Joël Henry

Milieu offensif plutôt fantasque formé à Lille, Joël Henry a sillonné la France, passant par Brest où il passa des soirée mémorables en compagnie de Pardo, Nice, Toulon et Nantes, avant de finir à Limoges
Joël Henry

En Bref

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19 Avril 1962
Milieu
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1978 - 1979 Lille OSC 2 2
1979 - 1980 Lille OSC 7 5
1980 - 1981 SC Bastia 25 6
1981 - 1982 Lille OSC 18 8
1982 - 1983 Lille OSC 29 8
1983 - 1984 Stade Brestois 36 4
1984 - 1985 Stade Brestois 31 2
1985 - 1986 Stade Brestois 17 5
1986 - 1987 OGC Nice 33 4
1987 - 1988 Sporting Toulon 34 2
1988 - 1989 FC Nantes 27 3
1989 - 1990 FC Nantes 33 2
1990 - 1991 FC Nantes 32 0
1991 - 1992 FC Nantes 21 ?
1992 - 1993 Limoges FC ? 4
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • 1981 : Vainqueur de la Coupe de France(SC Bastia)

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Natif d’Armentières, Joel Henry fait sa formation au LOSC à la fin des années 70. Fin dribleur, très explosif, i montre très jeune un talent incroyable et un peu plus de 16 ans, Arribas le lance dans le grand bain de la D1 pour un match face à Nantes (0-0). Barré par Didier Simon ou Roberto Cabral, il ne joue que très peu et au bout de 2 ans, il est prêté au SC Bastia. Entre temps, il aura fait la rencontre d’un autre jeune milieu : Bernard Pardo. Malgré son jeune âge, il prend la succession de Claude Papi et forme avec Louis Marcialis, Roger Milla et Simei Ihily, une attaque de feu. Plein de créativité, tout en surgissement et en raid virevoltant, il réalise sa première saison aboutie. Si en championnat, les corses se contentent du ‘une place en milieu de tableau, après avoir frisé la zone rouge pendant l’hiver, ils se refont la cerise en coupe. Ils atteignent la finale contre St Etienne, futur champion, avec toutes ses stars : Michel Platini, Johnny Rep… Plein de suffisance, les verts se feront surprendre par une équipe corse qui va jouer sans complexe. Joël Henry donne le tournis à la défense stéphanoise Battiston - Lopez - Gardon - Janvion. A la 50ème, Marcialis ouvre le score, quelques minutes plus tard, Milla double la mise. Malgré la réduction du score sur pénalty par Jacques Santini, ce sont les corses qui l’emportent…

Malheureusement pour cette équipe, Joël rentre à Lille à l’issue de son prêt. Dans le nord, il ne trouve qu’une place de remplaçant. C’est que bien que très talentueux, Joel Henry n’en est pas moins un grand fêtard. Il se partage le temps de jeu avec Didier Simon, autour de Stéphane Plancque et Slavoljub Muslin. Devant, l’attaque Delemer - Engin - Françoise laisse toutefois à désirer, malgré ces bons pourvoyeurs de ballons. Lille termine à une modeste 14ème place. Arnaud Dos Santos remplace Arribas en 1982 et Henry s’impose définitivement dans le milieu nordiste et réalise une excellente saison, avec 8 buts en 29 matchs. Les résultats ne sont pas meilleurs pour autant.

International espoir, il est alors en fin de contrat et beaucoup de clubs pensent à lui. Il va finalement choisir Brest : « J'ai joué la corde sentimentale, la fibre amitié avec Bernard Pardo et j'ai signé à Brest. ». Vont suivre alors 3 saisons de rêve, où il va faire les 400 coups avec son pote provençal, écumant les bars de la ville, toujours dans les bras d’une fille. Les anecdotes sont aussi nombreuses que truculentes… Hélas le foot passe un peu au second plan pour celui qui avait éclipsé Platini lors de la finale de 1981. Malgré des joueurs très talentueux, Brest navigue en eau trouble. Pour Joël Henry, les années brestoises seront les meilleures de sa carrière mais sportivement, il laissera filer sa carrière. Entre les bars et les filles, il jouera à tous les postes : comme avant-centre même, lorsque Gérard Buscher n’était pas là, attaquant de soutien, ou milieu…Bref tout le monde laisse faire, le Président Yvinec en premier, qui évoque la question du dopage : « j'ai eu des joueurs à le faire. Pas beaucoup, et eux, c'était plus pour atténuer les effets d'une nuit catastrophique que pour doper leurs performances sur le terrain. J'ai été obligé de prendre directement des sanctions !! ». Henry garde des souvenirs plein la tête : « on était pros et on s'amusait comme des amateurs, sans prise de tête. Personnellement, j'ai connu beaucoup de joies et de satisfactions avec ces joueurs. C'était une belle époque, loin de ce foot business actuel. On communiait beaucoup avec le public sur le terrain, mais aussi en dehors ! À une époque, le club a connu de gros problèmes financiers et nous n'avons pas été payés durant plusieurs mois. Cela ne nous a pas empêchés de jouer, d'aller à l'entraînement avec toujours autant de plaisir. On mangeait les uns chez les autres et on sortait beaucoup ensemble. On vivait bien, avec beaucoup de joie de vivre. » Cette joie de vire, il la raconte aussi dans le détail : « Il y a aussi l'épisode avec Milan Radovanovic, le directeur sportif. On devait aller au vert dans un hôtel à Brest. On est arrivés en retard au rendez-vous, fixé à 18 heures parce qu'on s'était attardés avec Bernard Pardo dans ... le propre bar de Milan ! Ce dernier nous a engueulés avec son accent yougoslave. On a joué profil bas, puis, quand on est partis pour l'hôtel, je conduisais et on l'a semé en voiture, on a fait demi-tour et on est retournés au bar. Milan, lui, nous croyait à l'hôtel. Bon bah, on s'est encore pris une amende ... ». Les dirigeants finiront tout de même par se laisser.

