Oumar Dieng
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1989 - 1990 |
|
16 | 0 |
| 1990 - 1991 |
|
6 | 0 |
| 1991 - 1992 |
|
31 | 1 |
| 1992 - 1993 |
|
31 | 0 |
| 1993 - 1994 |
|
34 | 0 |
| 1994 - 1995 |
|
35 | 1 |
| 1995 - 1996 |
|
17 | 0 |
| 1996 - 1997 |
|
15 | 0 |
| 1997 - 1998 |
|
16 | 0 |
| 1998 - 1999 |
|
32 | 0 |
| 1999 - 2000 |
|
20 | ? |
| 2000 - 2001 |
|
? | ? |
| 2001 - 2002 |
|
? | ? |
| 2002 - 2003 |
|
? | 0 |
| 2003 - jan 2004 |
|
6 | 0 |
| fev 2004 - 2004 |
|
16 | 0 |
| 2004 - 2005 |
|
8 | 0 |
| 2005 - 2006 |
|
10 | ? |
| 2006 - 2007 |
|
? | ? |
-
1989 -
1991 :
Lille OSC
-
1991 -
1992 :
CS Louhans Cuiseaux
-
1992 -
1994 :
Lille OSC
-
1994 -
1996 :
Paris Saint Germain
-
1996 -
1998 :
Sampdoria de Gênes
-
1998 -
1999 :
AJ Auxerre
-
1999 -
2000 :
CS Sedan Ardennes
-
2000 -
2002 :
Rizespor
-
2002 -
jan 2004 :
Trabzonspor
-
fev 2004 -
2005 :
Konyaspor
-
2005 -
2006 :
Akratitos Liosion
-
2006 -
2007 :
AO Kavala
- 1995 : Vainqueur de la Coupe de France, vainqueur de la Coupe de la Ligue (PSG)
- 1996 : Vainqueur de la Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupes (PSG)
- 2003 : Vainqueur de la Coupe de Turquie (Trabzonspor)
Sa vie, son oeuvre
Né à Dakar, capitale du Sénégal, Oumar Dieng apprend à taper dans une balle dès que ses jambes peuvent le porter. Comme il se débrouille plutôt bien, il intègre les quelques écoles de foot qui ne fleurissent pas encore en Afrique; c'est dire le potentiel du gaillard. Âgé de 15 ans, il joue pour l'ASC Jeanne d'Arc, un des grands clubs du pays. Un avenir des plus radieux s'offre à lui... Encore faut-il qu'il attire l'attention des recruteurs. C'est un joueur, en vacances dans le coin, qui va lui donner ce coup de pouce du destin; il s'agit de Bernard Lama. Oumar est alors invité dans le club de Lama pour passer un essai: « J'ai été repéré par Bernard Lama, qui était alors en vacances à Dakar. Il a soufflé mon nom à Charly Samoy, le directeur sportif du LOSC de l'époque. C'est comme ça que je me suis retrouvé à Lille pour un essai. J'avais 15 ans, il faisait froid. Même jouer avec des chaussures neuves n'était pas simple. »
Sûr que le choc thermique a dû bien le gêner... Toutefois, ces péripéties n'affectent en rien le talent du gamin qui décoche donc la timbale, avec une place au centre de formation des Dogues. Malgré le froid, Mamar progresse vite. Très vite même, au point qu'il dispute son premier match en D1 à l'âge de 16 ans, face à Metz lors de la saison 89-90. Rapidement, il est contacté par la fédération sénégalaise, mais ne donnera pas suite à cette demande initiée par Jules Bocandé:« J'étais préposé à son marquage, c'était au début de ma carrière, lui était déjà un attaquant reconnu. J'avais réussi à le museler. A la fin de la rencontre, il est venu vers moi pour me demander ma nationalité. J'ai répondu sans hésiter: sénégalais. Aussitôt, il m'a demandé mon contact et a promis de me mettre en rapport avec Claude Le Roy pour que je joue avec les Lions.» Il jouera une bonne quinzaine de matchs avec les pros, malgré quelques écarts de conduite qui l'emmèneront en équipe 3, en district: « J'avais été viré un mois du groupe pro, mais ça m'a fait grandir. Quand je suis revenu, je suis passé directement de Sainghin-en-Weppes à Monaco ! ». Du coup, devenu majeur, un peu plus responsable, il comprend qu'il doit descendre d'un cran pour connaître l'ivresse d'une saison complète.
