Patrice Lestage

Jeune défenseur formé à l’école des verts, Patrice Lestage aura été victime comme beaucoup de la caisse noire qui a entrainé le déclin de St Etienne. La suite de sa carrière le mènera de Tours à Toulouse où il profitera de l’époque dorée des violets avant de terminer à Bordeaux en D2, puis Cannes en pré-retraite sur la côte d’azur…
Patrice Lestage

En Bref

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7 octobre 1961
Défenseur
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1979 - 1980 AS Saint Etienne 1 0
1980 - 1981 AS Saint Etienne 0 0
1981 - 1982 AS Saint Etienne 24 1
1982 - 1983 AS Saint Etienne 30 0
1983 - 1984 FC Tours 33 1
1984 - 1985 FC Tours 30 0
1985 - 1986 Toulouse FC 24 0
1986 - 1987 Toulouse FC 33 0
1987 - 1988 Toulouse FC 33 1
1988 - 1989 Toulouse FC 29 0
1989 - 1990 Toulouse FC 25 0
1990 - 1991 Toulouse FC 25 2
1991 - 1992 Girondins de Bordeaux 22 0
1992 - 1993 AS Cannes 18 0
1993 - 1994 AS Cannes 13 ?
1994 - 1995 Blagnac FC ? ?
1995 - 1996 Blagnac FC ? 1
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • 1982 : Finaliste de la coupe de France (St Etienne)
  • 1985 : Champion de France de D2 (Tours)
  • 1992 : Champion de France de D2 (Bordeaux)

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Natif de Dax, Patrice Lestage est repéré assez jeunes par les recruteurs des verts qui le font venir dans le Forez à l’âge de 16 ans. Cantonné à la réserve jusqu’à ses 18 ans, il va intégrer le groupe pro à partir de 1979. Il ne jouera quasiment pas pendant 2 saison mais au contact des vieux guerriers comme Pierre Repellini, Gérard Farison, Christian Lopez et Gérard Janvion apprend les ficelles du métier. Après le titre de 1981, ultime chant du cygne stéphanois, il gagne du temps de jeu, comme remplaçant derrière les inamovibles Christian Lopez, Patrick Battiston, Bernard Gardon et Gérard Janvion. Avec 24 matchs de championnat, il fait figure de 5ème home, régulièrement aligné. Saint-Etienne rate le titre mais dispute une finale de coupe de France, perdu aux pénaltys, contre le PSG, qui glane son 1er titre. Mais cette année là sort l’affaire de la Caisse noire, pompe à phynance occulte pour payer les stars. Le modèle vert explose en plein vol et entraine l’exode, avec le départ de Michel Platini notamment. Gardon part à la retraite et Battiston glisse dans l’axe qu’il occupe avec Philippe Mahut. Patrice devient donc titulaire au poste d’arrière gauche, lui que peut jouer un peu partout en défense. Il fera une bonne saison et marquera même son 1er but en D1. Le drame c’est que les verts, minés par des querelles internes font une saison de merde et finissent 14. La recrue danoise Flemming Christensen ne convainc pas, Johnny Rep est vieillissant et Laurent Roussey encore un peu tendre.

En 1983, grande lessive chez les verts et Patrice quitte le club, direction le FC Tours, en D2, en même temps que Guy Briet, remplaçant de Robert Herbin chez les verts. Là, avec les Jean-Marc Furlan, Patrice Loiseau et Pascal Gressani, il va vivre une super saison. Après un e départ canon Tours prend vite les commandes du championnat ? Un léger creux en septembre n’empêchera pas le s tourangeaux de trôner sur leur championnat toute la saison. Devant, Omar Da Fonseca, libéré depuis le départ de Delio Onnis se révèle un formidable buteur (24 buts). Angel Lorenzo et Bela Varady ne sont pas en reste (11 et 9 buts chacun). Habitué des parcours en Coupe, Tours tombe assez vite contre Sochaux. Une fois la montée acquise, place au trophée des champions, face à l’OM. Tours tient le choc au Vélodrome (1-1) et tape les phocéens au match retour dans un stade de la Vallée du Cher archi comble. Rapidement mené sur un csc de Pascal Gressani (14ème) puis un but de Sarr Boubacar (33ème), Bela Varady réduit le score juste avant la mi-temps tandis que Angel Lorenzo égalise juste après le retour des vestiaires. Varady inscrira un doublé synonyme de titre de champion à la 85ème. Pour son retour parmi l’élite, Tours va jouer de malchance avec une cascade de blessure, notamment devant où Varady et Lorenzo manque une bonne partie de la saison. Merry Krimau n’est pas aussi efficace que prévu et une ultime défaite à Laval scelle le sort du club, qui retrouve la D2 un an après l’avoir quitté. Malgré cela Patrice Lestage ne démérite pas sur son côté gauche.

