Sladjan Djukic
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1988 - 1989 |
|
? | ? |
| 1989 - 1990 |
|
? | ? |
| 1990 - 1991 |
|
? | ? |
| 1991 - 1992 |
|
? | ? |
| 1992 - 1993 |
|
? | ? |
| 1993 - 1994 |
|
? | ? |
| 1994 - 1995 |
|
? | 5 |
| 1995 - 1996 |
|
30 | 5 |
| 1996 - 1997 |
|
36 | 18 |
| 1997 - 1998 |
|
37 | 12 |
| 1998 - 1999 |
|
29 | 10 |
| 1999 - 2000 |
|
33 | 12 |
| 2000 - 2001 |
|
30 | 0 |
| 2001 - dec 2001 |
|
8 | 0 |
| jan 2002 - 2002 |
|
11 | ? |
| 2002 - 2003 |
|
? | ? |
-
1988 -
1989 :
Partizan Belgrade
-
1989 -
1991 :
OFK Kikinda
-
1991 -
1993 :
Partizan Belgrade
-
1993 -
1995 :
Stade Brestois
-
1995 -
1997 :
FC Lorient
-
1997 -
dec 2001 :
ES Troyes AC
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jan 2002 -
2002 :
Nîmes Olympique
-
2002 -
2003 :
RC Saint-André les Vergers
- 1989 : Vainqueur de la Coupe de Yougoslavie (Partizan)
- 1992 : Vainqueur de la Coupe de Yougoslavie (Partizan)
- 1993 : Champion de Yougoslavie, Finaliste de la Coupe de Yougoslavie (Partizan)
Sa vie, son oeuvre
Révélé sur le tard, Sladjan Djukic est repéré par le Partizan alors qu’il a déjà 22 ans. « « Sorti de l'école à 17 ans, j'ai été facteur et j'ai travaillé dans la charcuterie industrielle avant de pouvoir me consacrer entièrement au foot. » raconte-t-il. Il ne participe que de très loin à la victoire en Coupe de son club en 1989 et est prêté dans la foulée à l’OFK Kikinda où il va se révéler. C’est lors de son passage dans ce modeste club qu’il va se forger un avenir : « J'étais venu jouer un match dans la ville d'origine de Todorov, alors entraineur de Brest. Ce dernier était là, en compagnie de Michel Jestin, le président du Stade Brestois, pour y superviser d'autres joueurs. J'ai réalisé un bon match et ils m'ont demandé, tout de suite, si cela me tentait de venir jouer en France, à Brest. Comme j'étais sous contrat avec le Partizan, il fallait l'accord de Nenad Bjekovic, le directeur sportif du club. Il a dit ok et j'ai donc rejoint la Bretagne ! ». Effectivement, il lui faudra attendre 2 ans, le temps que la guerre civile démarre et ravage le pays. De retour au Partizan, il fait encore 2 saisons où il gagne ses galons de titulaires. L’équipe remporte la Coupe en 1992 puis le championnat en 1993 quand enfin Nenad peut partir…
Il débarque à Brest qui évolue en D3, en même temps que son compatriote Zeljko Simovic, qui ne s’imposera pas. A Brest, Sladjan s’impose rapidement et marque pas mal : « J'ai marqué 10 buts la 1ère saison, 14 ensuite. Je n'ai pas eu de problèmes malgré la langue et je me souviens, qu'avec Simovic, le coach nous séparait à l'entrainement pour que nous puissions parler avec les autres joueurs. J'ai un caractère de gagnant, c'est aussi cela ma force. ». Il va cohabiter avec Franck Lérand, le meilleur buteur de l’histoire du club, puis Didier Monczuk. Lors de la saison 1993-1994, l’équipe a belle allure, avec Pape Fall, Jean-Pascal Beaufreton, l’américain Henry Gutierrez mais la montée n’est pas au bout. Dladjan rejoint Lorient en 1995 pour évoluer en D2. Il y restera 2 saisons, sans y faire d’étincelles (10 buts en tout). « C'était un club bien moins structuré qu'il ne l'est aujourd'hui. J'ai pas beaucoup marqué avec Lorient bien que j'ai souvent joué ! ». C’est le moins que l’on puisse dire. Le buteur de l’équipe, c’est Bernard Bouger, soutenu par l’improbable Bulent Ucuncu… Arrivé en fin de contrat, le club ne le retient pas et sa carrière commence à tanguer sérieusement….
Il part alors à Troyes »Je suis arrivé pour jouer en National mais l'équipe a été repêché en Ligue 2 ! ». Dans l’Aube, sous la houlette d’Alain Perrin, Sladjan va être repositionné dans l’axe, lui qui jusqu’à présent était considéré comme un ailier gauche. Coup de maître du coach et Sladjan plante 17 buts, devenant la coqueluche du Stade de l’Aube. Troyes monte en D1 en 1999, avec une équipe sympathique, faite de jeunes et de vieilles gloires : Claude-Arnaud Rivenet, Emmanuel Rival, Olivier Fugen, Richard Jezierski… Promis à la descente, les aubois se sauvent ed justesse. La saison 2000-2001 reste dans toutes les mémoires, avec une 7ème place à la clé, synonyme de Coupe Intertoto. De cette équipe, on se souvient de Jérôme Rothen, Fabio Celestini, Nicolas Goussé. Djukic a su hisser son niveau de jeu à la D1 et marque régulièrement. Sa spécialité, c’est la reprise de volée, ce qui en fait une espèce de JPP du pauvre. Troyes va même réaliser des miracles en remportant la Coupe Intertoto. En finale, après voir sorti Wolfsbourg, les troyens battent Newcastle, grâce à un improbable 4-4 rapporté de St James Park et un doublé de Samuel Boutal. Sladjan lui est passé sur le banc : A 35 ans, les jambes commencent à fatiguer. Troyes passera le 1er tour mais se fera sortir par Leeds, malgré la victoire 3-2 du match retour.
Au mercato, Sladjan quitte Troyes pour terminer sa carrière à Nîmes en D2, où il ne jouera pas tellement plus. Grégory Nicot ou Réginald Ray occupent le plus souvent la pointe de l’attaque. Le club, qui avait fait venir le buteur serbe pour sortir de l’ornière ne réussit pas son pari et descend en National. Sladjan rentre sur Troyes et termine sa carrière en amateur à St André les Vergers, dans la banlieue de la ville.
L’ESTAC a logiquement proposé une poste dans son staff à son ancien buteur. Sladjan y est donc recruteur mais également entraineur de la réserve. Une pétition a même circulé parmi les supporters pour que l’équipe première lui soit confiée…




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