Roberto Cabañas

Véritable légende du Brest-Armorique, Roberto Cabañas a roulé sa bosse sur tous les continents, joué avec Beckenbauer au New York Cosmos, et à l'OL avec Bouderbala pour un énorme bide l'époque.
Roberto Cabañas

En Bref

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20 avril 1961
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
jan 1979 - dec 1979 Cerro Porteño ? ?
jan 1980 - dec 1980 New York Cosmos 20 4
jan 1981 - dec 1981 New York Cosmos 22 16
jan 1982 - dec 1982 New York Cosmos 12 10
jan 1983 - dec 1983 New York Cosmos 28 25
jan 1984 - dec 1984 New York Cosmos 15 8
jan 1984 - dec 1984 América de Cali ? ?
jan 1985 - dec 1985 América de Cali ? ?
jan 1986 - dec 1986 América de Cali ? ?
jan 1987 - dec 1987 América de Cali ? ?
jan 1988 - 1988 Stade Brestois ? ?
1988 - 1989 Stade Brestois 33 22
1989 - 1990 Stade Brestois 20 9
1990 - 1991 Olympique Lyonnais 24 9
1991 - sep 1991 Olympique Lyonnais 3 0
sep 1991 - 1991 CA Boca Juniors 25 8
jan 1992 - dec 1992 CA Boca Juniors 31 8
jan 1993 - dec 1993 Barcelona Sporting Club ? ?
jan 1994 - dec 1994 CA Boca Juniors ? ?
jan 1995 - dec 1995 CA Boca Juniors ? ?
jan 1996 - dec 1996 Independiente Medellin ? ?
jan 1997 - dec 1997 Sans club 0 0
jan 1998 - dec 1998 Sans club 0 0
jan 1999 - dec 1999 Club Libertad ? ?
jan 2000 - dec 2000 CD Real Cartagena ? ?
Voir les stats détaillées de son parcours
  • Vainqueur de la Copa America en 1979.
  • Finaliste du championnat NASL avec le Cosmos New-York en 1981.
  • Vainqueur du championnat NASL avec le Cosmos de New-York en 1980 et 1982.
  • champion en 1985 et 1986 avec l'America Cali (Colombie).
  • Finaliste de la Copa Libertadores (Ligue des Champions Sud-Américaine) en 1985, 1986 et 1987 avec l'America cali.
  • Vainqueur du tournoi Apertura (matchs aller) en 1992 avec Boca Juniors (Argentine).
  • Vainqueur de la Mastercup Sudamericana en 1992 avec Boca Juniors.
  • 28 sélections en équipe nationale

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Natif d’une petite ville perdu de du Paraguay, le jeune Roberto fait ses débuts footballistiques dans le Club du Cerro Porteño, un des innombrables clubs de la capitale. Entrainé à dribbler les bétonneuses sur les chantiers de la capitale, aussi bien que les plots de défenses du redoutable championnat paraguayen, il se taille une petite réputation qui arrive jusqu’aux oreilles des Yankees. Ainsi, en 1980, il obtient sa carte verte pour aller taquiner la balle sur les vertes pelouses de la NASL, dans le club glamour des New York Cosmos. Lui le petit jeune, il côtoie des stars sur le déclin telles que Le Kaiser Franz ou encore Pelé, dans une épopée foot à l’américaine. Très vite, il enfile les buts comme des perles et devient une des stars de l’équipe, au nez et à la barbe des ex-idoles européennes décadentes. L’argent coule à flot, la coco et les putes aussi, c’est el rêve américain pour le jeune latino. Malheureusement, l’histoire s’achève dans le souffre avec la faillite de l’équipe en 1984.

Roberto rentre en Amérique du Sud et pose ses valises à Cali, ville connu pour son cartel et ses 2 grands clubs, le Deportivo et l’America. Il choisit bien évidemment le second, histoire de prolonger son rêve. Grâce à son sens du but et son expérience des lignes blanches, il surfe sur la vague des tires, remportant 2 fois le championnat Colombien et échoue 3 fois de suite en finale de la Copa Libertadores. Talentueux sans aucun doute, Roberto est également un bon poissard. Il se taille une réputation mondiale lors de la coupe du monde 1986, qui voit le Paraguay non seulement faire son retour, mais en plus passer le premier tour

