Pierre Lechantre

Pierre Lechantre était le fils de l’ancien ailier gauche du grand Lille de la fin des années 40, Jean Lechantre qui sera international à trois reprises. Comme son père il occupera le même poste et sa rapidité et son insaisissable vivacité feront des merveilles dans tous clubs où il évoluera (neuf clubs au total). Mais avec autant de clubs, il n’aura aucune ligne sur son palmarès. Dommage pour un joueur avec autant de talent.
Pierre Lechantre

En Bref

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02 Avril 1950
Milieu
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1967 - 1968 Lille OSC 1 0
1968 - 1969 Lille OSC 28 8
1969 - 1970 Lille OSC ??? ???
1970 - 1971 FC Sochaux 38 5
1971 - 1972 FC Sochaux 38 10
1972 - 1973 FC Sochaux 34 6
1973 - 1974 FC Sochaux 35 10
1974 - 1975 FC Sochaux 36 4
1975 - 1976 AS Monaco 36 4
1976 - Sept 1976 AS Monaco 7 0
Sept 1976 - 1977 Stade Lavallois 21 4
1977 - 1978 Stade Lavallois 35 3
1978 - 1979 Stade Lavallois 33 12
1979 - 1980 RC Lens 20 2
1980 - 1981 Olympique de Marseille 24 3
1981 - 1982 Stade de Reims 25 6
1982 - 1983 Stade de Reims 27 6
1983 - 1984 Stade de Reims 28 3
1984 - 1985 Red Star 28 3
1985 - 1986 Red Star 6 0
1986 - 1987 Paris FC ??? ???
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Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Pierre Lechantre est en 1950 à Lille dans le Nord. Passionné de football, il débutera tout gamin dans le petit club de Lambersart, qui se situe à côté de Lille, en compagnie de son frère Jean-Paul et les deux frangins seront entraînés par leur père. A l’adolescence, il rejoindra le centre de formation de Lille pour terminer sa formation d’apprenti footballeur. L’entraîneur lillois, Daniel Langrand, lancera le jeune Lechantre lors de la saison 67/68 pour un seul petit match et c’est pendant cet exercice que les Dogues termineront 19ème du classement synonyme de relégation à l’échelon inférieur. A 18 ans, Pierre fera une saison pleine en accumulant 28 rencontres pour huit buts et pour cet exercice 68/69, Lille se positionnera en treizième position mais comme le club était incapable de payer les salaires de joueurs la direction décidera d’abandonner son statut professionnel. Alors le natif de Lille évoluera avec son équipe dans le championnat de France amateur pour l’exercice 69/70 et les lillois se classeront dixième sur quinze dans le groupe Nord et comme le LOSC fera parti des 19 clubs sélectionnés sur dossier par la Fédération Française et la Ligue Nationale de Football pour compléter la nouvelle D2 élargie à 48 équipes.

Mais le lillois pure souche ne restera pas dans le Nord car voulant connaître la première division, il acceptera de rejoindre le FC Sochaux. Pour sa première saison dans le Doubs, il totalisera 38 rencontres et marquera même cinq buts et il classera son club à une bonne dixième place assurant tranquillement son maintien. Mais ce ne fut pas trop facile au début car Pierre pouvait sortir un jour un match d’enfer et le suivant il pouvait être inexistant tout au long de la partie et ce que lui reprochait le coach Paul Barret c’était que Lechantre préférait trop souvent les exploits individuels à la place de jouer avec son équipe car il pouvait beaucoup apporter à ses coéquipiers grâce à sa technique en mouvement qui était excellente et qui compensait sa faiblesse physique. Et suite aux conseils de son entraineur, l’ancien lillois progressera petit à petit et deviendra grâce à son travail un vrai spécialiste à son poste en ayant un dribble fin et délié et aussi une bonne frappe de balle. La saison 71/72 verra Pierre faire une excellente année en marquant dix buts en 38 matchs mais surtout avec les Albert Vanucci, Laszlo Selés, Philippe Piat, Georges Lech et tous les autres, il emmènera l’équipe sochalienne à une surprenante troisième place synonyme de qualification européenne (mais quand même à neuf points du champion, Marseille). La saison 72/73 verra Lechantre jouer ses premiers matchs européens en coupe UEFA (les deux seuls de sa carrière) mais Sochaux ne dépassera pas le premier tour car Pierre et ses coéquipiers n’arriveront pas à se dépêtrer des danois de BK Frem Copenhague. Et en championnat, l’équipe doubiste ne reproduira pas le même exercice que l’année précédente et se classera en milieu de tableau (onzième). Après avoir terminé à la septième place en 73/74 où Pierre marquera dix buts tandis que son coéquipier Gérard Soler en marquera seize, Sochaux vivra une saison 74/75 très éprouvante car les résultats ne suivront pas du tout et de ce fait les Lionceaux termineront à la 17ème place à un point du premier relégable se sauvant de justesse de la descente en D2.

