Jean-Michel Larqué
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1965 - 1966 |
|
4 | 0 |
| 1966 - 1967 |
|
22 | 7 |
| 1967 - 1968 |
|
21 | 5 |
| 1968 - 1969 |
|
19 | 2 |
| 1969 - 1970 |
|
28 | 9 |
| 1970 - 1971 |
|
33 | 7 |
| 1971 - 1972 |
|
38 | 13 |
| 1972 - 1973 |
|
36 | 12 |
| 1973 - 1974 |
|
33 | 7 |
| 1974 - 1975 |
|
33 | 9 |
| 1975 - 1976 |
|
32 | 5 |
| 1976 - 1977 |
|
22 | 2 |
| 1977 - 1978 |
|
5 | 0 |
| 1978 - 1979 |
|
17 | 0 |
| 1979 - 1980 |
|
? | ? |
| 1980 - 1981 |
|
? | ? |
| 1981 - 1982 |
|
? | ? |
| 1982 - 1983 |
|
? | ? |
-
1965 -
1977 :
AS Saint Etienne
-
1977 -
1979 :
Paris Saint Germain
-
1979 -
1983 :
RC Paris
- 7 titres de Champion de France de D1 : 1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975 et 1976 avec l'AS Saint-Étienne
- 3 fois Vainqueur de la Coupe de France : 1970, 1974 et 1975 avec l'AS Saint-Étienne
- Trophée des Champions : 1969
- Finaliste de la Coupe d'Europe des Clubs champions 1976 avec l'AS Saint-Étienne (1/2 finaliste 1975)
- Équipe de France A : 14 sélections, 3 fois capitaine, et 2 buts en équipe de France entre 1969 et 1976
- Quart de Finaliste aux Jeux Olympiques de 1968 à Mexico
- 14 sélections en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Natif des Pyrenées-Atlantiques, c'est tout naturellement à la JAB de Pau que le jeune Jean Mimi débute sa formation. A l'âge de 17 ans, à peine, il gagne en 1964 le concours du jeune footballeur. Il est alors repéré par des clubs professionnels et notamment l'AS Saint-Etienne, qui le fait signer en 1965. Le club du Forez n'est pas encore à l'époque LE club mythique mais est en passe de le devenir, grâce à l'apport de la jeune génération, dont le jeune béarnais fait partie.
Joueur et leader emblématique des verts, Jean Michel Larqué est, avec son poto Hervé Revelli, le joueur le plus titré de l'histoire du championnat de France. Jean-Michel avait tout pour éclore au plus haut niveau : une technique balle au pied irréprochable, des dispositions tactiques qui lui permettaient déjà à l'époque d'anticiper les actions, et un sens du jeu inné. Mais Larqué c'était avant tout un meneur d'homme : le capitaine des verts sera l'un des principaux artisans de la presque victoire des verts en coupe d'Europe en 1976.
Presque victoire si l'on mesure l'engouement généré à l'époque par les joueurs de Robert Herbin, qui ont tout de même défilé sur les Champs-Elysées après une défaite. Au retour de leur finale de Glasgow, le 13 mai 1976, des dizaines de milliers de supporters attendent Cricri, Bathenay, Larqué, l'ange vert et consorts pour les féliciter. La génération verte permettra à tous les supporters français de croire qu'il y a une fin à la loose. Car le football européen des années 1970, comme celui des années 1960, s'est très bien passé des clubs français. L'épopée verte redonne espoir à cette France complexée par la crise économique et les conséquences du premier choc pétrolier.
Et cette finale de 1976, les verts la doivent pour beaucoup à leur meneur de jeu (qui sort la langue pour faire un crochet) : Larqué plante en effet deux coup-francs extrêmement précieux en demi et en quart contre le Dynamo de Kiev et le PSV Eindhoven. Ces images sont gravées à jamais dans l'inconscient populaire : Larqué, dans un short taille caleçon, le maillot très près du corps, la coupe de Playmobil saute dans les bras de ses coéquipiers. Si le destin de Jean-Michel Larqué est indissociable de celui des Verts, l'apogée intervient donc en 1976. Car, comme toute une génération de joueurs, le numéro 8 des verts est passé en mai 1976 « à côté de la montre en or ». Cette expression vient d’ailleurs du père de Jean-Michel Larqué, qui avait promis une jolie montre en or à son fils s’il gagnait le titre européen. Pas de coupe d’Europe, pas de montre. Pour ne pas avoir pu satisfaire son père, Jean-Michel fond en larmes devant les caméras de télévision. Le leader des verts craque : il est non seulement déçu sportivement de n’avoir pas pu ramener la Coupe dans le Forez, mais aussi humainement. Tout un symbole. La motivation tend alors à s’effriter, le cœur n’y est plus. A 28 ans, Larqué sait qu’il vient de rater l’aboutissement de sa carrière après 7 titres nationaux.