En 1986, il quitte Brest pour Nice. Avec Fabrice Mège, il forme un bon duo offensif, derrière Wilmar Cabrera - Philippe N'Dioro et Marc Pascal. Malgré d’indéniables qualités, l’équipe ne tourne pas très bien. IL ne s’attarde donc pas au club et rejoint Toulon la saison suivante où il retrouve son compère Pardo, le tout sous la houlette de l’inénarrable Rolland Courbis. Avec le sFrançois Zahoui, David Ginola, Alain Bénédet, Bernard Casoni, Roger Mendy, Toulon fait une saison exceptionnelle et accroche une 5ème place inespérée.

Malgré ces bons résultats, Joël change encore de club. C’est que Nantes lui a fait une proposition, et pour lui, c’est un peu un aboutissement. Pas de chance, il arrivera à la mauvaise époque, durant l’ère Blazevic. Coincé entre 2 générations, celle de la fin des années 70, avec Loïc Amisse, Maxime Bossis, etc, qui termine doucement et la futur génération Pedros - Loko - Nicoals Ouédec. A son arrivée, il offre des ballons au tandem Mo Johnston - Thierno Youm et réalise une bonne saison, qui lui permet de glaner une prolongation, alors que les propositions affluent : « j'avais reçu une offre que je qualifierais de faramineuse par rapport à ce que je touche ici. Or, l'aspect sportif était, pour moi, essentiel. Et, ici, à Nantes il me semble que tout est réuni pour réaliser quelque chose de bien. J'ai beaucoup bougé dans ma carrière et je souhaite maintenant poser mes valises de manière durable. Evoluer à Nantes, c'était un de mes rêves. Pour tout ce que ce club représente. Et je crois franchement qu'on a les atouts pour faire un "truc" et retrouver rapidement la Coupe d'Europe .... ». Il ne connaitra malheureusement jamais l’europe en 4 ans… Avec 2 12ème place. Durant sa dernière saison, il va se blesser sérieusement au genou et annonce sa retraite en 1992. Il fera une dernière pige à Limoges : « J'ai été blessé au genou à la fin du mois de mars et ça a duré jusqu'à la fin de la saison. Je savais que mon genou ne tiendrait pas. En DH, ça va mais je ne peux pas m'entrainer tous les jours. J'ai donc décidé d'aller à Limoges, en DH. Je suis également des cours de gestion, de comptabilité et de commerce pour ma reconversion. En 14 années, j'ai vécu des choses fabuleuses, beaucoup voyagé et beaucoup appris sur les hommes. J'estime que si je n'ai pas été plus haut, c'est parce que je n'avais pas les qualités requises. Je sais bien que j'ai toujours trainé une réputation de bringueur et que ça m'a causé du tort mais ça ne m'intéresse pas... Je me suis toujours bougé le c.. sur un terrain et ceux qui me connaissent le savent bien. Du moment que je me fais plaisir ainsi qu'à mes proches, je suis heureux ... ». Belle philosophie…

Que devient-il ?

Après sa carrière, Joël Henry reste dans le limousin et monte sa propre entreprise : « Je suis installé près de Limoges. Il y a 8 ans, j'ai créé une société de nettoyage industriel, « Pro D'Hyg ». J'en ai racheté une autre cette année et j'emploie, environ, 40 personnes ! C'est passionnant, différent de mes années footballistiques, mais je m'y éclate bien..

Le foot, il a complètement décroché, privilégiant sa nouvelle vie « Je regarde le parcours de mes anciennes équipes, mais sans plus ! Je regarde les résultats, je lis la presse mais j'ai un peu déconnecté du monde du football. »

Photos

JOël Henry lors d'une réunion d'ancien brestois
JOël Henry lors d'une réunion d'ancien brestois
Joël Henry tout jeune à Lille
Joël Henry tout jeune à Lille
Joël Henry à Toulon
Joël Henry à Toulon
JOël Henry lors d'une réunion d'ancien brestois
Joël Henry tout jeune à Lille
Joël Henry à Toulon

Commentaires

Posté le jeu, 03/11/2011 - 02:01
Metz

Déconnecté

Il me semble qu'aujourd'hui il est devenu gérant d'un société de nettoyage... Mais je ne sais plus où.

Posté le mar, 10/07/2012 - 21:35

je confirme entreprise a COUZEIX