Jean-Luc Le Magueresse

Natif de La Rochelle, Jean-Luc Le Magueresse fait sa formation à l’INF Vichy, comme de nombreux joueur de sa génération. Là-bas, il apprend l’humilité, l’abnégation, le courage et le travail, toujours le travail.
Jean-Luc Le Magueresse

En Bref

-
25 avril 1961
Défenseur
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1980 - 1981 Stade Brestois 10 0
1981 - 1982 Stade Brestois 5 0
1982 - 1983 Stade Brestois 34 0
1983 - 1984 Stade Brestois 21 1
1984 - 1985 Stade Brestois 31 1
1985 - 1986 Stade Brestois 15 0
1986 - 1987 RC Paris 15 0
1987 - 1988 RC Paris 13 0
1988 - 1989 RC Lens 2& 0
1989 - 1990 En Avant Guingamp 27 5
1990 - 1991 En Avant Guingamp 8 0
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • Champion de D2 1981 (Brest)

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Natif de La Rochelle, Jean-Luc fait sa formation à l’INF Vichy, comme de nombreux joueur de sa génération. Là-bas, il apprend l’humilité, l’abnégation, le courage et le travail, toujours le travail. Baladé de poste en poste, libéro, arrière latéral, n°6, il s’accroche et gardera un souvenir ému de sa jeunesse vichyssoise. « Les élèves qui entrent à l'INF sont généralement moins doués que ceux qui sont dans les centres de formation. Mais les entraîneurs de Vichy se chargent de gommer la différence par le travail. Le hasard me fit, un jour, jouer sous les yeux d'Alain de Martigny en lever de rideau de St Etienne-Brest en 78-79. Bastia s'était aussi renseigné mais la proposition de Brest me semblait plus sérieuse : ADM s'adressait à un homme pas à un numéro comme les Corses qui cherchaient un 6 ! »

C’est don comme ça qu’il débarque dans le Finistère, en 1980, alors que le B-A est en D2. Il participe activement à la remontée du club dès sa première saison. Polyvalent, il est capable de jouer à tous les poste défensif, derrière ou au milieu. Il n’est pas titulaire la première année mais conscient que le B-A est en train d’écrire les plus belles page de son histoire, il travaille dur. La saison suivante, un vilaine blessure l’écarte des terrains durant 7 mois mais il revient bien. En1982-83 il réussit une de ses meilleures saisons. Reste en mémoire un excellent 0-0 à Bordeaux où en position de stoppeur, couvert par Drago Vabec puis Jean-Pierre Bosser il muselle Bernard Lacombe et permet à Yvon Le Roux de monter régulièrement. Le Magueresse avait des raisons personnelles de vouloir réussir un sans-faute à Bordeaux : au match aller, c'est lui avait offert la victoire aux Girondins. Avant ce match, sa femme accouche d’une petite Nolwenn dont on reparlera. Brest joue souvent les trouble-fête en D1 et Le Magueresse est partie prenante de ce renouveau à l’Ouest. Malheureusement, en 1985 il vit une année noire. Victime d’une pubalgie, il passe toute la saison hors des terrains. Il revient sur les terrains dans l’équipe B et face au Mans, il plante un des plus beaux buts de sa carrière, sur un coup-franc de 35m : « C'est une bonne reprise et cela m'étonnerait que j'inscrive un but pareil d'ici longtemps. J'ai eu de la chance car Gérard Bernardet voulait tirer ce coup-franc mais je lui ai dit qu'il était situé trop loin du but. Nous avons bien contrôlé le jeu et même quand Le Mans a dominé nous n'avons pas été mis en danger » A la fin de la saison il part pour le Matra Racing où il retrouve son premier entraîneur Alain de Martigny.

Anonyme au milieu des stars du Matra, il rencontre quelques cadors de la défense, comme Maxime Bossis ou Thierry Tusseau (dans une moindre mesure). Sans doute pas complètement remis de sa pubalgie, il doit également faire face à une concurrence féroce à tous les postes, que ce soit en défense centrale ou au milieu. Après 2 saisons moyenne où il ne dispute que 28 matchs en tout et pour tout, il part pour Lens afin de se relancer (sic)

Dans le nord, il ne restera qu’un an. Ses ennuis de santé le perturbent de plus en plus et il ne joue qu'une vingtaine de matchs à cause sde diverses blessures : « J'ai malheureusement connu la relégation avec à Lens, car nous avions une jeune équipe à ce moment-là. Mais évoluer à Bollaert reste un moment inoubliable, d'autant que je portais le brassard. » Plutôt que de rester dans l’Artois, Jean-Luc part à Guingamp, en D2 où il termine sa carrière en pro en 1991. « Je n'ai pu hélas que jouer durant une saison et demie, car mon genou a définitivement lâché. J'étais venu en même temps que Jean-Marc Pilorget, Christophe Gardié et Stoycho Mladenov entre autres. Je me souviens que sur le papier nous avions une équipe solide, mais nous avions raté notre saison. Je suis le seul qui était resté. Je garderais surtout un souvenir marquant du président Le Graët qui est un personnage. »

Que devient-il ?

Comme Beaucoup, il a tout d’abord espéré une carrière de coach et c’est à Dirinon qu’il entame une carrière d’entraîneur-joueur : classique. En 1992, soit 6 mois avant sa demande de divorce, il s'installe avec sa concubine actuelle et quitte le domicile, abandonnant femme et enfant

Pendant ce temps, sa fille Nolwenn grandit et opte pour le nom de sa mère, Leroy, comme Jérôme ou Claude mais aucun lien. Celle-ci s’inscrit à la Starac’ 2 qu’elle remporte. La France entière redécouvre alors ce joueur oublié, qui flaire la bonne affaire pour revenir sur le devant de la scène. Il publie photo et bio dans Paris Matchs afin de recouvrer un semblant de notoriété. L’affaire fait scandale chez les fans et Nolwenn est partagée entre rancœur et déchirement. Elle lui écrira même une chanson.

Aujourd’hui Jean-Luc est consultant sur TV Breizh et attaché commercial au Stade Brestois où il s’occupe, entre autre, de dénicher des sponsors… « Je garde des contacts intéressants dans ce milieu, même si je fréquente plus les chefs d'entreprises dans ma fonction. »

Photos

Le Magueresse sous le maillt de Guingamp
Le Magueresse sous le maillt de Guingamp
Le Magueresse sous le maillt de Guingamp

Commentaires

Posté le dim, 10/05/2009 - 23:42

quelle brelle celui la!!!!et lache en plus au niveau familial

Posté le jeu, 05/05/2011 - 20:50

Jean-Luc est un mec très sympa.
Celui qui vient de le traiter de brelle de maniere anonyme en plus est un imbécile.

On ne parle pas de ce que l'on ne connait pas surtout en matière de vie privée.