Jorge Burruchaga
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1979 - 1980 |
|
? | ? |
| 1980 - 1981 |
|
? | 17 |
| 1981 - 1982 |
|
52 | 23 |
| 1982 - 1983 |
|
55 | 10 |
| 1983 - 1984 |
|
29 | 3 |
| 1984 - 1985 |
|
10 | 9 |
| 1985 - 1986 |
|
36 | 6 |
| 1986 - 1987 |
|
30 | 2 |
| 1987 - 1988 |
|
10 | 2 |
| 1988 - 1989 |
|
6 | 4 |
| 1989 - 1990 |
|
27 | 0 |
| 1990 - 1991 |
|
3 | 4 |
| 1991 - 1992 |
|
28 | 10 |
| 1992 - 1993 |
|
32 | 0 |
| 1993 - 1994 |
|
0 | 2 |
| 1994 - 1995 |
|
23 | 8 |
| 1995 - 1996 |
|
28 | 8 |
| 1996 - 1997 |
|
30 | 1 |
| 1997 - 1998 |
|
8 | 0 |
-
1979 -
1981 :
Arsenal de Sarandi
-
1981 -
1985 :
CA Independiente
-
1985 -
1992 :
FC Nantes
-
1992 -
1993 :
Valenciennes Anzin FC
-
1993 -
1994 :
Suspendu par la FIFA
-
1994 -
1998 :
CA Independiente
- 1984 : Vainqueur de la Copa Libertadores (Independiente)
- 1985 : Vainqueur de la Recopa Sudamericana (Independiente)
- 1986 : Champion du Monde (Argentine)
- 1990 : Finaliste de le Coupe du Monde (Argentine)
- 1995 : Finaliste de la Recopa Sudamericana (Independiente)
- 59 sélections en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Jorge Burruchaga est formé à l’Arsenal de Sarrandi mais c’est à l’Independiente qu’il fait ses premiers pas en professionnel. Meneur de jeu exceptionnel, il allie précision des passes et adresse devant le but. Très jeune et d’une grande maturité technique et tactique c’est le maitre à jouer du club, son buteur providentiel, bref le facteur X d’une équipe qui marche vers la gloire. Ses stats sont éloquents : 17 buts lors de sa première saison, à 19 ans, 23 la saison suivante. En fait c’est simple, au début il joue plutôt attaquant. C’est à partir de 1983 qu’il va réellement se fixer au poste de meneur de jeu. il marquera moins, mais restera le phare de son équipe. C’est à peu près à cette époque qu’il intègre la sélection argentine, qu’il ne quittera plus pendant 7 ans. Jorge est un peu à Maradona ce que Neeskens était à Cruyff, son plus fidèle lieutenant, son pourvoyeur de ballon… En 1984, Jorge remporte la Copa Libertadores, al Ligue des champions sud américaine. Finaliste de la Recopa, l’année suivante, il ne lui manquera finalement qu’un titre de champion. A l’été85, il s’envole pour l’Europe et signe au FC Nantes.
La planète football va vraiment découvrir le joueur lors du mondial 86, qui marquera un tournant dans sa carrière. Les Argentins ne sont pas forcément les favoris de la compétition mais peuvent compter sur le génie de Maradona, les ouvertures de Burru et la grinta défensive des bouchers de derrière (les José Luis Brown, José Luis Cuciuffo, Julio Olarticoechea). L’Albiceleste va s’extirper sans difficulté d’un groupe qui comprend les champions du monde Italiens. Opposé à l’Uruguay en 8ème, ils passent ras du slip, mais alors que dire du fameux quart de finale contre l’Angleterre. Maradona sera le héros du match, capable de marquer de la main et de passer en revue toute l’équipe, après un slalom improbable depuis le milieu de terrain jusqu’au gardien. Match d’anthologie pour une équipe d’anthologie. Après avoir éliminé les belges en demi, la finale les oppose aux allemands. Après 56 minutes, les argentins mènent 2-0, mais en face, les teutons sont coriaces. Ils reviennent à 2-1 à un quart d’heure de la fin puis à 2-2 à la 82ème. Peu d’équipe se relèverait d’un tel scenario, mais l’Argentine a de la ressource. A la 88, lancé en profondeur par Maradona, Burru vient planter le 3ème et scelle définitivement le succès argentin.
