Pascal Malbeaux

Milieu défensif de l'ombre, Pascal Malbeaux aura connu pas mal de clubs, mais avec des fortunes diverses: Rouen, Bordeaux, Alès, Le Havre et pour finir, Valenciennes... Bref, un tour de France des clubs de seconde zone.
Pascal Malbeaux

En Bref

Bambi
10 juillet 1961
Milieu
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1981 - 1982 FC Rouen 34 1
1982 - 1983 FC Rouen 26 1
1983 - 1984 FC Rouen 23 1
1984 - 1985 FC Rouen 34 0
1985 - 1986 Girondins de Bordeaux 21 5
1986 - 1987 Olympique Alès 34 0
1987 - 1988 Olympique Alès 32 0
1988 - 1989 Le Havre AC 27 0
1989 - 1990 Le Havre AC 22 1
1990 - 1991 Valenciennes Anzin FC 30 0
1991 - 1992 Valenciennes Anzin FC 31 0
1992 - 1993 Valenciennes Anzin FC 0 ?
1993 - 1994 AS Strasbourg ? 1
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • Vainqueur de la Coupe de France en 1986 (Bordeaux)
  • Champion de D2 en 1982 (Rouen) et en 1992 (Valenciennes)

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Natif de Brest, Pascal Malbeaux ne commence pourtant pas le football dans le club de sa ville. Plutôt talentueux, il préfère effectuer une formation à l'INF Vichy, à l'école des champions. A l'issue de cette année plutôt réussie, il ne manque pas de propositions; mais soucieux de bien démarrer sa carrière, il privilégie la sécurité en ralliant le FC Rouen.

Les Diables Rouges, à l'aube de la décennie des 80's, font régulièrement l'ascenseur entre la D1 et la D2. Trop forts pour l'antichambre de l'élite, mais trop faibles pour la D1, ils permettent toutefois aux jeunes qui sont au club de se mettre en valeur. Ce sera le cas de Pascal, aux côtés de Didier Monczuk, qui n'est pas encore le goleador que l'on connût, Jean-Luc Buisine ou encore Jacques Mogis accompagnent Pascal dans le onze. Avec des anciens expérimentés comme Jean-François Beltramini, auteur de 18 buts, ou encore le passeur polonais Bronislaw Bula, Rouen ecrase la concurrence et retrouve la D1 avec uune belle première place. A titre personnel, Pascal claque 11 buts, en raison d'un positionnement assez haut sur le terrain. Mais, malgré cette efficacité redoutable, supérieure à celle de Monczuk, il recule sur le terrain jusqu'à se fixer en tant que milieu défensif. Pour le retour en D1, l'entraîneur préfère confier les clés de son attaque à Beltramini (24 buts, tout de même!) et aux recrues Joël Tanter, Pascal Raspollini et Thierry Princet. Associé à Patrice Monteilh dans l'entre-jeu, celui que ses coéquipiers surnomment "Bambi" permet aux Rouennais de se maintenir sans trop de casse. Pour sa troisième saison au club, il fera une rencontre qui se révèlera décisive pour sa fin de carrière; en effet, il se lie d'amitié avec la recrue Cyriaque Didaux. Bien calé dans le milieu de tableau, il profite que le club soit tranquille pour emmagasiner de l'expérience. Mais sa quatrième saison va se révéler un cauchemar puisque le club, après avoir pataugé quasiment toute l'année dans la zone rouge, va se crasher et retrouver la D2. Pour Pascal, c'est le moment de couper le cordon; ça tombe bien, Bordeaux le veut.

Il rejoint donc la Gironde avec des ambitions toutes autres que le maintien; il se retrouve donc à lutter pour le titre et va également remporter une Coupe de France, face à Marseille. Cotoyant des Jean Tigana, Alain Giresse, Dominique Dropsy, Patrick Battiston, bref, les trois-quart de l'équipe de France, il va passer une saison mitigée. En effet, s'il joue une vingtaine de matchs, ce qui n'est pas si mal, il n'est pas à proprement parler un titulaire, et ne semble pas pouvoir hausser son niveau de jeu. Au bout de sa première saison au club, les dirigeants se rendent compte que Bambi n'est pas vraiment un pari d'avenir pour le club, et ils le poussent gentiment vers la sortie.