Il part donc en prêt à Louhans-Cuiseaux, sympathique club de D2. Là, il va côtoyer un sérieux client, en la personne de Guillaume Warmuz, ou encore des routards de la D2 comme Georges Tournay ou Laurent Hochart. Louhans réalise une superbe saison en titillant la zone d'accessit, mais les Bressans vont échouer à une malheureuse quatrième place. A titre personnel, Dieng aura tenu la baraque derrière. A seulement 19 ans...
De retour au LOSC, Mamar va poursuivre sa montée en puissance en devenant pilier de l'équipe de France Espoir. Devenu une valeur sûre, les offres affluent sur le bureau du président lillois, par ailleurs occupé à essayer de maintenir son club en D1. En 93-94, malgré un record peu enviable (Quatre C-S-C dans la même saison, tout de même!!!), Oumar Dieng quitte son Nord d'attache pour signer au P-S-G.
Enfin, un peu à contre-cœur quand même: « Pourtant, je ne voulais vraiment pas y aller. Le Nord, c'était chez moi, c'est là où j'ai ouvert les yeux, où j'appris à dire bonjour et merci. Pendant mes trois premiers mois au PSG, j'habitais encore à Lille ! ». A Paris, pourtant, il va participer à deux des plus belles saisons du club parisien. Deuxième choix en défense derrière Alain Roche et Ricardo, il va apporter son écot en étant trimballé de poste en poste. Lors de sa première saison, en 94-95, le club finit troisième en championnat, et rafle les deux coupes nationales. Pas mal du tout... La suite sera grandiose. Relégué sur le banc, voire en réserve, Mamar se fait choper comme son recruteur Bernard Lama, lors d'un Lille-PSG un 18 novembre 1995, à cause d'un contrôle positif au cannabis. Cette saison-là, d'autres se feront pincer: Franck Fontan, le mythique Gilles Hampartzoumian, Fabien Barthez ou encore Stéphane Paille. Mamar justifie son écart: "J'étais dans un passe difficile car je ne jouais plus et je me posais des tas de questions. J'étais en plein doute. J'ai donc cédé à un moment de faiblesse. Je ne suis pas accro.". Bref, suspendu deux mois, la carrière parisienne de Dieng a un peu de plomb dans l'aile. Ayant au préalable pris soin d'ajouter une ligne supplémentaire à son palmarès, avec une Coupe des Coupes, ainsi qu'un quart de finale au Jeux Olympiques d'Atlanta, aux States, il choisit l'exil et rejoint l'Italie.
C'est à la Sampdoria de Gênes qu'il pose son sac, en compagnie d'un autre ch'ti: Pierre Laigle. Christian Karembeu étant déjà au club à leur arrivée. Changement de monde pour Mamar: « En arrivant, j'ai eu l'impression d'être un petit jeune qui sortait d'un centre de formation. J'avais Eriksson comme coach, et des gars comme Mancini et Klinsmann à mes côtés. J'étais en retard sur plein de trucs. On me faisait des entraînements spécifiques, on m'a aussi appris à faire les fautes invisibles, celles que l'arbitre ne peut pas voir. ». En vrai, ces deux saisons ne seront pas folichonnes, Oumar ne disputant qu'une quinzaine de matchs par saison. Du coup, une fois sa peine d'exil purgée, il ne se fait pas prier pour rentrer au pays.
C'est à Auxerre qu'il retrouve les vertes prairies de la D1. Pourtant adepte des paris, Guy Roux ne semble pas vraiment croire au renouveau de Dieng. Ce grand défenseur assez maigre (1,82m pour...67 kg!!) ne semble pas taillé pour répondre à ses exigences tactiques comme le marquage à l'individuelle qui lui est clairement défavorable. Ajoutons à cela une utilisation régulière au poste d'arrière droit, et l'on comprend que Mamar fuit l'Yonne dès que l'occasion se présente...
