Josip Katalinski

Solide défenseur yougoslave des années 60-70, Josip Katalinski a terminé sa carrière à l'OGC Nice à la fin des 70s. Malgré une très belle équipe , il ne gagnera rien
Josip Katalinski

En Bref

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2 mai 1948
Défenseur
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1965 - 1966 Zeljeznicar Sarajevo 19 0
1966 - 1967 Zeljeznicar Sarajevo 15 0
1967 - 1968 Zeljeznicar Sarajevo 20 0
1968 - 1969 Zeljeznicar Sarajevo 0 0
1969 - 1970 Zeljeznicar Sarajevo 25 2
1970 - 1971 Zeljeznicar Sarajevo 31 2
1971 - 1972 Zeljeznicar Sarajevo 34 12
1972 - 1973 Zeljeznicar Sarajevo 25 4
1973 - 1974 Zeljeznicar Sarajevo 32 1
1974 - 1975 Zeljeznicar Sarajevo 29 11
1975 - 1976 OGC Nice 33 10
1976 - 1977 OGC Nice 35 7
1977 - 1978 OGC Nice 35 11
1978 - 1979 OGC Nice 0 0
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • 1972 : champion de Yougoslavie (Zelejnikar Sarajevo).
  • 1976 : vice-champion de France (Nice)
  • 1978 : Finaliste de la Coupe de France (Nice)

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Natif de Sarajevo, le jeune Josip est placé dans le club de quartier du FK Igman pendant une saison avant d’intégrer un des clubs phare de la capitale bosniaque, le Zeljeznicar- Sarajevo. Très vite il s’impose dans l’arrière garde grâce à son assurance et son sens du placement. Solide défenseur, il bénéficie de la touche technique qui fait la différence au poste de libéro et tout naturellement intègre l’équipe nationale junior assez rapidement. Son précieux jeu de tête lui permet notamment d’inscrire de nombreux buts. 1972 est à marqué d’une pierre blanche. Le Zeljeznicar- remporte le championnat au nez et à la barbe des habituels prétendants (Etoile Rouge et Partizan) mais en plus Josip fait ses débuts chez les A. Il sera même le héros de la qualification à la Coupe du monde marquant l’unique but face à l’Espagne lors du match décisif. Elu joueur de l’année en 1974, il est au sommet de sa gloire à 26 ans à peine. Obligé de rester en Yougoslavie jusqu’à l’âge de 27 ans minimum, il poursuit sa carrière dans son club de cœur. En 1975, il atteint enfin l’âge de l’émancipation et quitte sa Yougoslavie natale pour rejoindre contre toute attente l’OGC Nice. Il aura inscrit plus de 100 buts sous les couleurs de son club de toujours. Dire qu’aujourd’hui des attaquants renommés n’atteignent jamais ce total.

|Il débarque sur la Promenade des Anglais en même temps que l’international français Jean-Marc Guillou. L’OGC Nice dispose sans doute de son meilleur effectif avec Dominique Baratelli dans les bois, Jean-Pierre Adams et Jean-François Douis en défense, Jean-Noël Huck et Roger Jouve au milieu et une attaque composée de Nambatingue Toko, Daniel Sanchez. Les aiglons ratent le titre d’un cheveu, la faute aux arbitres selon certains et Josip enchaine sur l’Euro 76 qui se déroule sur ses terres. Les yougos échoueront en demi-finale face à la RFA championne du monde en titre. En 1976, il est rejoint par son compatriote Nenad Bjekovic mais cela ne suffit pas pour jouer le titre. Les aiglons avalent un peu la trompette comme on dit et après s’être fait sortir au premier tour de la C3, terminent à une andine 7ème place. La saison suivante n’est guère mieux en championnat.

Leader à la 20ème journée, Nice reçoit Nancy en match décalé et encaisse un 7-3 sans appel. Ils ne s’en remettront jamais et termineront 8ème. Les aiglons se refont la cerise en Coupe où ils atteignent la finale après avoir éliminé le champion en titre Nantes en quart (avec une victoire de légende 4-1 à l’aller au Ray) puis L’AS Monaco futur champion en demi. La finale sera terrible de suspense face à l’AS Michel Platini Lorraine : 1-0 pour les lorrains et des regrets éternels pour une des meilleures équipes de Nice, qui n’aura rien gagné. En fin de saison Josip Katalinski, pilier de l’équipe et tout juste trentenaire se blesse gravement et doit stopper sa carrière

Que devient-il ?

Josip est rentré aussi sec en Yougoslavie où il est devenu entraineur. Il est passé par de nombreux club et a même fait un passage comme dirigeant au Zeljeznicar. Aujourd’hui, il est devenu prof d’EPS et s’occupe de la coordination de la formation des jeunes à la fédération bosniaque, une sorte de DTN en fait.

le 9 juin 2011, Josip Katalinski meurt des suite d'un cancer, à 63 ans seulement. RIP

Photos

Katalinski médite dans le vestiaire
Katalinski médite dans le vestiaire
Josip Katalinski en 2006
Josip Katalinski en 2006
Josip Katalinski avec la Yougoslavie contre l'Allemagne (1974)
Josip Katalinski avec la Yougoslavie contre l'Allemagne (1974)
Katalinski médite dans le vestiaire
Josip Katalinski en 2006
Josip Katalinski avec la Yougoslavie contre l'Allemagne (1974)

Dossiers

Avec l’édition 1974, qui se déroule en Allemagne du 13 juin au 7 juillet, la Coupe du monde franchit un cap. Exit l’obsolète coupe Jules Rimet, bienvenue à la nouvelle FIFA Wold Cup et son trophée en or massif. Pour l’anecdote donc le Brésil peut conserver le trophée Jules Rimet original puisqu’il ne sera plus remit en jeu. SI le tournoi n’est pas plus ouvert avec toujours 16 qualifiés, en revanche la formule évolue. Les quarts et demi sont remplacés par une 2ème phase de poule qui voit le 1er se qualifier pour la finale et le second disputer le match pour la 3ème place

En 1976, l’Euro reste sur la même formule que précédemment. La compétition, se déroule en Yougoslavie du 16 au 20 juin. A domicile, les joueurs des balkans sont les favoris, malgré la présence de l’Allemagne, tenant du titre et champion du monde et des Pays-Bas, dernier finaliste de la Coupe du monde.