Robert Barraja

Robert Barraja était un défenseur dur sur l’homme qui ne lâchait rien et avait une habileté pour tirer les coups francs. Formé à l’OGC Nice où il s’imposera assez rapidement avant de s’exiler dans l’Est de la France (Metz d’abord et Strasbourg ensuite). Il fera parti de l’équipe messine qui battra le grand Barcelone au Nou Camp lors de la campagne européenne 84/85.
Robert Barraja

En Bref

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12 Juillet 1956
Défenseur
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1976 - 1977 OGC Nice 7 0
1977 - 1978 OGC Nice 35 2
1978 - 1979 OGC Nice 30 1
1979 - 1980 OGC Nice 34 2
1980 - 1981 OGC Nice 25 0
1981 - 1982 OGC Nice 6 0
1982 - 1983 OGC Nice 25 1
1983 - 1984 FC Metz 26 0
1984 - 1985 FC Metz 32 3
1985 - 1986 RC Strasbourg 26 0
1986 - 1987 RC Strasbourg 32 2
1987 - 1988 RC Strasbourg 33 2
1988 - 1989 Quimper CFC 25 0
1989 - 1990 Quimper CFC 28 1
1990 - 1991 Quimper CFC 0 0
Stats issues de Footballdatabase.eu
  • 1978 : Finaliste de la coupe de France (Nice).
  • 1984 : Vainqueur de la coupe de France (Metz).
  • 1988 : Champion de France de D2 (Strasbourg).

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Robert Barraja est né en 1956 à Nice dans les Alpes-Maritimes. Comme il sera pris par le virus du football, c’est tout naturellement à l’OGC Nice qu’il sera formé des équipes de jeunes jusqu’à l’équipe première. Ca sera pendant la saison 76/77 que Robert fera ses premières apparitions en première division (sept au total) lorsque l’entraîneur Léon Rossi fera appel à lui en fin d’exercice. La saison suivante Barraja s’imposera complètement dans la défense niçoise au côté des Henri Zambelli, Josip Katalinski et Dominique Morabito et cette année là les Aiglons feront un exercice assez honorable en terminant à la huitième place à douze points du champion, le promu Monaco des Christian Dalger et Delio Onnis. Et parallèlement, Robert et les Dominique Baratelli, Jean-Marc Guillou, Roger Jouve, Jean-Noël Huck et Nenad Bjekovic feront un excellent parcours en coupe de France où ils atteindront la finale qu’ils perdront contre le Nancy de Jean-Claude Cloët et Fathi Chebel. Par contre la saison 78/79 sera très difficile pour Barraja et tous les niçois car vu des résultats en dents de scie que les azuréens se procurent la lutte pour le maintien sera présente pendant tout l’exercice et finalement se classeront à la quinzième place sauvant ainsi leur peau mais le couperet n’était pas si loin que ça. Les saisons 79/80 et 80/81 seront identiques que l’année 78/79 car Barraja et Nice sauveront leur peau que dans la dernière ligne droite du championnat mais à force de jouer avec le feu on se brûle. Et ça se vérifiera pour la saison 81/82 car même avec des joueurs du calibre de Daniel Bravo, Gérard Buscher, Carlos Curbelo, Henri Zambelli, Paul Marchioni et Cie, Robert (qui cet exercice là n’aura joué que six matchs) et tous ses coéquipiers galèreront toute l’année et finiront avant-derniers du championnat avec seulement 23 points et de ce fait accompagneront le dernier Montpellier en D2. Renforcé en milieu de terrain par Robert Sab et tandis que la défense composée de Robert, Curbelo, Bruzzichessi, Hervé Blanc ainsi que Marchioni n’encaissera que 26 buts de toute la saison 82/83, ce qui tout cela assemblé fera que Nice disputera un excellent parcours en championnat et que l’équipe azuréenne terminera à la troisième place de son groupe mais loupera l’accession en première division.

