2 à Furiani puis éliminé les Suisse du Grasshoppers en demi, les corses s’incline en finale contre le PSV. Le match aller a lieu en corse sur un terrain à la limite du praticable : 0-0... Au retour 3-0 pour les bataves, sans appels… victime de la répétition des matchs, les corses n’auront pas réussi à courir tous les lièvres à la fois, tant en championnat qu’en Coupe. A l’été, Larios rentre à St Etienne et Lacuesta reste. De nouveaux joueurs font leur apparition, comme César Nativi qui profite de la blessure du basque. Jean-Louis fait une très bonne saison mais rien n’est plus comme avant, il joue un peu avec le frein à mains et manque pas mal de match à cause de petites blessures récurrentes. Après les années fastes, Bastia, pillé de toute part, redescend sur terre. 16ème en 1979, le club frôle même la descente l’année suivante, avec une médiocre 16ème place. Effectivement, on ne remplace pas des joueurs du calibre de Johnny Rep aussi facilement : Simeï Ihiliy et Slobodan Vucekovic ne sont pas les cracs annoncés. Pour Jean-Louis, l’arrivée du milieu Gérard Verstraete amorce une fin de carrière en corse un peu en dent de scie. Il retrouve sa place lors de la saison 80-81 sa dernière en corse, et forme un sympathique trio avec Alain Fiard et Félix Lacuesta. Si en championnat Bastia redresse la barre et termine 12ème, c’est en Coupe que les insulaires font parler d’eux. Avec un Roger Milla de feu, ils se hissent en finale contre les verts, qui son champion cette année là. Face aux Platini, Rep et autres Larios, Bastia fait mieux que résister et s’impose 2-1 (Louis Marcialis (50') et Roger Milla (58') pour Bastia; Jacques Santini (sur pen., 72') pour Saint-Étienne.
Jean-Louis Desvignes, arrivé en fin de contre quitte la corse et rejoint l’OL. Il fera une première saison relativement correcte, même si il est souvent barré par Alain Moizan, Alain Olio ou encore le jeune Laurent Fournier, ou encore Bernard Boissier. Toujours en délicatesse avec son genou, il passe une 2ème saison noire, où il ne joue que très peu. De surcroit l’OL est rétrogradé en D2. Il terminera son contrat avec une année en réserve, éternellement blessé. A 27 ans, il préfère raccrocher les crampons et se soigner plutôt qu’aller cirer le banc dans une équipe de D2 ou de D3… Dommage…
Depuis sa fin de carrière, Jean-Louis Desvignes a complètement disparu de la circulation.. Un épais mystère entoure sa reconversion…




Plus de résultats