Philippe Tibeuf

Natif de Dinan, Philippe Tibeuf, sorte de fusion à la Dragon Ball Z entre Philippe Thys et Franck Leboeuf, fait ses débuts à Plancoët. Rapidement, il joue à Guingamp, tout en poursuivant ses études à l'UREPS de Rennes.
Philippe Tibeuf

En Bref

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17 juin 1962
Attaquant
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1978 - 1979 En Avant Guingamp 0 0
1979 - 1980 En Avant Guingamp 0 0
1980 - 1981 En Avant Guingamp 1 0
1981 - 1982 En Avant Guingamp 8 0
1982 - 1983 En Avant Guingamp 4 2
1983 - 1984 En Avant Guingamp 20 18
1984 - 1985 AS Monaco 20 2
1985 - 1986 AS Monaco 24 3
1986 - 1987 AS Monaco 11 2
1987 - 1988 AS Saint Etienne 31 12
1988 - 1989 AS Saint Etienne 29 10
1989 - 1990 AS Saint Etienne 36 11
1990 - 1991 AS Saint Etienne 26 7
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • Vainqueur de la Coupe de France 1985.(Monaco)
  • 2 sélections en équipe nationale

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Natif de Dinan, Philippe Tibeuf, sorte de fusion à la Dragon Ball Z entre Philippe Thys et Franck Leboeuf, fait ses débuts à Plancoët. Rapidement, il joue à Guingamp, tout en poursuivant ses études à l'UREPS de Rennes. Avec son physique de camionneur il fait le ménage dans les surfaces de D2, terminant 3ème meilleur meilleur buteur.

Repéré par Monaco, il arrive en 1984 sur le Rocher, qui se cherche un avant-centre capable de lui faire oublier Delio Onnis. A l'époque, c’est « le foot pour le foot » et Jean-Luc Ettoriroule en 2CV. Première saison et premier titre avec un coupe de France, remporté face au PSG. Bien que titulaire, il marque peu (10 buts), servant le plus souvent des offrandes à Bruno Bellone, son compère de l’attaque. Pourtant il garde d’excellents souvenir de son passage monégasque : « Jouer avec les Amoros et Le Roux, et gagner la coupe de France dès mon arrivée a été un très bon souvenir, même si le passage au foot professionnel a été dur à digérer ». En effet, si les travées du Roudourou sont plus garnies que celles de Louis II, la rigueur et la médiatisation ne sont pas les mêmes. Les deux saisons suivantes sont en revanche catastrophiques. Souffrant de la concurrence de Daniel Bravo ou Youssouf Fofana, il jouera de moins en moins et ne marquera que très peu : 5 buts sur 2 saisons. Avec l’arrivée de Wenger sur le banc monégasque, Philippe est donc invité à aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.

En panne d’efficacité, il se tourne donc vers un promu au nom ronflant : l’ASSE. Avec Patrice Garande, lui aussi arrivé à l’été 1987, il va exploser. Leur entente sur le terrain les font surnommer Dupont et Dupont, et Saint Etienne se prend à rêver au passé. « Patrice était plus un renard des surfaces, alors que moi j’avais besoin d’espace pour m’exprimer ». Si la première année se passe plutôt bien avec une 4ème place, les saisons suivantes sont beaucoup plus difficiles « Ce n’était pas un hasard si on n’avait pas de résultats : le président Laurent avait préféré faire signer un libero suisse plutôt qu’un attaquant. Et même capitaine, je n’avais pas mon mot à dire. Pas de discussion possible avec Robert Herbin ». Alors que l’ASSE est 15ème en cette saison 1989/90, c’est la surprise. Orphelin de Patrice Garande, Philippe, meilleur buteur du club avec 10 réalisations est appelé en Equipe de France, aux côtés de stars telles Jean-Pierre Papin ou Eric Cantona. En bleu, Tibeuf découvre le Monde, ce qu’il n’a pu faire en club puisque les verts n’étaient plus européens depuis belle lurette : « Il n’y avait pas de voitures à Tirana. On était dans un hôtel vieillot, entouré d’immeubles qui ne tenait pas debout. Je me souviens que les gamins récupéraient les mégots des joueurs qui tombaient de la fenêtre. »

Mais sa carrière s’arrête brutalement en janvier 1991, à l'âge de 29 ans. Lors d’un match face au rival historique le FC Nantes, David Marraud joue à Harald Schumacher. Verdict pour Tibeuf : arrachement des ligaments, nerf sciatique abîmé et la gaine qui ne repousse pas. Un an de paralysie... c’est la fin.

Que devient-il ?

Abandonné de tous et notamment du président stéphanois qui «m’avait promis de m’aider alors que je ne lui avait rien demandé», il arrive en fin de contrat. « Les supporters ont un peu réagi mais on est vite oublié. ». Toujours handicapé, il reste sur St-Etienne et devient représentant de commerce pour 2 équipementiers sportifs… dans le cadre des projets handicap, les clauses de concurrence ne doivent pas s’appliquer. Il fait le tour des magasins de sport pendant 4 ans avec sa cargaison dans le coffre de la Kangoo.

En 1998, il crée sa société immobilière, à la manière d’un Jean-Paul Bertrand-Demanes: « J’avais fait le tour du métier. ». Il s’occupe de l’aménagement et de la construction de grandes surfaces commerciales sur Yzeure en Rhone-Alpes.

Photos

Tibeuf avec le maillot vert
Tibeuf avec le maillot vert
Tibeuf avec le maillot vert

Commentaires

Posté le ven, 25/12/2009 - 21:44

Philippe TIBEUF fut l'un des meilleurs attaquants que l'ASSE ait pu connaitre après ses années de gloire! D'un naturel généreux et combatif, il fut durant ses quatre années vertes, un remarquable attaquant à l'abattage unique, ce qui lui valut les honneurs de la sélection Nationale alors menée par Michel PLATINI. Son courage, sa combativité ainsi que sa réussite devant le but ont laissé un souvenir impérissable dans l'esprit des supporters des Verts même si l'arrêt prématuré de sa carrière à la suite de sa terrible blessure au genou face à Nantes et son gardien de but d'alors, David Marraud, ont laissé beaucoup de regrets et d'amertume à tous et en premier lieu à l'intéressé lui-même! Merci Philippe pour ta gentillesse et ta disponibilité moi qui venais régulièrement voir jouer les Verts depuis mes Yvelines!

Posté le mar, 24/08/2010 - 23:25
Anonyme

Merci Monsieur Tibeuf pour la sueur versée sur la pelouse du stade Geoffroy-Guichard sous le maillot vert. Un vrai Stéphanois aux valeurs "vertes".....travail,humilité,sens de l'effort...