Voulant retrouver la D1, Barraja acceptera la proposition du FC Metz (alors que le club lorrain avait failli déposer le bilan durant l’été mais Molinari sauvera les Grenats) et l’ancien niçois s’intégrera rapidement dans l’effectif messin. Avec ses coéquipiers tels que Vincent Bracigliano, Fernando Zappia (arrivé en même temps que lui), Tony Kurbos et tous les autres, Robert et les messins finiront à une moyenne douzième place mais surtout créeront l’exploit de remporter la coupe de France en battant en finale après prolongation l’AS Monaco d’Uwe Krause et Dominique Bijotat. Et que dire de la saison 84/85, Barraja et ses potes feront un excellent parcours en championnat où ils termineront à une belle cinquième place synonyme de qualification en coupe UEFA mais ce qu’on retiendra le plus de l’année 84/85 sera le fabuleux exploit que Robert et les Sonor, J.P.Rohr, Hinschberger, Bocandé réaliseront en coupe des Coupes lorsqu’ils iront battre le grand Barcelone 4 à 1 au Camp Nou après avoir été battu en Lorraine 4 à 2. Dommage qu’après cette incroyable qualification, le FC Metz perdra au tour suivant contre les allemands du Dinamo de Dresde.

Après ses deux belles saisons en Lorraine, Barraja décidera de quitter les Grenats pour rejoindre l’Alsace et Strasbourg. Même avec un effectif complet composé de joueurs expérimentés comme Jean-François Larios, Eric Pécout, Patrick Cubaynes, Georges Van Straelen, José Souto, François Brisson, Robert et le Racing vivront une épouvantable saison 85/86 et vu les résultats négatifs le club alsacien se positionnera à la 19ème place synonyme de descente à l’échelon inférieur. Même avec le renfort pour six mois de Didier Six (il partira au mercato hivernal pour Valenciennes), Barraja et les alsaciens ne réussiront pas à remonter en première division immédiatement car ils finiront neuvième au classement à 23 points du premier, Niort pour l’année 86/87. Pour la saison 87/88, l’ancien messin verra arriver Abdallah Liégeon, Léonard Specht, Stéphane Plancque, Cyriaque Didaux et tout ce beau monde réuni fera une excellente année en terminant premier à égalité de points de leur groupe avec Caen mais sera déclaré gagnant grâce à leur meilleure différence de buts (+34 contre +32). Et la cerise sur le gâteau sera que le Racing battra le premier de l’autre groupe, le Sochaux de Laurent Croci et Philippe Morin, et deviendra champion de France de seconde division.

Et à 32 ans, Robert préférera rester en D2 que de retourner dans l’élite française et c’est pour cela qu’il signera un contrat en Bretagne plus précisément à Quimper. Et là il rejoindra des gaillards expérimentés de la trempe de Philippe Mahut, Michel Ettore (qu’il a connu du temps du FC Metz), Manuel Abreu, José Souto et Fabrice Picot et tout ce beau monde fera une excellente saison 88/89 puisque Quimper terminera quatrième de leur groupe à égalité de points avec Rennes mais c’est les Rouges et Noirs qui joueront les barrages grâce à leur meilleure différence de buts. Par contre la saison 89/90 sera tout le contraire de la précédente car les bretons rateront complètement leur exercice et termineront cancre de leur groupe synonyme de descente en D3 (ils n’auront récolté que 22 points de toute l’année). Robert fera toujours parti de l’effectif du Stade Quimpérois pour la saison 90/91 et évoluera au troisième échelon du football français (aucune idée du total de matchs joués par l’ancien niçois).Et sur cette ultime saison, Barraja décidera de prendre une retraite bien méritée à presque 35 ans et aura vécu de grands moments dans sa carrière.

Que devient-il ?

Après sa retraite, Robert coupera complètement avec le football et ira s’installer pendant plusieurs années en Polynésie où il créera une agence de tourisme de luxe destinée aux footballeurs professionnels.

Lorsqu’il reviendra en France, il s’associera avec des amis dans une agence immobilière à Villefranche-sur-Mer.

Aujourd’hui, aucune idée si il est toujours dans cette voie ou si il fait autre chose.

Photos

Barraja à Quimper.
Barraja à Quimper.
Barraja à Metz.
Barraja à Metz.
Barraja à Nice.
Barraja à Nice.
Barraja avec Nice.
Barraja avec Nice.
Barraja à Strasbourg.
Barraja à Strasbourg.
Barraja à Quimper.
Barraja à Metz.
Barraja à Nice.
Barraja avec Nice.
Barraja à Strasbourg.