Lionel Perez
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1989 - 1990 |
|
3 | 0 |
| 1990 - 1991 |
|
34 | 0 |
| 1991 - 1992 |
|
38 | 0 |
| 1992 - 1993 |
|
36 | 0 |
| 1993 - 1994 |
|
9 | 0 |
| 1994 - 1995 |
|
7 | 0 |
| 1995 - 1996 |
|
42 | 0 |
| 1996 - 1997 |
|
29 | 0 |
| 1997 - 1998 |
|
45 | 0 |
| 1998 - dec 1999 |
|
0 | 0 |
| oct 1999 - dec 1999 |
|
13 | 0 |
| jan 2000 - mar 2000 |
|
0 | 0 |
| avr 2000 - 2000 |
|
9 | 0 |
| 2000 - 2001 |
|
39 | 0 |
| 2001 - 2002 |
|
41 | ? |
| 2002 - jan 2003 |
|
? | 0 |
| fev 2003 - 2003 |
|
5 | 0 |
| 2003 - 2004 |
|
26 | 1 |
-
1989 -
1993 :
Nîmes Olympique
-
1993 -
1995 :
Girondins de Bordeaux
-
1995 -
1996 :
Stade Lavallois
-
1996 -
1998 :
Sunderland AFC
-
1998 -
dec 1999 :
Newcastle United
-
oct 1999 -
dec 1999 :
Scunthorpe United FC
-
jan 2000 -
mar 2000 :
Newcastle United
-
avr 2000 -
2002 :
Cambridge United FC
-
2002 -
jan 2003 :
Enfield 1893 FC
-
fev 2003 -
2004 :
Stevenage FC
- 1991 : Vice-Champion de France D2 (Nîmes)
Sa vie, son oeuvre
Lionel Perez voit le jour à Bagnol-sur-Cèze, heureuse bourgade qui aura également vu la naissance de Christophe Chaintreuil. Comme ce dernier, il se passionne pour le ballon rond, mais ne rejoindra pas l'autre club du département, Alès, préférant rallier les Crocos Nîmois. Il va petit à petit se frayer un passage jusqu'en équipe première, où il sera la doublure de Philippe Debaty. Avec des José Anigo, René Girard, Vincent Bracigliano ou encore Jean-Louis Zanon, l'effectif a fière allure, et pourtant les gardois végètent en D2! Ils atteignent toutefois les barrages, qu'ils perdront 3-1 face à Valenciennes, qui patientera également pour rejoindre l'élite. Lionel, après 3 petits matchs d'approche, se voit propulsé titulaire pour sa deuxième saison chez les pros. Il va d'ailleurs tenir la baraque, grandement aidé par la recrue José-Luis Cuciuffo, champion du monde en titre, s'il vous plait. Forcément, les Crocos retrouvent la D1, et son prometteur gardien part à l'assaut de la France du foot. Car tout le monde croit en lui, voyant en ce jeune chevelu le futur gardien de l'équipe de France (Comme n'importe quel gardien français de D1 à l'époque...). Pour sa première saison en D1, il ne va pas decevoir, mais les observateurs de tout poil commencent à douter légèrement de ce jeune chien fou qui pète les plombs assez facilement. Malgré des renforts de marque, comme Eric Cantona en personne, ou des vieux routiers du championnat comme William Ayache, Jean-Claude Lemoult ou Michel Catalano, Nîmes va péniblement s'accrocher à une peu glorieuse quinzième place. Les pauvres gardois ne sont d'ailleurs pas au bout de leur peine; malgré les renforts de Laurent Blanc ou Didier Monczuk pour remplacer Cantona ou Dusan Tittel, la saison va se révéler un calvaire pour le club et pour son gardien. Nerveux et inconstant, il coûte de nombreux points à son club, et à l'heure où Nîmes se prépare à retrouver la D2, Lionel demande à partir.