Auréolé d’un titre de champion du Monde, Burruchaga revient à Nantes. L’équipe nantaise est alors en train d’opérer sa mue, entre la génération vieillissante des Bossis, Baronchelli, etc et la nouvelle, celle des Desailly, Deschamps, Kombouaré, Der Zakarian. En fait le problème principal de l’équipe c’est surtout devant ou Halilhodzic n’a pas été vraiment remplacé. Anziani n’est pas un avant-centre, et Garande n’est pas le tueur annoncé. Après une médiocre 12ème place, les canaris vont opter pour une nouvelle stratégie, avec un entraineur extérieur : Miroslav Blazevic, l’homme au képi. Maurice Johnston arrive devant. 2ème à la mi-novembre, l’équipe va s’effondrer pour terminer autour de la 10ème place. Pour Jorge, cette saison 87/88 marquera le début de la fin. En effet, outre l’écossais, le belge Frankie Vercauteren et le sénégalais Thierno Youm sont arrivés, du coup les places d’étranger sont prises. Jorge joue assez peu. Le départ de l’écossais en 1989 lui permettra de retrouver l’équipe, juste à temps pour le mondial italien.
Les champions du monde Argentins vont faire une coupe du Monde un peu bizarre. Lors du match d’ouverture, ils se font surprendre par le Cameroun 1-0, (but de François Omam-Biyik) et passent ras du slip. AL suite, ce sera l’élimination du Brésil1-0 au terme d’un match assez pauvre. Ensuite, l’albiceleste sort la Yougoslavie aux pénaltys, puis les italiens, organisateur de la compétition, aux pénaltys également. En finale, ils retrouveront les allemands. Cette fois, la bande à Brehme prendra sa revanche, sur un pénalty discutable sifflé à 5mn de la fin… Cette place de finaliste sera la dernière œuvre d’une génération qui sombrera, entrainée parla chute de son génie Maradon, qui tombe pour dopage ne 1991.
De retour à Nantes, Burruchaga se retrouve avec un nouveau problème à gérer : Japhet N'Doram, fraîchement arrivé du Tchad n’a pas de papier. Il accepte alors de céder sa place d’étranger et passe une saison sur le banc. Il retrouvera les terrains pour sa dernière année de contrat.
En 1992, il rejoint le promu valenciennois. Il fera une très bonne saison avec le club nordiste (10 buts en 32 matchs), mais fera la connerie de sa vie. Lorsque Christophe Robert est contacté par Jean-Jacques Eydelie, la veille du match VA-OM, c’est lui qui négociera la prime à la corruption. Parla suite, il ne touchera pas l’argent, mais le mal est fait. Lorsque l’affaire éclate, Burruchaga est convaincu de corruption. Condamné à six mois de prison avec sursis et 5000 francs d'amende, il est surtout suspendu par la FIFA pendant 1 an. C’est moche.
Il rentre alors en Argentine et retourne à l’Independiente où il terminera sa carrière tranquillement, disputant une nouvelle finale de Recopa en 1995. En 1998, à 36 ans, il range définitivement les crampons…
Jorge Burruchaga a fait le choix d’une carrière d’entraineur. Il va entrainer pendant 3 son club formateur (l’Arsenal de Sarrandi), de 2002 à 2005. La suite de sa carrière sera assez chaotique. Entraineur éphémère de l’Estudiantes la Plata en 2005-2006, puis d’Indépendiente la saison suivante, il se fait virer et connaît 1 an de chômage.
Il retrouve un poste en 2008 à Banfield, mais après quelques mois démissionnera pour cause de mauvais résultats.
En 2009, il rejoint l’Arsenal de Sarrandi. Après plus d'un an la tête du club, Jorge démissionne en mars 210 pour mauvais résultats. Il reste sur 5 défaite de rang et après un ultime revers contre Banfield, domicile, lâche son poste.
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Dossiers
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Reine des affaires de corruption, scandale indépassable qui a plongé l’OM en D2 et mis à nu le système Bernard Tapie, l’affaire OM-VA est somme toute assez banale, celle d’un achat de joueur, la veille d’un match important, pour lever le pied comme on dit… par sa dimension médiatique incroyable ainsi que les implications politique, dans un contexte, compliqué, retour sur l’histoire symbole de l’OM.






Commentaires
Garçon exemplaire, génie du ballon rond. Sa générosité sur le terrain et envers ses partenaires en fait le joueur le meilleur que le FCNantes n'ait jamais eu. Meneur d'hommes et patron sur un terrain, il a rayonné sur le jeu nantais de l'époque, hélas époque révolue ... je le verrais bien revenir sur les terrains de la Jonelière !
On ne l'oubliera pas ... de toute façon.