Jacques Santini qui prend en main le TFC et l’a bien connu chez les verts, pense alors à lui. C’est un peu un cadeau empoisonné pour Pat car au TéFéCé le côté gauche est dévolu soit à Jean-François Domergue, Champion d’Europe avec les Bleus, soit à Jean-Jacques Marx. Patrice va donc jouer de sa polyvalence pour disputer une place dans l’axe à Gilles Brisson, le frère de l’autre. Les méthodes musclées de Jacquot ont un peu de mal à passer en début de saison et Toulouse démarre assez mal. Ils vont bien redresser la barre ensuite pour terminer 4ème. La saison suivante reste celle de l’épopée Européenne avec la Victoire contre Naples et l’exploit contre le Spartak. Pour Patrice, le départ de Domergue lui ouvre une place de titulaire sur le flanc gauche. Comme souvent avec les entraineurs à poigne le système finira par exploser à mesure que les égos se développent, comme celui de Yannick Stopyra qui claquera la porte. La hype toulousaine ne durera que quelques saison et à la fin des années 80 l’équipe rentre dans le rang, pour jouer le ventre mou, puis le maintien. 19ème en 1991, Toulouse ne doit son maintien qu’à la relégation administrative de Brest, Nice et Bordeaux. En fin de contrat, Patrice Lestage, qui fait figure de joueur expérimenté, est justement sollicité par Bordeaux.

Il passera une saison en Gironde, pour encadrer la jeune génération et tombera amoureux de la région. Barré sur le flanc gauche par Bixente Lizarazu, il joue dans l’axe associé à Didier Sénac. Michel Milojevic ne rode pas loin, et Patrice ne joue pas énormément. En fin de saison, il est invité à aller voir ailleurs. Il va rebondir du côté de Cannes où il sert de monnaie d’échange dans le transfert de Zinédine Zidane. Les azuréens évoluent en D2 où ils vont se balader derrière Martigues. A droite William Ayache et Adick Koot sont incontournables, le reste change au gré des matchs entre Pierre Dréossi, Bernard Lambourde , Franck Burnier et Philippe Raschke. Après la montée, Patrice jouera beaucoup moins. IL va alors retourner en Gironde où il officiera 2 ans à Blagnac juste pour le plaisir avant de raccrocher en 1996, après plus de 15 ans au plus haut niveau.

Que devient-il ?

Patrice Lestage, tombé amoureux de la Gironde va tourner le dos au Foot. Comme beaucoup il se lance dans le vignoble, plus pour l’argent que par réelle passion : « A l’origine, il s'agissait d'un investissement financier. Progressivement, c'est devenu un investissement plaisir ». C’est que le business, Patrice ça le branche. Il a monté une boite de conseil en gestion de patrimoine, basée à Bordeaux.

Fin novembre 2010, nous avons appris malheureusement son décès, des suites d'une longue maladie... Condoléances à sa famille...

RIP

Photos

Patrice Lestage tout jeune à St Etienne
Patrice Lestage tout jeune à St Etienne
Patrice Lestage tout jeune à St Etienne

Commentaires

Posté le lun, 29/11/2010 - 20:10
Aire sur l'Adour

Déconnecté

A noter que Patrice Lestage est décédé depuis le 27 novembre 2010.
Voilà une petite précision pour le site.

Posté le dim, 26/12/2010 - 14:35
toulouse

Déconnecté

Un garçon qui a beaucoup compté au sein du TFC...
Sincéres condoléances à toutes sa famille.

phk