Stefano Torrisi
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1988 - 1989 |
|
5 | 0 |
| 1989 - 1990 |
|
23 | 0 |
| 1990 - 1991 |
|
16 | 0 |
| 1991 - 1992 |
|
35 | 0 |
| 1992 - 1993 |
|
29 | 0 |
| 1993 - 1994 |
|
21 | 0 |
| 1994 - 1995 |
|
22 | 0 |
| 1995 - 1996 |
|
34 | 0 |
| 1996 - 1997 |
|
28 | 0 |
| 1997 - 1998 |
|
24 | 1 |
| 1998 - 1999 |
|
1è | 1 |
| 1999 - 2000 |
|
5 | 1 |
| 2000 - 2001 |
|
21 | 0 |
| 2001 - jan 2002 |
|
5 | 0 |
| jan 2002 - 2002 |
|
2 | 0 |
| 2002 - 2003 |
|
8 | 2 |
| 2003 - 2004 |
|
25 | 0 |
| 2004 - 2005 |
|
25 | 0 |
| 2005 - 2006 |
|
25 | 1 |
| 2006 - 2007 |
|
10 | ? |
-
1988 -
1991 :
Modène FC
-
1991 -
1993 :
Ravenna Calcio
-
1993 -
1994 :
AC Reggiana
-
1994 -
1995 :
Torino FC
-
1995 -
1998 :
Bologne FC
-
1998 -
1999 :
Atletico Madrid
-
1999 -
jan 2002 :
Parme AC
-
jan 2002 -
2002 :
Olympique de Marseille
-
2002 -
2004 :
Reggina Calcio
-
2004 -
2007 :
Bologne FC
- 1996 : Champion d’Italie de D2 (Bologne)
- 1999 : Finaliste de la Coupe d'Espagne (Atletico Madrid)
- 1 sélection en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Natif de Ravenne, Stéfano Torrisi débute sa carrière du côté de Modène. Très jeune, il fait ses premiers pas en équipe première, en D2 italienne. Il devient titulaire pour ses 18 ans, mais perd sa place la saison suivante. Coupé dans son élan, il revient dans sa ville natale, où il s’impose comme solde défenseur de D2, capable d’évoluer dans l’axe ou sur le côté droit. Joueur assez rugueux, il a tout du défenseur italien des années 90, sûr dans son placement, avec un bon sens tactique et la dose de vice nécessaire pour s’épanouir. Destiné à une carrière anonyme dans un club sans envergure, il rejoint l’AC Reggiana en 1993, qui évolue en serie A. Forcément, il marque un peu le coup et peine à s’imposer, dans une équipe assez médiocre malgré la présence de Taffarel dans les cages et, en attaque, Johnny Ekström et Paolo Futre. A la lutte pour le maintien toute la saison, Stefano fait bonne figure avec sa vingtaine de matchs. Joueur plutôt prometteur, il s’engage avec le Torino l’année suivante, espérant jouer autre chose que le maintien. Sauf qu’en fait, malgré Jocelyn Angloma, Jean-Pierre Cyprien et Abédi Pelé l’autre équipe turinoise n’a rien à voir avec la Juve. Stefano y vit le même genre de saison qu’à Reggio Emilia, avec un statut de titu-plaçant, qui ne lui sied guère.
En 1995, il fait le grand saut… vers la série B et s’engage avec Bologne. Chez les rossoblu, il va prendre une nouvelle dimension. Intraitable sur son côté droit, il est de l’équipe championne de serie B. Pour son retour dans l’élite, Bologne fait mieux que de la figuration et occupe même la 2ème place à la fin novembre. Longtemps à la lutte pour les places européennes, grâce à sa tour de contrôle Kennet Andersson, Bologne va s’écrouler sur la fin, terminant à une bonne 7ème place. Incontournable, Torrisi est même appelé en Equipe nationale, lors du tournoi de France, prélude à la Coupe du Monde 98, qui réunissait les bleus, la Squaddra, le Brésil et l’Angleterre. Il rentrera à la mi-temps du dernier match, contre la France, soldé par un 2-2. Bien que pas forcément décevant, il ne sera plus jamais rappelé. Il faut bien avouer qu’en regard de la suite de sa carrière, ce ne sera pas surprenant. Avec Bologne, il récidive la saison suivante. Pourtant la saison avait plutôt mal commencée, mais à la force du poignet, l’équipe parvient à remonter jusqu’à la 8ème place, qualificative pour la Coupe Intertoto. Stefano, qui a sans doute pris un peu le melon à la suite de sa sélection en bleu, aspire à jouer l’Europe et demande son transfert. C’est le début de la fin.
