Lubos Kubik

International tchèque de grande valeur, Lubos Kubik fera un détour par le championnat de France, au FC Metz où il passera 2 saisons sans toutefois laisser un souvenir impérissable aux supporters lorrains. Après un détour par l’Allemagne, il terminera en beauté avec une place de finaliste lors de l’Euro 96.
Lubos Kubik

En Bref

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20 janvier 1964
Milieu
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1981 - 1982 FC Hradec Kralove 15 0
1982 - dec 1982 FC Hradec Kralove 13 0
jan 1983 - 1983 Slavia Prague 7 2
1983 - 1984 Slavia Prague 25 4
1984 - 1985 Slavia Prague 29 10
1985 - 1986 Slavia Prague 28 10
1986 - 1987 Slavia Prague 27 7
1987 - 1988 Slavia Prague 17 0
1988 - 1989 Slavia Prague 0 3
1989 - 1990 AC Fiorentina 26 5
1990 - 1991 AC Fiorentina 24 2
1991 - 1992 FC Metz 31 11
1992 - 1993 FC Metz 34 0
1993 - aou 1993 FC Metz 5 4
sep 1993 - 1994 FC Nuremberg 21 1
1994 - dec 1994 FC Nuremberg 19 0
jan 1995 - 1995 AFK Lazne Bohdanec 2 2
1995 - 1996 FK Drnovice 14 1
1996 - 1997 Slavia Prague 14 0
1997 - dec 1997 AFK Lazne Bohdanec 2 7
jan 1998 - 1998 Chicago Fire 31 5
1998 - 1999 Chicago Fire 27 3
1999 - 2000 Chicago Fire 13 1
2000 - 2001 FC Dallas 11 ?
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • 1990 : Finaliste de la Coupe UEFA (Fiorentina)
  • 1996 : Finaliste de l’Euro (Rep Tchèque)
  • 1997 : Vainqueur de la Coupe de République tchèque (Slavia Prague)
  • 1998 : Champion des USA (Chicago Fire)
  • 55 sélections en équipe nationale

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Lubos Kubik fait ses débuts dans le pittoresque club de Hradec Králové, en Bohème orientale. Il s’impose dans l’effectif, en milieu de terrain alors qu’il a tout juste 18 ans. Sorte de milieu relayeur, au physique impressionnant (1,88 m pour 84 kg), il fait rapidement parler de lui. Très vite à l’étroit dans son club, il part pour Prague en janvier 83 à 19 ans. Il s’impose rapidement au Slavia Prague comme un bon milieu, puissant, adroit devant le but, à l’aise à la récupération. Bref, c’est pas un génie, mais un joueur très utile, au gros volume de jeu. Il devient une des attractions du championnat, et même si son club traverse un désert de titre, barré par le Sparta Prague ou le Dukla, cela ne l’empêche pas d’intégrer la sélection tchèque à partir de 85. Au Slavia, les saisons se suivent et se ressemblent pour Lubos, qui se découvre même de sérieux talents de buteur sur la fin. 10 pions concluent sa saison 85-86, autant la saison suivante, de quoi attirer les cadors européens. Il part pour l’armée en 1988, ce qui le prive d’une bonne partie de la saison 87-88 et de toute la saison suivante. Vive le bloc de l’Est. Une fois libéré de ses devoirs militaires, il peut partir à l’étranger.

Il signe en Italie à la Fiorentina où il s’impose sans difficultés. Au club évolue un certain Roberto Baggio. Si en championnat, les Violets luttent pour ne pas descendre, il font un parcours brillant en Coupe d’Europe, éliminant tour à tour l'Atletico Madrid, le FC Sochaux, l'AJ Auxerre, le Dinamo Kiev et, en demi-finale, le Werder Brême. En finale, ils tomberont contre la Juventus. Battu 3-1 à l’aller, c’est surtout l’arbitrage contestable de M. Emilio Soriano Aladrén qui retient l’attention.

Dans la foulée, Lubos dispute la Coupe du Monde en Italie. Tombé dans le groupe de l’Italie, l’Autriche et les USA, les Tchécoslovaques, emmenés par Lubomir Moravcik, Milan Luhovy ou encore Vaclav Nemecek se qualifient sans difficultés, avec 2 victoires lors des 2 premiers matchs, contre les USA puis l’Autriche. En 8ème, les Tchèques disposent facilement de l’équipe surprise : le Costa Rica avant de tomber avec les honneurs contre la RFA en quarts.

