Sylvain Bied
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1984 - 1985 |
|
1 | 0 |
| 1985 - 1986 |
|
7 | 0 |
| 1986 - 1987 |
|
7 | 0 |
| 1987 - 1988 |
|
33 | 0 |
| 1988 - 1989 |
|
0 | 0 |
| 1989 - 1990 |
|
0 | 0 |
| 1990 - 1991 |
|
31 | 0 |
| 1991 - 1992 |
|
23 | ? |
| 1992 - 1993 |
|
? | ? |
| 1993 - 1994 |
|
? | ? |
| 1994 - 1995 |
|
? | 0 |
| 1995 - 1996 |
|
0 | 0 |
| 1996 - 1997 |
|
0 | 0 |
-
1984 -
1985 :
Paris Saint Germain
-
1985 -
1986 :
Valenciennes Anzin FC
-
1986 -
1987 :
Amiens SC
-
1987 -
1988 :
RC Fontainebleau
-
1988 -
1992 :
US Orléans
-
1992 -
1995 :
Dijon FCO
-
1995 -
1997 :
Angers SCO
- aucun
Sa vie, son oeuvre
Sylvain Bied était un honnête gardien de D2 au milieu des années 80. Né à Lyon, le 26 février 1965, formé à l’ASUL et non à l’OL, il ne s’attarde pas dans la capitale des Gaules et joue ses premiers matchs pros au PSG après être passé par Angers et Saint-Priest.
Mais il est alors « barré » par Dominique Baratelli lors de la saison 84-85 et se contentera de jouer une rencontre face à Lens sous le maillot parisien. A se demander pourquoi Georges Peyroche l’avait recruté, puisqu’il disposait également en numéro 2 de l’inusable Jean-Michel Moutier ? Ce coup du sort « cruel » en annonce bien d’autres comme si finalement, il n’y avait que des poissards et des chanceux sur la joyeuse planète foot. Valenciennes croit alors faire une bonne affaire en le recrutant à l’été 1985 mais il ne s’impose pas davantage dans le Nord ne disputant que sept petites matchs en D2, barré qu’il est, par Ludovic Batelli et Jean-Pierre Lauricella. Avec Gilles Cardinet (ex PSG), Dominique Corroyer, Pierre Papeau et Thierry Laurey, l’équipe nordiste qui connaît des problèmes financiers, a du se battre pour le maintien qu’elle arrache suite à une fin de saison étincelante.
Nouveau transfert, et nouveau départ, cette fois-ci en Picardie à Amiens, où il ne s’impose pas davantage dans un contexte plombé. Le club qui s’est pourtant renforcé avec les arrivées de Jean-Marc Adjovi-Boco et Patrice Ségura (Laval), tombe vite dans le bas du tableau et termine avant-dernier du Groupe A. Sylvain n'a joué que sept petits matchs.
En fait, il faudra attendre l’été 87 pour voir le lyonnais prendre enfin conscience de ses possibilités à Melun. Sous les couleurs du promu, il réalise enfin à 23 ans une saison parfaite, dispute 33 matchs aux côtés notamment de Bernard Tischner et de Claude Makélélé (qui jouait avec les cadets Nationaux) mais l’entente Melun-Fontainebleau 77 est reléguée en fin de saison. S'en suit un transfert vers l’US Orléans, toujours en D2, où il va doucement se poser durant 4 saisons occupant une place de titulaire lors des deux dernières, n’ayant aucun problème pour prendre la place du faible Jean-Yves Le Maux. Le club de Jacky Lemée, puis de Destrumelle ne lui demande pas autre chose que d’assurer le minimum.
Mais là encore, Orléans descend en D3 malgré Lazlo Bölöni, Fabrice Harvey, Bruno Poucan, l’ex-stéphanois Hervé Musquère et le pré-retraité de l'OM et de Bastia, Gérard Baconnier. Le club est repêché in-extremis, change d’entraîneur, Henri Atamaniuk succédant à Jean-Pierre Destrumelle, mais cela ne s’arrange pas l’année suivante car il termine bon dernier. Sylvain Bied a joué 23 matchs. Il termine sa carrière au Cercle Dijon, le futur FC Dijon Côte d’Or alors en D3. Ce sera pour lui 3 bonnes saisons. Le club collectionne les places d’honneur (deux fois 3e) fait un bon parcours en Coupe de France avec un 32e de finale, mais ne monte pas. Sylvain Bied achève sa carrière à Angers puis à Saint-Pryvé-Saint-Hilaire, dans la banlieue d'Orléans.
Il décide de poursuivre dans le football et devient entraîneur à Saint-Pryvé-Saint-Hilaire dans le Loiret. De 99 à 2002, il intègre le staff sportif du SC Amiens, puis coach des gardiens à Laval (2002-2004). Il retrouve ensuite le SC Amiens, toujours au même poste. En 2006, il tente l’aventure à Dieppe en CFA, en tant qu’entraîneur de l’équipe première. Puis il renoue avec le club local, Ailly-sur-Somme, en tant qu’entraineur des gardiens puis joueur. L’année suivante, en février 2008, recommandé par Alexandre Clément, le manager général, et Laurent Strzelczak, l'adjoint de Roux, il intègre le staff sportif de l’AS Beauvais (National) pour épauler Bruno Roux. « Je serai effectivement présent plus souvent et notamment lors des déplacements. J'assisterai aux matchs dans les tribunes et non pas du banc de touche. Cela permet d'être spectateur, de mieux analyser, d'être plus détaché que sur le bord du terrain ou quoi qu'il arrive, nous sommes pris dans le match. Des tribunes, on se disperse moins et on voit davantage de détails qui peuvent être importants » confie t-il au Parisien. Il dira aussi : « J'ai effectué l'essentiel de ma carrière en Ligue 2, donc je suis souvent venu jouer à Brisson. Bruno Roux m'a même marqué un but. Et puis je crois que Beauvais est le club contre lequel j'ai dû le plus jouer. » Il est très satisfait de sa situation, mais les résultats ne suivent pas et ce remplacement ne durera que quelques mois.
En 2008, il entraîne durant deux ans le club de district du CSA Montières. Puis il s’en va pointer au chômage, ne trouvant que des missions courtes dans des clubs du coin (AC Amiens etc.) Il sombre alors peu à peu dans la dépression.
Le 18 février 2011 vers 13H30, un incendie se déclare dans sa maison de Picquigny (Somme). Malgré le déploiement des secours et l’arrivée immédiate des gendarmes, Sylvain Bied, décédera victime d’un arrêt cardio-vasculaire. Voici ce qu’en dit le quotidien local, le Courrier Picard, dans son édition du 19 février 2011 : Selon plusieurs témoins qui l'ont croisé dans la rue, il était en état d'ébriété avant le drame. «Je l'ai vu dans la matinée, il était fortement alcoolisé, confie une riveraine. Je sais qu'il traversait une mauvaise passe.»
Un avis que ne partage pas Denise Koenig, voisine de Sylvain Bied. «Je l'ai moi aussi croisé ivre quelques heures avant l'incendie. Quand on veut se suicider on ne met pas le feu, estime-t-elle. On choisit un moyen plus expéditif. Il fumait, le feu s'est peut-être déclenché accidentellement.»
L'ex-gardien de but allait fêter son 46e anniversaire le 26 février. Suicide ou mort consécutive à un incendie d’origine accidentelle, la question reste posée ?
Sylvain Bied laisse une compagne et trois enfants. Peu après ce décès, le SC Amiens a observé une minute de silence à sa mémoire, avant la rencontre Amiens-Beauvais (National - 29 février 2011). RIP.




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