Nourredine Kourichi
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1973 - 1974 |
|
? | ? |
| 1974 - 1975 |
|
? | ? |
| 1975 - 1976 |
|
? | 0 |
| 1976 - 1977 |
|
2 | 1 |
| 1977 - 1978 |
|
17 | 0 |
| 1978 - 1979 |
|
24 | 6 |
| 1979 - 1980 |
|
34 | 4 |
| 1980 - 1981 |
|
32 | 1 |
| 1981 - 1982 |
|
22 | 1 |
| 1982 - 1983 |
|
21 | 1 |
| 1983 - 1984 |
|
12 | 1 |
| 1984 - 1985 |
|
37 | 1 |
| 1985 - 1986 |
|
24 | ? |
| 1986 - 1987 |
|
? | 1 |
-
1973 -
1976 :
FC Mantois 78
-
1976 -
1981 :
Valenciennes Anzin FC
-
1981 -
1982 :
Girondins de Bordeaux
-
1982 -
1986 :
Lille OSC
-
1986 -
1987 :
FC Martigny Sport
- 1984 : Demi-finaliste de la CAN (ALGERIE).
- 52 sélections en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Encore un bon gars du nord, né le 12 avril 1954 à Ostricourt, dans la pluie, le souffre des fonderies et des filatures et ces corons qui s'étendent à perte de vue, figurant un horizon immuable mais singulièrement bouché. Il a un an quand sa famille s'installe à Poissy. C'est en région parisienne mais ce n'est guère mieux. Son père, ancien mineur, est remonté vers Paname pour être embauché à l'usine Talbot. Pas le temps de flâner chez les Kourichi, il faut bosser.
Nourredine, grand poteau télégraphique un peu engoncé, apprend donc à la section foot de Talbot Poissy où son père est devenu carrossier puis se forme à Poissy qu'il quitte à 17 ans pour signer au Mureaux avant que le CA Mantes ne lui donne sa chance. Il est recruté par Nobert Boucq alors que le club parisien vient de descendre de la D2 au CFA, la troisième division de l'époque. Il n'a que 19 ans et s'impose très vite. En juin 76, Valenciennes lui fait les yeux doux et Kourichi retrouve le Nord où il se sent comme un poisson dans l'eau avec ses 1 m 93 et ses 88 kilos. Une année stagiaire au poste de stoppeur et de milieu défensif lui suffit pour s'imposer. Il sera professionnel pendant les quatre suivantes devenant la star incontestable des nuits de Nungesser, où les Ch'tis n'ont qu'un mot à la bouche : "Kourichi, cours donc par là."
Dans la boue et la pluie, il est le miracle permanent de VA qui perd chaque année ses meilleurs joueurs, mais arrache son maintien. Le coeur du peuple bat pour ses clubs de foot, Lens qui tient encore le haut du pavé, Lille qui survit en mode endormi, ou VA qui fait avec ses moyens qui ne sont pas énormes loin de là. Kourichi, chien fou, inlassable tampon du milieu, court vite et ne se désunit pas.
En 1982, il signe pour deux années à Bordeaux où il ne s'impose pas. Il n'y restera en fait qu'un an. Il lui faut remonter vers le Nord et Lille pour retrouver le souffle des grandes années. Pendant cinq ans, il devient le taulier de l'équipe d'Heylens qui joue presque mieux alors que celle de Rudy Garcia "because" attaque de feu, et tandem belge de premier plan avec Erwin Vandenbergh et Philippe Desmet.
Le stade Grimondpreez-Jooris est déserté, mais le maillot "Peaudouce", le style laborieux de l'équipe avec les Eric Prisette, Bernard Bureau, Joël Henry le fait très bien. Le défenseur participe aussi au sein de la sélection algérienne, à deux coupes du monde (Espagne 1982, Mexique 1986) alors qu'il ne s'est jamais rendu en Algérie et qu'il n'est pas né dans le pays. A travers des stages de football organisés par l’Amicale des Algériens en Europe, ce jeune footballeur ira pour la première fois à la rencontre de ses racines. Il s’y fait remarquer et c’est par un fax de Rachid Mekhloufi, figure emblématique de l’AS Saint Etienne et de l’équipe du FLN, qu’il est convoqué pour participer aux éliminatoires de la Coupe du Monde de 1982 avec l’équipe nationale algérienne. Il s’adaptera néanmoins parfaitement à sa nouvelle équipe lors des qualifications pour le mondial espagnol devenant rapidement titulaire au poste de stoppeur.