De retour en club avec la Fiorentina, qui a perdu au passage son meilleur joueur (Baggio), Lubos réalise une nouvelle bonne saison mais le club termine à une médiocre 12ème place.

Arrivé en fin de contrat, Lubos est recruté par le FC Metz qui frappe un grand coup. Il débarque en Lorraine pour remplacer Philippe Hinschberger en fin de carrière. Il va vivre une première saison difficile où il a énormément de mal à marquer. Au regard de son statut d’international en pleine gloire, il se révèle un peu décevant. Pourtant à l’époque, l’effectif messin a une belle gueule avec Dragoljub Brnovic, Yannick Stopyra en fin de carrière, François Caldéraro. Après les années de gloire des années 80, Metz est bien calé dans le ventre mou mais n’arrive pas vraiment à décoller. Sa 2ème saison sera bien meilleure et Lubos inscrira 11 buts, qui ne suffiront pas à obtenir mieux qu’une 12ème place… Malgré une bonne saison, Lubos quittera la Lorraine à la fin de l’été 93, direction l’Allemagne et le sympathique FC Nuremberg. Lubos éprouvera les pires difficultés à s’imposer en Bundesliga, la faute à une santé fragile à l’approche de la trentaine… Après une première saison mi-figue, mi-raisin en raison de blessures récurrentes, il revient bien la saison suivante. Malgré cela, au mercato, il revient au pays, à l’AFK Atlantic Lázně Bohdaneč. Là, pas de chance, il se blesse gravement et manque toute la 2ème partie de saison. Il est alors prêté au Petra Drnovice où il se refera une santé, ce qui lui permettra d’être retenu pour l’Euro 1996.

Tombé dans le Groupe de la Mort, avec l’Allemagne, la Russie et l’Italie, les Tchèques surprennent tout leur monde en éliminant les ritaux, pourtant vices-champions du monde en titre. Tombeurs du Portugal en quarts, ils disposeront des Bleus en demies, après avoir frisé la correctionnelle en prolongation, durant laquelle le lob de Youri Djorkaeff s’écrasera sur la barre. Opposé à l’Allemagne en finale, les Tchèques ouvrent le score mais Oliver Bierhoff, entré en jeu à la 68ème égalisera avant d’offrir le titre à son équipe, sur un but en or à la 98ème… Ce parcours incroyable servira de tremplin à toute une génération, celel des Poborsky, Smicer, Suchoparek, Bejbl…Ce sera la dernière grande œuvre de Kubik en sélection; même s’il est plus souvent sur le banc que sur la terrain.

A la suite de l’Euro il revient au Slavia Prague apporter son expérience. Toujours minés par des blessures, il ne joue pas énormément mais accroche une nouvelle breloque à son palmarès en emportant la Coupe. De retour à Lázně Bohdaneč, il vit une nouvelle saison blanche avec 2 matchs. Alors qu’il n’a que 32 ans, Lubos, usé par 14 ans de professionnalisme intense, préfère partir terminer sa carrière aux USA dès janvier 1998. Il s’installe à Chicago avec qui il remporte un titre de champion en 1998. Après 2 saisons, il terminera sa carrière à 37 ans, à Dallas.

Que devient-il ?

Lubos Kubik s’est orienté vers une carrière d’entraineur. En 2005, il revient à Hradec Králové pour aider le club. Il ne restera que 6 mois avant d’être nommé entraineur du WKS Slask Wroclaw en D2 polonaise. Il y finira la saison.

Nommé manager de Torquay United en novembre 2006, il sera viré 3 mois plus tard après un bilan désastreux d’une victoire en 12 matchs…

Il retente sa chance sur un banc au SK Týniště nad Orlicí mais là encore ne tient qu’une saison, et encore puisqu’il est lourdé au mois de mars… Depuis, c’est le FC chômage qui l’accueille. Sinon, il joue les informateurs pour Bernard Zénier en charge du recrutement à Metz.

Photos

Kubik en sélection
Kubik en sélection
Kubik en sélection
Kubik en sélection
Kubik à la Fiorentina
Kubik à la Fiorentina
Kubik en sélection
Kubik en sélection
Kubik avec le FC Metz
Kubik avec le FC Metz
Kubik en sélection
Kubik en sélection
Kubik à la Fiorentina
Kubik en sélection
Kubik avec le FC Metz

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