Stéphane Ziani
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1991 - 1992 |
|
28 | 1 |
| 1992 - 1993 |
|
20 | 1 |
| 1993 - 1994 |
|
33 | 2 |
| 1994 - 1995 |
|
38 | 1 |
| 1995 - 1996 |
|
37 | 4 |
| 1996 - 1997 |
|
37 | 11 |
| 1997 - 1998 |
|
32 | 6 |
| 1998 - 1999 |
|
36 | 6 |
| 1999 - 2000 |
|
20 | 4 |
| 2000 - 2001 |
|
31 | 1 |
| 2001 - 2002 |
|
29 | 2 |
| 2002 - 2003 |
|
30 | 2 |
| 2003 - 2004 |
|
29 | 0 |
| 2004 - jan 2005 |
|
14 | 1 |
| fev 2005 - 2005 |
|
15 | 0 |
| 2005 - sep 2005 |
|
7 | 0 |
-
1991 -
1994 :
FC Nantes
-
1994 -
1995 :
SC Bastia
-
1995 -
1996 :
Stade Rennais
-
1996 -
1997 :
Girondins de Bordeaux
-
1997 -
1998 :
RC Lens
-
1998 -
1999 :
Deportivo La Corogne
-
1999 -
2000 :
Girondins de Bordeaux
-
2000 -
2004 :
FC Nantes
-
2004 -
jan 2005 :
Servette Genève
-
fev 2005 -
2005 :
SC Bastia
-
2005 -
sep 2005 :
AC Ajaccio
- 1998 : Champion de France (Lens)
- 2001 : Champion de France (Nantes)
- 2001 : Vainqueur du Trophée des Champions (Nantes)
Sa vie, son oeuvre
Né à Nantes, le petit (1,67m) Stéphane Ziani aime jouer au football et semble avoir de bonnes prédispositions. Du coup, il est incorporé dans la couveuse des Canaris, en compagnie de futurs cracks comme Reynald Pedros, Nicolas Ouédec, Patrice Loko, Christian Karembeu, pour ne citer que les plus connus... Très doué techniquement, il colle à merveille avec les vertus du jeu à la nantaise, qu'il apprend donc patiemment. Arrivé à maturité, il est incorporé dans l'effectif lors de la saison 91/92, et s'impose rapidement au milieu du onze de Jean-Claude Suaudeau. Âgé de 20 ans, l'avenir s'annonce radieux pour Steph', d'autant que ses collègues du centre de formation ne tardent pas à montrer le bout de leur nez également. Finaliste malheureux de la Coupe de France, les jeunes Canaris apprennent patiemment et vont monter en puissance jusqu'à la saison 94/95 d'anthologie... Mais pas Stéphane, qui a voulu voler de ses propres ailes avant tout le monde, ralliant la Corse et le SC Bastia à l'été 94.
Comme choix de carrière, c'est un peu douteux, puisque les corses sont promus, et la campagne de recrutement n'est pas franchement extraordinaire, avec des Dewilder, Darras, Debu et j'en passe... Titulaire dans une équipe en course pour le titre, pourquoi quitter les bords de l'Erdre pour aller jouer le maintien, même si le cadre de vie peut (En partie) expliquer ce choix? Ziani se rend vite compte de son erreur, et demande à quitter le club au bout d'une saison, histoire de ne pas se faire oublier.
Auteur d'une saison pleine, le meneur de poche ne manque pas de propositions, et c'est à Rennes qu'il va rejoindre le continent. Titulaire dans une équipe de milieu de tableau, il côtoie de véritables espoirs nationaux tels que Sylvain Wiltord, Mikaël Silvestre, ou à un degré moindre, Pierre-Yves André ou Jean-Claude Darcheville. Le club ne réalise pas vraiment une saison extraordinaire, alors Stéphane n'hésite pas lorsque Bordeaux le contacte.
Quel plaisir de rejouer le haut de tableau! Les Girondins viennent de recruter tous azimut, et de véritables cadors arrivent: Jean-Pierre Papin revient d'exil, Peter Luccin et Johan Micoud arrivent de Cannes, Ibrahim Ba du Havre et Claudio Biaggio d'Argentine (Non lui c'est une blague...). Stéphane arrive pour remplacer ZZ parti à la Juve, et très vite, l'héritage se révèlera lourd à porter. S'il ne rate pas sa saison, il n'est pas vraiment transcendant non plus, alors il décide, encore une fois, de quitter le club pour trouver une meilleure fortune ailleurs.