La saison qui s’ensuit s’avère très décevante pour Larqué. Sans doute secoué par la défaire de mai, il ne parvient pas à retrouver la motivation. Il se dispute avec le Sphinx : Robert Herbin, et devient champion de France… avec l’équipe réserve. Larqué est dégoûté, il arrête de jouer à 29 ans. Je veux devenir entraîneur et gagner des titres se dit-il alors.
Il part pour le PSG de Daniel Hechter armé d'un fol espoir, pour y vivre, croît-il, une nouvelle aventure humaine, lui le nostalgique de la grande époque des verts. Mais après un début de saison difficile, le PSG est dernier du championnat. En l’absence de meneur et de fond de jeu, Larqué rechausse les crampons et devient l’entraîneur-joueur de l’équipe. Larqué ne parvient pas à choisir. Sans doute à 29 ans est-il trop jeune pour entraîner ? D’autant que ses bons restes et sa vista technique lui permettent tout de même de continuer à jouer. Il redeviendra un simple joueur durant deux saisons, sans saveur pour le club parisien, qui plafonne dans le ventre mou du championnat. Le départ d’Hechter, remplacé par Francis Borelli, laisse des traces.
Jean-Michel quitte le club parisien en 1980 et met un terme à sa carrière.
Rapidement, Jean-Michel est sollicité. Il occupe d’abord le poste de Manager Général du PSG, avant de devenir entraîneur-joueur du Racing de Paris. Il continuera longtemps à jouer, jusque 1983. Il croisera d’ailleurs le chemin du jeune Bruno Lopez, alias Kool Shen, du groupe NTM, qui décrira pour l’anecdote le Larqué de l’époque comme un milieu de terrain peu mobile avec un physique de vétéran, qui tirait les coups de pieds arrêtés et se contentait de lancer les attaquants en profondeur.
La carrière post-footballistique de Larqué sera marquée par plusieurs étapes : rédacteur en chef de Onze Mondial, manager général de l’ASSE, fondateur des stages d’été Jean-Michel Larqué, membre actif du variétés club de France… mais une constante : la télévision.
Entre 1980 et 1984, Larqué commente avec son compère Thierry Roland les matches de football sur Antenne 2, puis sur TF1 entre 1985 et 2005.
Son bon sens populaire, ses expressions franchouillardes qui fleurent bon le cassoulet et sa mauvaise foi légendaire font de Larqué LE consultant complémentaire de Thierry Rolland. Il aime également s'épancher dans le défaitisme, comme en témoigne ce commentaire de fin de match contre la Bulgarie en 1994 : "oh que je n'aime pas ça... oh que je n'aime pas çaaaaaaaa.." (but de Kostadinov) "oh que je n'aime pas ça... oh que je n'aime pas çaaaaa...".
En fin de carrière également sur le plan télévisuel, après plus de 20 ans de collaboration avec Tf1, le duo est séparé. Ayant vécu en direct en 2002 lors de la triste coupe du Monde une dispute du vieux couple au sujet des places de la finale, les dirigeants de TF1 ont senti le vent tourner. Exit Thierry Rolland, jugé trop vieux et trop facho. C’est Gilardi qui va reprendre le flambeau. Larqué, l’ancien, apparaît désormais sûr de son fait et de sa science footballistique. Il devient relativement difficile à écouter car il se sent omniscient. Avec ses têtes de turcs il plombe l’ambiance des matches, prenant ouvertement Gilardi pour un pigiste de Picsou Magazine en début de carrière.
Larqué aujourd'hui c'est aussi le Larqué Foot, un talk-show footballistique sur Radio MontéCarle comme on disait en 76. Larqué reçoit des invités pour parler du temps qui passe et conclure que c'était mieux avant, à l'époque des maillots moulants et de la France qui perd. Sans doute.
Après 26 ans de bons et loyaux service, Jean-Michel a quitté TF1 après la Coupe du Monde en Afrique du Sud... Une page se tourne.
Photos
Musique
Footbrothers remixe les commentaires de Thierry Roland et Jean-Michel Larqué dans une magnifique métaphore sexuelle... Boulevard des hits 91 en force
La réplique culte de Jean-Michel Larqué mise en musique... La chanson a été reprise au stade Nungesser pendant le match Valenciennes-Monaco de coupe de France en 1992. Un re-make appelé "N'est-ce pas Jean-Michel" a été chanté depuis dans les tribunes.






Commentaires
Tellement vrai que j'ai fini par couper le son quand je regarde les matchs sur TF1
Il n'en reste pas moins que Larqué a été un très grand joueur.