Raymond Domenech
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1970 - 1971 |
|
37 | 2 |
| 1971 - 1972 |
|
32 | 1 |
| 1972 - 1973 |
|
38 | 0 |
| 1973 - 1974 |
|
27 | 0 |
| 1974 - 1975 |
|
35 | 3 |
| 1975 - 1976 |
|
36 | 0 |
| 1976 - 1977 |
|
34 | 1 |
| 1977 - sep 1977 |
|
7 | 0 |
| oct 1977 - 1978 |
|
30 | 1 |
| 1978 - 1979 |
|
37 | 2 |
| 1979 - 1980 |
|
38 | 1 |
| 1980 - 1981 |
|
22 | 0 |
| 1981 - 1982 |
|
19 | 1 |
| 1982 - 1983 |
|
18 | 2 |
| 1981 - 1984 |
|
22 | 1 |
| 1984 - 1985 |
|
12 | 0 |
| 1985 - 1986 |
|
1 | 0 |
-
1970 -
sep 1977 :
Olympique Lyonnais
-
oct 1977 -
1981 :
RC Strasbourg
-
1981 -
1982 :
Paris Saint Germain
-
1982 -
1984 :
Girondins de Bordeaux
-
1984 -
1986 :
FC Mulhouse
- Vainqueur de la Coupe de France 1973 (Lyon) et 1982 (Paris)
- Champion de France 1979 (Strasbourg) et 1984 (Bordeaux)
- Vice-champion de France 1983 (Bordeaux)
- 8 sélections en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Lyonnais devant l’éternel, Raymond Domenech voue une haine farouche à ses ennemis stéphanois, lui qui déclarait à l’époque « Je rêve de repeindre ma pelouse en rouge et bleu pour ne plus voir du vert en me levant le matin ». Moustache épaisse, chaussette sur les chevilles, regard féroce et tacles au niveau du genou, Ray fut un arrière-droit bourrin au possible. Il fait tout le début de sa carrière à l’OL et connaît la consécration avec une coupe de France en 1973. Ce titre est un pied de nez au tout puissant voisin et rival. Bernard Lacombe, Serge Chiesa, Fleury Di Nallo, Yves Chauveau, Daniel Ravier, Robert Valette, de quoi donner un semblant d’histoire à un OL, banlieue de St-Etienne. A la suite de ce titre, Raymond connaîtra les honneurs de l’équipe de France. 3 ans plus tard, l’OL se retrouve à nouveau en finale, contre l’autre Olympique. Malheureusement, cette fois le succès n’est pas au rendez-vous. A Lyon Raymond fait la rencontre d’un ancien stéphanois qui va changer sa vie : Aimé Jacquet. Il vivra une dernière saison cauchemardesque, où, victime d’une blessure, il ne jouera que très peu.
En 1977, Ray quitte l’OL et part pour le Racing club de Strasbourg. Si Ray n’était pas un bon joueurs, juste un casseur, il avait une grande qualité : le nez creux. En alsace, il gagne un premier titre de champion de France en 1979, au sein d’une équipe pas franchement impressionnante, mais juste bien huilée : Albert Gemmrich, Rémy Vogel, Dominique Dropsy, Francis Piasecki, Roger Jouve, Jacky Novi, pas de quoi monter au plafond. Mais le titre est mal digéré en Alsace et le recrutement, bien qu’ambitieux, avec Carlos Bianchi , rompt la mécanique. Ray reste jusqu’en 1981, le temps de voir l’équipe sombrer peu à peu. Il signe alors au PSG. Il n’y passe qu’une seule saison, durant laquelle il joue sans vraiment s’imposer. Il en profite pour gagner une Coup de France.
Il rejoint alors les Girondins de Bordeaux, où il retrouve sur el banc Aimé Jacquet. Nouveau choix gagnant puisque après une deuxième place en championnat, il gagne un nouveau titre de champion en 1984. Dans la défense des girondins on retrouve Marius Trésor, Jean-Christophe Thouvenel, son fils spirituel, Patrick Battiston, le libéro des bleus... Ray est un remplacent de luxe et à la fin de saison, il quitte Bordeaux pour Mulhouse. En Alsace, il met à profit son expérience pour occuper la fonction de joueur-entraîneur durant 2 saisons, avant de raccrocher définitivement les crampons.
A Noter : Sur sa fiche Panini 80, le commentaire est le suivant : Le buster keaton du football français : il ne sourit jamais.
En parallèle de son activité d'entraineur, Ray mène une carrière d’acteur amateur, lui qui voue une passion pour le théâtre, domaine où la couleur maudite est le vert…
Une carrière en club mi-figue, mi-raisin
A l'issue de sa carrière, il reste sur les bords de l’Ill où il devient coach à plein temps. L’aventure dure deux ans et il retourne à Lyon suite à l’appel de JM Aulas, tout nouveau président. Dès sa première saison, il offre à l’OL son premier titre de Champion de D2 et conduit l’équipe en Coupe de l’UEFA en l’espace de quelques saisons. Le club se construit patiemment et connait des résultats pour le moins en dent de scie. Après 5 ans de bons et loyaux services, il est débarqué sur l’autel de la croissance maitrisée et se voit remplacé par Jean Tigana.
Des espoirs à l'équipe de France
Ray prend alors en main les espoirs. Il s’en occupera pendant 10 ans, mais ne gagnera jamais rien malgré la présence des futur piliers de l’équipe de France comme Thierry Henry. Il se paiera même le luxe de perdre en finale de l’Euro Espoir 2002 contre la République Tchèque.