Il s’engage avec l’Atletico Madrid. Les colchoneros ne sont pas connus pour leur stabilité et Stefano se noie dans la capitale espagnole, dans une équipe un peu en fin de cycle. Barré par Chamot dans l’axe, il ne joue que pas beaucoup. Après un début de saison plutôt pas mal, les matelassiers s’écroulent et terminent dans le bas du ventre mou. EN coupe ils se hissent jusqu’en finale mais se font dérouiller par le FC Valence (3-0).
Stefano rentre en Italie et s’engae à Parme, chez le récent vainqueur de la Coupe UEFA contre l’OM. Cantoné au banc de touche la première saison, il profite du départ de Lilian Thuram vers la Juve pour hériter du fauteuil de titulaire aux côtés de Cannavaro. Sa proximité avec le futur Ballon d’or 2006 va lu coûter cher. Convaincu de dopage fin 2001, il est suspendu 6 mois. A 30 ans, ca fait mal. Considéré comme persona non grata avec sa réputation un peu sulfureuse, Stefano est placé sur la liste des transferts au mercato 2002, même si les dirigeants n’y croient pas beaucoup.
Il n’y a qu’un seule club, en cette saison 2001-2002, pour oser recruter un ex-dopé de plus de 30 ans qui a joué 30 matchs en 2 ans : l’OM bien sûr. C’est l’époque Bernard Tapie 2, et Marseille recrute en moyenne 20 joueurs par mercato. Stéfano arrive sur la Canebière en même temps que Manuel Dimas, Cyril Chapuis, Wilfried Dalmat, et Lamine Sakho. Titularisé pour le 1er match, le 3 février 2002 face à Nantes, la carrière de Stefano va s’arrêter nette au bout de 45 minutes. Alors que Wilfried Dalmat ouvre le score, Nantes réagit par l’entremise de Mathieu Berson qui tente une frappe anodine de 30m… que Stefano s’empresse de dévier afin de tromper le portier phocéen Vedran Runje. Le festival se poursuit quelques minutes plus tard et notre ami italien place un lob magnifique… dans ses propres filets. Mathieu Berson clôt le score à la 45ème… Sa carrière marseillaise ne pouvait plus mal commencer. A nouveau titularisé au match suivant, contre Guingamp, il coute le but breton à son équipe… on ne le reverra plus sous les couleurs marseillaises… heureusement.
De retour de prêt à Parme, il est aussitôt envoyé à la Reggina. En rupture de banc après son expérience traumatisante à l’OM, il ne jouera quasiment pas de la saison, la faute également à des blessures récurrentes. De retour, il s’imposera dans l’axe et fera une saison tout à fait correcte, chez un mal classé, marquant même à deux reprises, mais pas contre son camp. Il va terminer sa carrière là où elle avait décollé, à Bologne, dont il portera les couleurs encore 3 saisons, avec plus ou moins de réussite. Relégué en serie B pour raison administrative fin 2005, il fait partie des rares à rester. Après une dernière saison à courir après la montée, il raccroche définitivement les crampons en 2007, laissant derrière lui l’image d’un défenseur tout à fait correct, mais totalement inapte à l’exportation…
Après sa carrière, il a brièvement évolué en amateur avec les Loops Ribelle, puis en vétéran. Il intégré le staff de l’équipe italienne de Beach Soccer.
Aujourd’hui, il supervise des matchs et des joueurs pour l’équipe de Bologne.




Plus de résultats