C'est à Alès, en D2, qu'il retrouve les responsabilités et le plaisir de jouer, retrouvant son compère Didier Monczuk. Alès est en pleine expansion, et les dirigeants sentent qu'il y a un coup à jouer. Malheureusement, si les résultats furent proches, il manqua au club cévénol un petit rien qui lui aurait permis de rejoindre l'élite... Ou remporter la COupe de France! Demi-finaliste en 86/87, Alès tombe avec les honneurs face à Bordeaux après deux matchs nuls. Patron du milieu de terrain, Pascal forme avec Christophe Chaintreuil un duo qui ratisse tous les ballons, mais qui a un peu du mal à couvrir l'inexpérience de la défense. Bref, au bout de deux saisons, Pascal sent bien qu'il ne gagnera jamais rien avec les cévénols, devant se contenter chaque années d'accessits au final inutiles... Il reprend son baluchon et retrouve la Normandie.

Enfin presque, puisqu'il signe au Havre, l'ennemi juré de son club formateur, le FC Rouen. Dans un effectif prometteur (Jean-Pierre Delaunay, Jean-Pierre Cyprien ou encore Thierry Moreau, bien encadrés par des anciens qui connaissent le métier, Bruno Baronchelli, Frank Stapleton ou Alain Casanova), les jeunes se révèlent, mais échouent d'un rien (Précisément en barrages, 4-1 face à Brest) en essayant de retrouver l'élite. L'arrivée de Philippe Mahut, Pascal Françoise et le véloce Bruno Roux, le papa de Nolan, donneront de grands espoirs au doyen des clubs professionnels français. Malheureusement, si Le Havre se promène en tête du championnat, la fin de parcours apocalyptique des Havrais les verra s'échouer au pied du podium... Pour Pascal, c'est la goutte d'eau, il ne parvient toujours pas à trouver un club qui lui permettrait de rejouer un jour dans l'élite. Il rejoint alors un autre club, tout aussi ambitieux.

C'est Valenciennes qui signe le joueur. Agé de trente ans, il arrive avec un statut de joueur de devoir, avec une expérience non négligeable. Entouré de jeunes prometteurs, comme Michel Pageaud, David Régis, Jérôme Foulon, Stéphane Grosselin ou encore Wilfried Gohel, il va jouer à fond son rôle, se révélant un grand frère efficace, doublé d'un animateur de vestiaire aux côtés de Francis Peltier. La première saison au club de Bambi verra le club ch'ti échouer en barrages face à Lens sur un score étriqué de 1-0... Mais le club se rattrapera en finissant premier de son groupe, validant ainsi son billet pour la D1. Pour Pascal, c'est le début de la fin: blessé, il voit David Le Frapper et Arnaud Duncker s'emparer de sa place, et en plus, "l'affaire" éclate. Dégoûté, il quitte le club et le foot pro, à 32 ans...

Que devient-il ?

Pour sa dernière saison en tant que joueur, il choisit de répondre favorablement à l'appel du pied de son ami Cyriaque Didaux (Nous y voilà!). C'est ainsi qu'il joua une saison à l'AS Strasbourg, dans une région qu'il n'avait pas encore fréquentée au cours de sa carrière... Et dont il tombera amoureux, puisqu'il y ouvrira un bureau de tabac, rue du faubourg de pierre à Strasbourg, tout comme son copain Didaux... Malheureusement Pascal Malbeaux est décédé à Strasbourg le 8 juin 2012 des suites d'une longue maladie. RIP.

Commentaires

Posté le lun, 11/02/2013 - 01:14

pascal malbeaux est decede en juin 2012