Après cinq années en Franche-Comté, Lechantre décidera d’aller voir ailleurs et c’est ainsi qu’il acceptera d’aller exercer son talent du côté de Monaco. Même avec un effectif composé de joueurs du calibre d’Yves Chauveau, Christian Dalger, Delio Onnis, José Omar Pastoriza, Jean Petit, Pierre Pleimelding et son ancien équipier sochalien Albert Vanucci, Lechantre et Monaco vivront une terrible année où rien n’ira et l’équipe de la Principauté terminera 18ème synonyme de descente en seconde division. Pour la saison 76/77, Pierre entamera le championnat de D2 avec Monaco en disputant sept rencontres avant de partir à Laval (nouveau promu) pour retrouver le haut niveau du football français.

Pour sa première saison lavalloise, l’ancien sochalien ne disputera que 21 rencontres pour quatre buts tout de même mais avec tous ses coéquipiers il devra cravacher tout l’exercice pour éviter de finir dans la zone rouge du classement synonyme de descente (position finale : seizième). La saison 77/78 verra Lechantre et tous les lavallois démarrer le championnat en trombe et après quelques défaites l’équipe mayennaise reviendra les pieds sur terre pour finir tout bonnement à la dixième place. Pendant cet exercice, les Tangos auront la douleur de perdre un des leurs en la personne de Richard Nowacki. Même en unissant leurs forces, Pierre et les Jean- Luc Arribart, Bernard Simondi, Raymond Kéruzoré, Claude Le Roy et tous les autres sauveront la place de Laval en D1, tellement la saison sera catastrophique, lors de l’avant-dernière journée du championnat 78/79 en terminant seizième à deux points du 19ème , Paris FC qui jouera le barrage de relégation.

Après trois ans en Mayenne, l’ancien lillois retournera dans son Nord natal mais cette fois ce sera pour intégrer l’effectif du RC Lens qui vient de remontre dans l’élite française. Et pour la saison 79/80, il ne disputera que vingt matchs pour deux buts mais participera hâtivement avec les Hervé Flak, Daniel Leclercq, Robert Sab, Didier Sénac au maintien du club lensois en le positionnant à une honorable dixième place.

Mais un an après être arrivé dans le Nord, Pierre quittera sa région natale pour rallier le Sud et plus précisément l’Olympique de Marseille qui vient de dégringoler en seconde division. Il ne sera pas un titulaire indiscutable mais essayera de par son expérience de guider les petits jeunes du club (Marc Pascal, José Anigo, Jean-Yves Francini, Marcel De Falco, Jean-Charles De Bono) pour essayer de faire remonter le club phocéen au bout d’une saison en D2. Mais le pari ne sera pas tenu car l’OM terminera à la sixième place de son groupe à onze points du premier, Montpellier.

Pierre ne restera pas à Marseille pour la saison 80/81 mais évoluera tout de même en D2 et ce sera cette fois-ci avec le Stade de Reims. Il évoluera au sein d’un effectif capable de jouer les premiers rôles dans leur groupe (Jean-Luc Arribart (les deux hommes se sont connus à Laval), Djamel Tlemçani, Manuel Abreu, Hervé Velud, Jacky Vercruysse et Eric Bedouet) mais cela ne sera pas suffisant pour que l’équipe champenoise puisse finir dans les deux premiers et finalement elle terminera sixième à dix points du premier. La saison 82/83 verra Lechantre et Reims faire une très bonne année qui les verra terminer second de leur groupe derrière Toulon mais malheureusement les rémois chuteront contre Nîmes lors du match entre deuxième. 83/84 sera encore un échec car Reims terminera seulement à la quatrième place à sept points du second, le RC Paris. En trois ans de présence en Marne, Lechantre à plus de 31 ans a montré qu’il pouvait encore avoir de bonnes statistiques (quinze buts en 80 matchs).

Pendant l’été 84, à plus de 34 ans alors que pas mal de collègues footballeurs ont déjà pris leur retraite, Pierre, qui estime avoir encore du jus dans les jambes, signera un contrat en faveur du club parisien, le Red Star. Il y fera une excellente saison en disputant 28 rencontres pour trois buts et assurera le maintien de son club en le fixant à la dixième place du classement. Par contre l’année 85/86 sera très difficile sur tous les points pour l’ancien marseillais car il ne jouera guère (six matchs) et surtout les résultats de son équipe ne suivront pas du tout et le Red Star luttera tout au long de l’exercice pour ne pas descendre et se sauvera in-extrémis en se positionnant seizième avec quatre points d’avance sur le premier relégable, Chaumont.

Il restera en région parisienne pour évoluer avec le Paris FC en Division d’Honneur pour la saison 86/87. Et là à plus de 37 ans, il décidera tout de même de mettre ses crampons dans son placard. Avec tous les clubs qu’il a fréquenté, il aura réussi pratiquement à s’imposer dans chaque équipe avec plus ou moins de bonheur. Une très longue carrière mais un palmarès complètement vierge. Dommage pour lui.