C'est Bordeaux qui va venir le chercher. Chez les Girondins, il n'aura jamais vraiment sa chance, barré par Gaëtan Huard. Ce dernier, qui commence à vieillir, lui laissera quelques matchs pour prouver sa valeur; mais rien n'y fait, Lionel est incapable de détrôner Guéguette. Pas le niveau, tout simplement... Au bout de deux années à cirer le banc bordelais et à écumer les boîtes de nuit
girondines, Lionel demande un prêt pour jouer un peu, histoire de ne pas être oublié à la fin de son contrat à Bordeaux.
C'est Laval qui tente le pari de relancer l'ex-espoir du foot français, qui a déjà 29 ans. Il effectuera une saison pleine chez les Tangos, cotoyant des mecs bonnards comme Benjamin Clément , Jean-Louis Lima ou encore Samuel Lobé. Et Laval, qui ne payait pourtant pas de mine, va faire trembler le championnat de D2 jusqu'au bout en terminant quatrième, la place du con... Malgré ses 42 matchs, Lionel n'est pas conservé en Mayenne et doit se retrouver un club.
Personne en France ne semble vouloir miser sur lui, alors tel un Eric Cantona en son temps, il va franchir le Rubicond et poser ses gants à Sunderland, le club qui aura coulé le pauvre Lilian Laslandes. Et là, miracle, il va s'imposer en première ligue anglaise... Il est vrai que son concurrent direct a 36 ans, mais attention, chez nos voisins l'âge a beaucoup moins d'importance. Quoi qu'il en soit, il fait l'unanimité dans les bois, mais après une lente descente aux enfers Sunderland est relégué. Loyal, il décide d'aider le club qui lui a tendu la main a essayer de remonter aussi sec, mais en vain... Le club échoue pendant les play-offs, et lorsqu'une offre mirobolante arrive sur le bureau du président du club, Lionel est aussitôt transféré.
Et pas n'importe où... Chez les Magpies de Newcastle, les concurrents directs de Sunderland. Beau joueur, il va rester fidèle à son club d'origine en ne jouant pas un seul matchs chez les noirs et blancs... Ou plutôt, il n'arrive pas à détrôner Shay Given et Steve Harper. Au moins a t'il le temps de se promener dans les landes anglaises en compagnie de David Terrier, qui cire tout autant le banc que Lionel... Pendant que les autres "Frenchies" du club Stéphane Guivarc'h, Didier Domi, Louis Saha et Laurent Charvet batifolent sur la pelouse. Pas satisfait de son statut, il accepte d'être prêté pour essayer de sa relancer.
Il atterrit à Scunthorpe, obscur club de D3 anglaise. Il y passera quelques mois en compagnie de Stéphane Pounewatchy, mais préfère rentrer à Newcastle toucher son gros chèque plutôt que de patauger dans la boue d'un club sans grande envergure.
Sans grande piste pour continuer à jouer, il va rallier le club de Cambridge pour essayer une énième fois de se relancer. Il y trouvera un public attentionné qui ne lui tient pas rigueur de ses dégagements hasardeux et de ses désormais traditionnels pétages de plombs qui le renvoient aux vestiaires avant le reste de l'équipe. Jouant pour le plaisir, puisqu'il a quand consenti à une baisse de 95% de son salaire, il reste deux ans dans ce sympathique club avant la fin de son contrat, qui n'est pas renouvelé, faut pas pousser non plus...
Sans club encore une fois, il va faire le pigiste pour le petit club d'Enfield, pendant quelques mois. Obscur club de D4 ou D5 anglaise, la pente est plus que descendante pour Lionel...
Et en janvier, le club de Stevenage Borough vient le chercher pour occuper le poste de gardien. Il y jouera deux ans, en D4, avant de se péter la jambe à 37 ans, lors d'un match de championnat... La reconversion s'annonce pour le moins compliquée pour Lionel...
Ne pouvant plus jouer en raison de sa jambe de bois, Lionel prend donc la première offre d'emploi, que lui donne son ancien club de Stevenage. Il s'occupe des gardiens de buts du club jusqu'en 2006. Là, le pays lui manquant de trop, il revient donc dans le Sud de la France...
Et c'est dans le petit club Chusclan Laudun qu'il va avoir l'occasion de tenter ses premiers coachings. Avec succès visiblement, puisque fin 2009 il est nommé entraîneur-adjoint de SO Cassis-Carnoux...




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