Il signe donc à Lens, et va connaître une saison inoubliable. Les lensois terminent champions de France de peu devant le FC Metz, et Stéphane se découvre des talents de buteurs (Onze pions inscrits, quand même!), à tel point qu'on parle de lui en EdF. Mais encore une fois, l'ombre de ZZ ne lui laisse pas vraiment d'espoirs, comme tant d'autres meneurs de jeu, il ne peut concurrencer Zidane, impérial à la Juve. On pourrait croire qu'après cette magnifique saison Ziani tiendrait en place, mais il n'en est rien...
En effet, il tente un challenge exotique en rejoignant le Deportivo la Corogne, histoire de goûter au charme du championnat espagnol qui favorise les joueurs techniques. S'il est titulaire dans une équipe qui joue le haut du tableau, entouré d'anciens joueurs du championnat de France, comme Nourredine Naybet, Jérôme Bonnissel, Jacques Songo'o ou Mustapha Hadji, il ne parvient toujours pas à se fixer puisqu'il quitte la Galice au bout d'une saison (Réussie!). Au moins aura t-il devancé Zidane en jouant avant lui en BBVA...
S'il revient en France, ce n'est pas n'importe où; c'est à Bordeaux qu'il signe, dans un club qu'il a déjà connu. Il revient accompagné de Bonnissel dans un club qui a pas mal bougé, grâce aux combines de Coach Rolland; il faut dire que cette équipe avait de l'allure, avec Christophe Dugarry, Sylvain Wiltord, entre-autres, et un Johan Micoud qui explose véritablement. Toutefois, là encore, Stéphane Ziani ne pousse pas plus loin l'aventure, en y mettant fin au bout d'un an.
Il revient à Nantes, son club formateur. Comme s'il devait s'y faire pardonner, il va y rester quatre ans, décrochant un deuxième titre de champion de France, pour accompagner la jeunesse prometteuse des Canaris. Devenu un grand frère écouté, il va toutefois se friter avec certaines personnes au club, ce qui provoque son départ en 2004.
Prêté au Servette de Genève, club ultra ambitieux qui aura recruté du lourd avec Viorel Moldovan et Christian Karembeu, Stéphane ne finira pas la saison en Suisse, le club mettant la clé sous la porte dans le courant du mois de janvier.
Ayant réussi à résilier son contrat avec Nantes, il signe à Bastia pour aider le club à se sauver. Emmenant son pote Karembeu dans la galère, il ne parvient pas à inverser la tendance et le club finit dans la charrette des condamnés à la D2.
A 33 ans, il tente encore une fois un challenge impossible, à savoir aider l'AC Ajaccio à se maintenir... Ce sera sans lui, puisqu'il déclare forfait fin septembre, le corps miné par ces années de transhumance, à force de faire des déménagements...
Une fois les crampons raccrochés, Ziani cherche un challenge attirant pour rester dans le milieu du foot. Ne trouvant pas grand chose, puisque pas diplômé, il va attendre pendant deux ans, avant que Libourne ne lui offre les clés de l'équipe fanion. Aidé par Thierry Oleksiak, titulaire du précieux DEPF, il ne brille pas par ses résultats, et est débarqué quelques mois après son intronisation.
A l'été 2010, le FC Nantes lui donne l'occasion de revenir au bercail en intégrant l'organigramme sportif du club. Il s'occupe donc des -19 des Canaris... Au bout d'une saison, il claque la porte, un peu à la surprise générale, prétextant des raisons personnelles. Une semaine plus tard, Guy Huillon, coordinateur sportif, se barre aussi et se fait un peu plus précis, invoquant «incompatibilité d'humeur avec la direction, et, comme Stéphane Ziani, raisons personnelles». Waldemar Kita, président du FC Nantes depuis 3 ans commence à lasser du côté de la Jonelière... Alors que Nantes a eu du mal à se maintenir en Ligue 2, bien loin des ambitions initiales. Finalement, après le départ de Guy Huillon, Stéphane Ziani est revenu Nantes reprendre son poste.




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