En 2004, après le naufrage Santini lors de l’Euro portugais, en écho à la bérézina coréenne, il prend la tête de l’équipe de France, qui voit une génération de Champion du monde 98 partir à la retraite. Ray surprend son monde avec une sélection rajeunie à l’extrême, faisant appel à des espoirs du championnat, qui ne comptent qu’une dizaine de matchs en D1. Alors que les bleus sont dans une poule jugée faible, ils enchaînent les matchs nuls et peinent à se qualifier. Il faudra attendre le retour de Zidane contre l’Irlande pour voir enfin les français valider leur ticket pour le mondial allemand. Au mondial, fort dune campagne qualificative poussive, les bleus font figure de vieilles gloires en fin de cycle, un peu comme l’Allemagne en 1998. L’arrivée de Robert Duverne, comme préparateur physique, lui qui officie à Lyon, va métamorphoser une équipe de trentenaires décatis en dream team de jeunes premiers mangeant physiquement ses adversaires. Ray emmène ses troupes jusqu’en finale.. et fidèle à sa réputation de coach qui ne gagne jamais rien la perd… Mais avec tous ces lyonnais dans l’équipe, c’est déjà pas mal que les Bleus aient passé les quart se consolera-t-on sans doute…
Sur un nuage médiatique après la Coupe du Monde, il emmène les bleus à l'Euro 2008. Entre un groupe très difficile (avec l'Italie, les Pays-Bas et la Roumanie) et la mauvaise gestion du cas Vieira, blessé avant la compétition, les bleus ne passent pas le premier tour, encaissant même un sévère 4-1 contre les bataves. A l'issue du match contre l'Italie, entérinant l'élimination, en direct à la télé, il demande en mariage Estelle Denis. S'en suit alors une campagne médiatique sauvage à son encontre pour obtenir son limogeage. un pseudo lobby France 98 soutient ouvertement la candidature de Didier Deschamps, tandis que l'Equipe se remet du syndrome Jacquet. Finalement il est maintenu avec obligation de beau jeu.
La campagne de qualification pour la coupe du Monde 2010 démarre avec une défaite 3-1 en Autriche puis une victoire étriquée contre la Serbie. Sa tête est plus que jamais mise à prix, mais à la faveur d'un 2-2 prometteur en Roumanie, il évite une nouvelle fois la guillotine...
En 2009, alors que la France entière réclame sa tête, Catherine Ringer lui dédie une chanson de soutien, à faire verdir de jalousie Estelle Denis :
Oui je kiffe Raymond
Pas mal ce mec
Il me fait l’effet d’un sacré beau mec ce Domenech
Un regard magnifique
Il s’en fout du qu’en dira-t-on .
Je kiffe Raymond !
Trop beau ce mec
Ouais, son style, son nom
Il est impec ce Domenech
J’aime son image, sa stature de vieux crampon
De son ramage, ouais je monte à l’action... ».
Maintenu à la tête des bleus en dépit du bon sens, le pauvre Domenech est constamment mis en porte-à-faux par une fédération qui le soutien du bout des lèvres. Les bleus jouent mal et terminent 2ème de leur groupe, après un match nul obtenu au Marakana de Belgrade. Lors du match de barrage contre l'Irlande, les bleus font sensation en s'imposant chez les celtes après un énorme match, signe que cette équipe peut être capable de belles choses quand elle le veut. Le match retour, qui devait être une formalité vire au cauchemar. Tétanisé par l'enjeu, les bleus bafouillent et s'incline logiquement 1-0. EN prolongation, il faut attendre la 210ème et une remise de la main de Thierry Henry pour William Gallas pour que la France arrache son billet pour le Coupe du Monde de la plus vilaine des manières.
La campagne de préparation est calamiteuse, avec en point d'orge une défaite contre la Chine. Dans une groupe jugé abordable, avec l'Afrique du Sud, l'Uruguay et le Mexique, les tricolores font illusion l'espace du premier match contre la celeste, avec un 0-0 prometteur. Minée par les dissensions internes et une autorité inexistante, la France trépasse contre le Mexique 2-0. A la mi-temps, Anelka pète les plombs et insulte son coach, au sujet de son positionnement sur le terrain. Le joueur de Chelsea est exclu du groupe ce qui engendre une rocambolesque grève de l'entrainement, très mal perçue. On sent bien que Domenech, à force d'être décrédibilisé, n'a plus aucune prise sur son groupe. Le dernier match contre les Bafanas-Bafanas, signe l'acte de décès d'un groupe entier qui se fait bouffer tout cru par une des équipes les plus faible de la compétition.
Raymond Domenech rend son tablier après ce fiasco dont il n'aura finalement été que
bras armé d'un Conseil Fédéral qui sait au moins tirer les conclusions de son échec en démissionnant comme un seul homme. Son successeur, Laurent Blanc hérite donc d'un champ de ruine et a les coudées franches pour créer une équipe, là où il n'y avait que 11 joueurs. Pour Domenech, l'avenir sur un banc s'inscrit probablement en pointillé, du moins à court terme.
Photos
Musique
Catherine Ringer continue de faire vivre avec courage le répertoire des Rita Mitsouko. Profitant d’un élan créatif, la chanteuse a écrit une chanson de soutien pour le sélectionneur français sobrement intitulée : « Je kiffe Raymond ».





Commentaires
sac a merde
en plus ca demande deux millions d euros
qu il aiille se faire pendres
une merde grotesque ce domenech
Un brave type qui à servi de fusible.
Les médias lui disent merci... bande de lâche.
Je crois que son surnom était plus fort que casseur de jambes c'était "Le Boucher" et ça lui allait bien, même très bien.
Je pense que son vrai surnom était " Le Boucher ", ça va mieux au joueur qu'il était.