A plusieurs milliers de km, un homme, François Yvinec, Président su Brest Armorique, se jure de ramener l’oiseau rare au Stade Francis Le Blé ; S’en suit un des transferts les plus rocambolesques de l’histoire. Les dirigeants de l’America ne veulent pas céder leur prodige, patron de l’équipe et buteur attitré. Yvinec débarque en Colombie et est aussitôt mis sous surveillance policière. Bloqué pendant 1 mois et demi à Bogota, avec une procédure judiciaire sur le dos pour faux et usage de faux, Yvinec parvient à « s’évader » vers le paradis artificiel qu’est la ville de Brest, avec Roberto sous le bras. Départ clandestin en avion, escale à Caracas, puis Madrid pour enfin rentrer en Bretagne. Les médias français se ruent sur lui et à son arrivée et il passe au 20h, tout ca pour un joueur de foot. Brest a déjà trop d’étranger et la FIFA refuse la dérogation pour Roberto qui doit attendre la saison 88/89 pour jouer. Entre temps le club est descendu en D2. Qu’à cela ne tienne le club remonte illico et Roberto fait chavirer le cœur des brestoises à coup de doublés et de retournés en pleine lucarne.

Cabanas-masque.jpgLa remontée a lieu via les barrages. Après avoir sorti Le Havre puis Nîmes, les brestois affrontent Strasbourg pour une place en D1. Après le 2-2 du match aller, c’est l’effervescence à Brest. Match âpre et disputé, Roberto s’éclate le nez en plein match : le maillot tout ensanglanté, tel un sniffeur de coke, il revient sur le terrain masqué pour planter l’unique but du match, synonyme de retour parmi l’élite. L’équipe se renforce avec pour assurer le maintien : Jos Van Herpen arrive en défense pour seconder Pascal Pierre et Patrick Colleter et l’équipe se maintient tranquillement. Le duo Buscher– Cabañas fait des merveilles. En fin de saison une offre énorme parient sur le bureau de François Yvinec : Aulas propose 15MF pour le paraguayen, un joueur acheté environ 6MF

Roberto rejoint alors l’ambitieux OL de Monsieur Aulas dans la capitale des Gaules il se fait chier, grossit et déçoit fortement. Ambiance martiale pour un club sans passion qui végète dans le ventre mou du championnat. Coaché par le poète Raymond Domenech, son style fantasque et ses frasques en ville ne sont pas du goût d’une direction qui ne jure que par le travail, la rationalisation de l’équipe, et l’absence de ferveur. Non vraiment l’OL est un club à part, qui ne tolère pas l’anticonformisme. Son association avec Aziz Bouderbala n’aura pas tenu toute ses promesses malgré le désir du marocain « Avec Roberto Cabañas, on va faire très fort! Nous sommes fait pour nous entendre ». Il finira pourtant meilleur buteur du club avec 10 réalisations et une 5ème place au classement mais les dirigeants jugeront l’investissement non rentable et le feront partir au début de la saison 92/92. Il s’en mordront les doigts puisque l’OL terminera 16ème et se fera ridiculiser par Trabzonspor en C3.

Roberto rentre en Am-Sud et rejoint Boca Juniors. Oublié de tous, il continue pourtant à rafler des titres. Malgré ses 30 ans, il écume le continent, jusqu’en 2000, avec seulement 2 saisons de retraite. Un Romario du pauvre en quelque sorte.

Que devient-il ?

Aujourd’hui Roberto occupe sa vie avec des émissions TV en Colombie.

En 2006, il devient entraineur adjoint à l’America Cali, avant de prendre en main l’équipe en 2007. Après un début de saison médiocre avec 2 victoires, 5 nuls seulement, 3 défaites l’obligeront à démissionner en janvier 2008.

Photos

Roberto Cabanas à Brest
Roberto Cabanas à Brest
Cabanas, héros à Brest
Cabanas, héros à Brest
Roberto Cabanas à Brest
Cabanas, héros à Brest

Dossiers

A la base, cette 13ème édition de la Coupe du monde devait se dérouler en Colombie. Mais bon, déjà à l'époque, c'était bien le bordel. Finalement, devant l'incapacité du pays accueillir la compétition, la FIFA s'est rabattue sur le Mexique.

Pour cette nouvelle édition, la formule change de nouveau. Exit le second tour sous forme de poule, trop long et illisible. Des huitièmes de finales sont organisés, à élimination directe. Du coup, comme il n'y a que 6 groupes, les 4 meilleurs troisièmes sont également qualifiés. Ca facilite les choses.