Que devient-il ?

Aussitôt sa retraite prise, Lechantre devient l’entraîneur du Paris FC où pendant les deux premières années il réussira l’exploit de faire vivre deux accessions consécutives au club parisien (de 1987 à 1989, Paris FC passera de la DH à la D3). L’ancien lavallois restera dans ce club jusqu’en 1992 avec la fierté d’avoir accompli un très bon travail au sein de ce club.

Ensuite pendant trois années (1992 à 1995), il ira diriger le petit club de l’AS Le Perreux situé en Ile-de-France.

De 1995 à 1997, Pierre a un peu disparu du monde du football avant de réapparaître en 1997 où il sera un membre de la Fédération Française de Football et au sein de cette organisation il y sera un cadre, entraîneur-instructeur et passera en même temps son diplôme du DEPF (le plus haut diplôme d’entraîneur français).

Pierre quittera la FFF pour partir en Afrique et devenir le sélectionneur de l’équipe nationale du Cameroun. Et avec la génération des Rigobert Song, Pierre Njanka, Marc-Vivien Foé, Salomon Olembé, Patrick M’Boma et Joseph-Désiré Job, Lechantre remportera la CAN 2000 en battant en finale aux tirs aux buts le Nigéria de Taribo West et de Godwin Okpara. Et la même année, le natif de Lille deviendra le Directeur Technique National du Cameroun et de ce fait accompagnera les Lions Indomptables à Sydney pour voir les Geremi, Modeste Mbami et tous les autres remporter la médaille d’or grâce à leur victoire en finale aux tirs aux buts contre l’Espagne de Carles Puyol et David Albelda. Et grâce à cette très belle année, Lechantre entrera dans l’histoire du football africain en remportera le titre de meilleur entraîneur africain de l’année 2000-2001 décerné par la CAF.

Après ses deux très belles années camerounaises, Pierre partira en Asie où il coachera le Qatar de 2001 à 2002. Pendant sa seule année au sein de cette équipe, il sera élu meilleur entraîneur d’Asie 2002 grâce au bon parcours de ses joueurs en coupe du Golf où le Qatar perdra en finale.

Après avoir été quelques mois à la tête du club saoudien d’Al Ahli SC, il finira la saison 2003/2004 sur le banc du club qatari d’Al-Sailiya.

La saison 2004/2005 verra Lechantre prendre en main la sélection nationale du Mali mais l’expérience ne durera qu’une année.

L’exercice 2005/2006 verra Pierre coacher le club qatari d’Al-Rayyan avec lequel il remportera la coupe du Qatar.

Après une année sabbatique, l’ancien coach du Cameroun prendra en main l’équipe marocaine du Maghreb de Fés lors de la saison 2007/2008 avec laquelle il atteindra la finale de la coupe du Trône mais sans la gagner.

Lechantre prendra une nouvelle fois un an sans travailler avant de reprendre le flambeau et ce sera sur le banc tunisien du Club Africain. Et l’année 2009/2010 sera très dure pour le français car les résultats ne seront pas au rendez-vous tant en championnat qu’en Ligue des Champions de la CAF et de ce fait la direction du club tunisien prendra en Avril 2010 la décision de remplacer l’ancien lensois par Habib Mejri.

On reverra Lechantre sur la scène footballistique en Mars 2012 lorsqu’il prendra en main l’équipe qatari d’Al-Arabi Doha pour un contrat de trois mois et il réussira de maintenir ce club en Ligue 1.

En Avril 2012, il sera nommé sélectionneur du Sénégal en remplacement d’Amara Traoré (préféré à Bruno Metsu) mais deux semaines plus tard il renoncera à ce poste prétextant que les clauses de son contrat ne lui conviennent pas. Alors de ce fait, il prolongera d’un an son contrat avec Al-Arabi Doha.

Photos

Lechantre à Lens.
Lechantre à Lens.
Lechantre à Sochaux.
Lechantre à Sochaux.
Lechantre à Marseille.
Lechantre à Marseille.
Lechantre à Laval.
Lechantre à Laval.
Lechantre avec Laval.
Lechantre avec Laval.
Lechantre aujourd'hui.
Lechantre aujourd'hui.
Lechantre à Lille.
Lechantre à Lille.
Lechantre tire un coup-franc pour le Red Star.
Lechantre tire un coup-franc pour le Red Star.
Lechantre à Reims.
Lechantre à Reims.
Pierre Lechantre, sélectionneur du Cameroun
Pierre Lechantre, sélectionneur du Cameroun
Lechantre à Lens.
Lechantre à Sochaux.
Lechantre à Marseille.
Lechantre à Laval.
Lechantre avec Laval.
Lechantre aujourd'hui.
Lechantre à Lille.
Lechantre tire un coup-franc pour le Red Star.
Lechantre à Reims.
Pierre Lechantre, sélectionneur du Cameroun