Il connait sa première sélection contre le Soudan en 1980 et qualifie l’Algérie pour sa première coupe du monde en 82 après une victoire contre le Nigeria. Entre-temps, survient l’affaire de Farges où il est surpris en galante compagnie avec une sauteuse en hauteur française alors que l’équipe nationale prépare un stage de coupe du monde. Kourichi est arrêté avec son compatriote Abdallah Liégeon : « Je vais vous raconter ce qui s'est passé exactement. Nous étions en stage à Farges, un centre d'entraînement situé pas loin d'Annemasse, à la frontière franco-suisse. Nous venions de faire 40 jours de préparation et la Coupe du monde approchait. Moi, qui ai eu une longue saison avec Bordeaux, j'étais sur la brèche et j'avais besoin de me détendre. Alors, un soir, je suis sorti sans l'aval du staff technique. Une précision importante : il n'y avait pas que Liégeon et moi à être sortis. Nous étions cinq joueurs en tout et il y avait également avec nous le responsable de Puma qui était présent au stage. Nous sommes rentrés à 1h00. Malheureusement pour nous, le kiné de la sélection rôdait et nous nous sommes fait prendre, Abdallah Liégeon et moi. Au matin, le staff technique nous a engueulés et nous a demandé s'il y avait d'autres joueurs qui étaient sortis, mais nous avons refusé de dénoncer nos compagnons. Rachid Mekhloufi a alors décidé de nous exclure, Medjadi et moi, de la sélection en nous demandant de préparer nos affaires. »
Finalement il doit faire des excuses publiques pour rester dans l’équipe tandis que Liégeon rentre à Besançon. Paradoxalement, le mondial espagnol débute très bien pour l’Algérie qui bat l’Allemagne à Gijon 2-1. Ce jour là, Kourichi humilie Horst Hrubesch géant d’un mètre 95 qu’il pratiquait déjà en Coupe d’Europe : « J'ai pu voir que sa principale force était le jeu de tête et qu'il préférait les centres venus de la droite. Avec Hambourg, il a réussi à marquer et je ne voulais pas qu'il réussisse à le faire avec la RFA. Il avait été le meilleur buteur de la Bundesliga cette saison-là et la majorité de ses buts à Hambourg étaient à la conclusion des centres de l'arrière droit Manfred Kaltz. »
Quelques jours plus tard, un match arrangé entre l'Allemagne et l'Autriche, permet aux deux pays de se qualifier pour le second tour et élimine l'équipe d'Algérie de Madjer, Belloumi, Fergani, Dahleb. « Je me rappelle avoir dit à une télé, à l'époque, ma fierté d'appartenir à un pays en voie de développement contre lequel deux grandes nations combinent. » Cet arrangement le prive d'un France-Algérie qui l'aurait confronté à ses vieux copains de Bordeaux, Giresse, Tigana, Trésor, Girard : les Girondins de Claude Bez fournissaient alors le gros de l'équipe de France. La suite est moins flatteuse et la Coupe du monde 86 sera un échec pour l’Algérie : « En 1982, l'équipe était partie vers l'inconnu, sans expérience, mais avec beaucoup de motivation. Non seulement elle était imprévisible du fait que très peu de participants la connaissaient, mais elle respirait le football comme le monde aime le voir, avec de la technique, de l'inspiration et de l'élégance. En 1986, nous avions quatre ans d'expérience de plus, mais moins de motivation. De plus, la préparation a été mauvaise avec très peu de rencontres amicales disputées. C'est surtout la préparation physique qui a été défaillante. ».
Il s'exile en Suisse pour jouer les pères tranquilles à Martigny dans la banlieue huppée de Genève pour goûter la joie des demeures bourgeoises et des fréquentations friquées. Il termine sa carrière comme entraineur-joueur à Bayeux, dans la Normandie pluvieuse.
Nourredine Kourichi a obtenu son diplôme d'entraîneur il y a quatre ans. Il a notamment été formateur de l'équipe B du Paris Football-Club, une équipe de jeunes seniors qui a alimenté des grands clubs français. Kourichi a aussi été actif sur le plan syndical, comme comme représentant de l'Union nationale des entraîneurs et cadres techniques du football français (Unecatef). Après avoir entrainé le CA Mantes en CFA 2, il est devenu l'adjoint d'Halilhodžić à la tête de l'équipe d'Algérie. Presque un retour aux sources pour celui qui définissait Vahid comme un attaquant très dangereux. Il détestait marquer l’avant-centre. On peut juger qu’il s’entendra avec l’entraîneur.
Il commente également les matchs du championnat de France pour la chaine Qatari Al-Djazira.
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C'est dans une Espagne post-franquiste que se déroule la 12ème édition de la Coupe du Monde. Du fait de l'achèvement de la décolonisation et de la multiplication des pays, 24 équipes sont désormais invités, au lieu de 16 précédemment. Ces 8 nouvelles places bénéficient surtout aux autres continents que l'Europe. Problème : avec 24 équipes, difficile de faire une seconde phase à élimination directe, du coup, le 2ème tour est organisé en 4 poules de 3 équipes. Système un peu merdique s'il en est, mais cela permet de dégager 4 équipes pour les demis.
A la base, cette 13ème édition de la Coupe du monde devait se dérouler en Colombie. Mais bon, déjà à l'époque, c'était bien le bordel. Finalement, devant l'incapacité du pays accueillir la compétition, la FIFA s'est rabattue sur le Mexique.
Pour cette nouvelle édition, la formule change de nouveau. Exit le second tour sous forme de poule, trop long et illisible. Des huitièmes de finales sont organisés, à élimination directe. Du coup, comme il n'y a que 6 groupes, les 4 meilleurs troisièmes sont également qualifiés. Ca facilite les choses.




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