Il atterrit en prêt à Sedan, afin d'honorer sa deuxième année de contrat bourguignonne. Chez les Sangliers, il va se relancer et même retrouver le plaisir de jouer, grâce à une sympathique ambiance qui lui rappelle le Nord. De plus, les résultats sont au rendez-vous, et du coup sa côte remonte aussi sec, alors qu'il fête seulement ses 27 ans. Malgré le coup de cœur, Mamar quitte les Ardennes, et effectue un choix surprenant, du moins en apparence. Sollicité par Marseille ou Bordeaux, excusez du peu, il préfère pourtant rallier un club turc de seconde zone, Rizespor.
Mais tout s'explique, comme il le dit lui-même: « C'est l'aspect financier qui a d'abord compté. J'avais 28 ans, on me faisait un pont d'or. Une fois là-bas, au bout de six mois, j'étais comme un poisson dans l'eau. ». C'est assumé, au moins... Auteur de deux belles saisons aux côtés de Nicolas Alnoudji, il réussit à taper dans l'œil de Trabzonspor, qui se situe dans le haut du tableau.
Sans être un pilier de la défense, il accroche deux Coupes de Turquie à son palmarès qui est assez conséquent, avant de quitter le club durant sa deuxième saison pour finir celle-ci à Konyaspor.
Dans ce petit club du ventre mou, il batifolera encore une saison aux côtés de Cyril Domoraud, et sous la houlette de Safet Susicavant de rallier le voisin grec.
C'est à Akratitos, obscur club hellène, qu'Oumar va faire ses adieux au haut niveau. Dans une équipe cosmopolite, il côtoie Laurent Macquet, et ne peut éviter à son club de finir lanterne rouge d'un championnat pourtant ouvert en dehors des quatre premiers.
Du coup, quitte à finir en beauté, il signe à Kavala en même temps que Kelvin Sebwe et devient un des premiers français à tenter l'expérience dans ce club devenu friand de gaulois. Devenu entraîneur-joueur, il va rester un an avant de raccrocher définitivement les crampons, suite à un drame familial, les décès quasi simultané de ses parents: « J'ai d'abord résilié mon contrat en Grèce pour m'occuper de ma mère, et puis elle aussi est partie. Ce fut un coup de massue, mais j'ai pris mon courage à deux mains et je me suis inscrit au CRAF de Liévin pour passer mes diplômes d'entraîneur. Et voilà comment j'ai quitté le foot pro, en toute discrétion. »
Après son retour en France, Mamar se cherche. Occupant un rôle assez flou de recruteur pour le compte de Trabzonspor, il se ballade entre Lille, Paris et Dakar, pour faire fructifier son patrimoine immobilier. Ceci dit, il reste très attaché à son club de cœur, le LOSC, comme il dit lui-même: « J'ai assisté à Lille-Valenciennes en octobre, c'était la première fois que je revenais voir le LOSC. J'en avais des noeuds au ventre, je n'ai même pas osé descendre aux vestiaires après le match. Le LOSC, cela reste mon club, j'ai l'intime conviction que j'y reviendrai un jour. ». En voilà au moins un que la réussite actuelle des Dogues doit réjouir!
Photos
Dossiers
Pour la 100è, les JO retournent en Amérique, à Atlanta… la ville du COCA. Par rapport aux précédentes éditions, le tournoi de foot est réservé aux joueurs de moins de 23 ans, avec la possibilité pour les sélectionneurs de retenir 3 joueurs plus âgés. 16 équipes sont retenues, réparties en 4 groupes de 4, avant une phase de tournoi classique à élimination directe.
Le tournoi se déroule du 20 juillet au 4 août 1996.





Commentaires
Merci Oumar pour ta gentillesse avec les enfants!
j espere te revoir un jour a lille
ton ex futur president