Joseph-Antoine Bell

Gardien africain assez spectaculaire, Jospeh-Antoine Bell vivra dans l'ombre de Thomas N'Kono. Il découvre l'Europe tardivement mais ne connaitra que des grands clubs ou presque : OM, Bordeaux, Saint-Etienne. Aujourd'hui il est président de club.
Joseph-Antoine Bell

En Bref

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8 octobre 1954
Gardien
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1975 - 1976 Union Douala ? ?
1976 - 1977 Union Douala ? ?
1977 - 1978 Union Douala ? ?
1978 - 1979 Union Douala ? ?
1979 - 1980 Union Douala ? ?
1980 - 1981 Union Douala ? ?
1981 - 1982 Africa Sports National ? ?
1982 - 1983 Africa Sports National ? ?
1983 - 1984 Arab Contractors SC ? ?
1984 - 1985 Arab Contractors SC ? ?
1985 - 1986 Olympique de Marseille 36 0
1986 - 1987 Olympique de Marseille 38 0
1987 - 1988 Olympique de Marseille 35 0
1988 - 1989 Sporting Toulon 31 0
1989 - 1990 Girondins de Bordeaux 38 0
1990 - 1991 Girondins de Bordeaux 37 0
1991 - 1992 AS Saint Etienne 35 0
1992 - 1993 AS Saint Etienne 38 0
1993 - 1994 AS Saint Etienne 26 0
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • Vainqueur de la Coupe d'Afrique des Nations : 1984 et 1988 (Cameroun)
  • Vainqueur de la Coupe d'Afrique des clubs champions : 1979 (Union Douala)
  • Vainqueur de la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupes : 1983 (Al Moqaouloun al-Arab (Arab Contractors))
  • Champion du Cameroun : 1976 et 1978 (Union Douala)
  • Champion d'Égypte : 1983 (Al Moqaouloun al-Arab (Arab Contractors))
  • 108 sélections en équipe nationale

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Joseph-Antoine Bell aura connu la consécration assez tardivement puisqu'il restera sur son content pendant ses belles années, à Douala tout d'abord avec qui il remporte 2 championnats et la Coupe d'Afrique des Champions, puis en Egypte où il gagnera également un titre. Gardien félin et spectaculaire, il intègre rapidement la sélection des Lions Indomptables mais est barré par Thomas N'Kono, son éternel rival. Il remporte tout de même 2 CAN en 84 et 88.

Agé de 31 ans TTC, il débarque donc en Europe, à l'Olympique de Marseille, qui vient tout juste de renaître de ses cendres, sauvé par les minots.
Un jeune président, sévèrement burné, s'apprête à monter une énorme équipe et l'expérience du camerounais sera précieuse dans la montée en puissance de l'OM. De son passage à l'OM, il restera 2 finales de Coupe de France perdues (1986 et 87) et une place de vice-champion (1987), mais surtout l'affaire des bananes. En effet, dans le cadre de la rivalité entre Claude Bez et Bernard Tapie, lors du championnat 1989/90, la réception des girondins se fait dans un climat délétère, sur fond d'affaire judiciaire. Tapie avait accusé son ancien gardien, passé chez l'ennemi bordelais en 1989 après une pige à Toulon, d'avoir détourné des fonds destinés à la formation de jeunes sportifs africains. Durant tout le match des bananes sont jetées au gardien bordelais, tandis que Jean-Pierre Papin tentait de le déstabiliser en lui promettant la prison. Les jets de bananes ne sont que très moyennement appréciés par Nanard qui rentre dans une colère noire, c'est le cas de le dire, et cet incident marquera la fin des comportements racistes au Vélodrome, en tous cas.

En 1990, Bell prend part à l'épopée camerounaise qui verra les Lions échouer en quart du ''Mondiale'' contre l'Angleterre, 3-2 après prolongations après avoir mené 2-1. Un petit Séville pour les africains mais vite atténué par la fierté de l'exploit. Le Cameroun avait battu 1-0 l'Argentine championne en titre en match d'ouverture. Toutefois, là encore, Bell doit se contenter d'une place sur le banc, devancé par son rival.

L'année suivante il quitte la Gironde pour le Forez, à l'âge de 36 ans. Alors qu'on lui prédit une fin de carrière rapide, il reste bien vert en dépit de son âge et, tel un Roger Milla, portera la tunique stéphanoise jusqu'en 1995. avant de raccrocher à 41 ans.

Que devient-il ?

Aujourd'hui Joseph-Antoine Bell est rentré au Cameroun où il est devenu président de club. Il s'occupe de l'AS Babimbi. Par ailleurs, il reste très proche de l'équipe nationale et a fait notamment parler de lui lors de l'Affaire Patrick M'Boma en janvier 2004.

Dans un style très Pape-Dioufien, il défend le chef de l'Etat d'avoir en personne ordonné le retour de MBoma : « Et ça m’étonnerait que, avec les occupations qui sont les siennes, il connaisse si bien le football directement et si personnellement qu’il puisse sélectionner un joueur. » Il s'essaye même à la philosophie avec cette phrase devenue devise officielle : « L'unité de valeur de la réussite, ce n'est ni le franc ni le dollar. C'est un rapport entre la satisfaction et le projet. » Il s'est même penché sur l'écriture d'un livre brûlot sur le Cameroun, sa culture, ses sportifs...

Photos

Bell à l'OM
Bell à l'OM
Bell avec le Cameroun contre le Brésil
Bell avec le Cameroun contre le Brésil
Bell est ses maillots
Bell est ses maillots
Jospeh-Antoine Bell encaisse le second but girondin (finale de CdF 1986)
Jospeh-Antoine Bell encaisse le second but girondin (finale de CdF 1986)
Joseph-Antoine Bell  à Marseille
Joseph-Antoine Bell à Marseille
Bell à l'OM
Bell avec le Cameroun contre le Brésil
Bell est ses maillots
Jospeh-Antoine Bell encaisse le second but girondin (finale de CdF 1986)
Joseph-Antoine Bell  à Marseille

Dossiers

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