Sylvain Legwinski

Milieu relayeur de l’ombre, formé à Monaco, Sylvain Legwinski est le prototype du joueur de l’ombre à qui l’ouverture des frontières aura profité. Champion précoce avec Monaco en 1997, il passera par Bordeaux avant de trouver fortune en Angleterre, à Fulham puis Ipswich en D2. Seul ombre au tableau, il ne sera jamais appelé en bleu
Sylvain Legwinski

En Bref

Monica
6 Octobre 1973
Milieu
Voir les stats détaillées de son parcours
Saison Club Nb matchs Nb buts
1992 - 1993 AS Monaco 2 0
1993 - 1994 AS Monaco 0 2
1994 - 1995 AS Monaco 21 2
1995 - 1996 AS Monaco 27 9
1996 - 1997 AS Monaco 37 0
1997 - 1998 AS Monaco 22 1
1998 - 1999 AS Monaco 14 0
1999 - dec 1999 AS Monaco 10 1
jan 2000 - 2000 Girondins de Bordeaux 13 1
2000 - 2001 Girondins de Bordeaux 32 0
2001 - aou 2001 Girondins de Bordeaux 4 3
sep 2001 - 2002 Fulham FC 33 4
2002 - 2003 Fulham FC 35 0
2003 - 2004 Fulham FC 32 1
2004 - 2005 Fulham FC 15 0
2005 - 2006 Fulham FC 13 5
2006 - 2007 Ipswich Town FC 32 2
2007 - 2008 Ipswich Town FC 15 0
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  • 1997 : Champion de France (Monaco)

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Origine de Clermont, Sylvain Legwinski passera par l’INF Vichy avant de rejoindre Monaco en 1992, à 19 ans. Wenger était déjà sensibles aux jeunes âmes. Sa première saison, il la passe logiquement sur le banc, mais a le bonheur de découvrir la Coupe d’Europe. Renvoyé e réserve, il intègre définitivement le groupe pro en 1994. La concurrence est rude au milieu, entre Claude Puel, Emmanuel Petit et Laurent Viaud, voire Dan Petersen. A l’aise techniquement, assez sûr dans la relance et pas trop mauvais devant le but, Sylvain est un milieu moderne, un joueur box-to-box, qui séduit son entraineur Gérard Banide. Sorte de titu-plaçant, il démarre souvent la saison sur le banc, mais finit par s’imposer. A son arrivée, Jean Tigana décide d’en faire un des piliers de son milieu de terrain, avec Laurent Viaud. Monaco accroche la 3ème place. La saison suivante sera la bonne et le club de la Principauté remporte enfin un titre qui lui échappe depuis presque 10 ans. L’arrivée de John Collins au milieu a apporté le supplément d’expérience qui faisait jusqu’alors défaut.

Entre-temps, Legwinski s’est imposé en équipe de France espoir et il a même participé aux JO d’Atlanta en 1996, sous les ordres de Raymond Domenech. Mais Aimé Jacquet ne compte pas trop sur lui avec les A, d’autant plus qu’à son poste, il y a du monde, avec Didier Deschamps, Emmanuel Petit, Sabri Lamouchi, Alain Boghossian, Patrick Vieira…. Présélectionné lors du stage de Tignes, avec 49 autres joueurs, il ne figurera pas dans le groupe des 28. Joueur de club typique, il n’aura jamais sa chance.

Après le titre de 1997, sa situation va s’assombrir quelque peu. C’est que Sylvain est fragile et passe pas mal de temps à l’infirmerie. Les arrivées de Costinha et Salif Diao n’arrangent rien. Claude Puel remplace Tigana parti à Fulham en 1998 et remise Legwinski sur le banc au profit de Sabri Lamouchi… Puel n’aime pas les faibles, ni les éclopés. La carrière de Legwinski commence sérieusement à battre de l’aile. Après un début difficile, l’équipe tourne plutôt bien, alors lors de la saison 1999-2000 qui verra les monégasques sacrés champion, Sylvain demande à partir au mercato, après une demi-saison à jouer les utilités, palliant blessures et suspensions au milieu.

Devenu un bouche-trou, il s’engage à Bordeaux, qui végète en milieu de tableau. Le titre de 1999 est déjà loin en Gironde et l’arrivée de Legwinski apporte un peu de finesse dans un entre-jeu où Michel Pavon régnait jusque-là en maitre. Ce dernier quitte Bordeaux en 2000 et est remplacé par Alexei Smertin. Grâce à son buteur providentiel, Pedro Miguel Pauleta Bordeaux retrouve son lustre d’antan et occupe même la place de leader courant novembre, avant de baisser pavillon et laisser Nantes et Lyon se disputer le titre. Legwinski a retrouvé une place de titulaire et jouit d’une belle côté. Il démarre la saison 2001-2002 comme titulaire mais les sirènes de l’étranger sont les plus forte.

Jean Tigana le veut et le fait venir à Fulham en toute fin de mercato. Commence alors une nouvelle carrière. Avec Van Der Sar dans les bois, mais aussi John Collins Steve Marlet, Louis Saha, Alain Goma et Steed Malbranque, Fulham a une forte connotation so french, très à la mode outre-manche à l’époque. Au début des années 2000, dans le sillage du doublé champion du monde, champion d’Europe, tout le monde se doit d’avoir son français dans l’effectif. Pour des joueurs comme Legwinski, c’est une aubaine. On se doute que 10 ans auparavant, il n’aurait jamais quitté l’hexagone. Sa première saison est une vraie réussite. Fulham ne termine que 13ème mais atteint les demi-finales de la Cup. Qualifié pour l’EUFA via le classement du fair-paly, Sylvain donne la pleine mesure de son talent et vit sa meilleure saison, avec 6 buts et 50 matchs disputés. Tigana part en 2003, brouillé avec le Président Al-Fayed. Son remplaçant, Chris Coleman continue de faire confiance à l’ancien monégasque. Malgré un effectif sympa, Fulham ne décolle pas du milieu de tableau. Après 2004, Sylvain va enchainer les pépins physiques et jouera beaucoup moins. Arrivé au terme de son contrat en 2006, il est laissé libre. Il va trouver une place à Ipswich, en D2 anglaise. après une première saison correcte, (5 buts en 32 matchs), il rechute et passe une nouvelle saison à l’infirmerie. En fin de contrat, il n’est pas conservé. A 34 ans, ça vaut fin de carrière. Il va néanmoins se bercer d’illusions quelques temps, cherchant un club activement, envisageant de rentrer en France, mais tout le monde l’a oublié… C’est moche

Que devient-il ?

Après plus de 9 mois sans jouer, il va finalement trouver un point de chute comme entraineur-joueur à St Neott County, suite au départ de Eriksson dans une des arnaques du foot moderne. Il terminera la saison, avant d’entrainer les U16 de Crystal Palace.

En 2010, il revient s’installer à Monaco. Laurent Banide va alors le faire venir comme adjoint. « Laurent m’a contacté la veille de sa prise de fonction. Il m’a demandé si ça m’intéresserait, et j’ai tout de suite dit oui. J’avais déjà travaillé avec son père et avec lui au centre de formation de l’ASM. Je pense que c'est une volonté de Laurent de redonner une identité au club.
Laurent m’a contacté la veille de sa prise de fonction. Il m’a demandé si ça m’intéresserait, et j’ai tout de suite dit oui. J’avais déjà travaillé avec son père et avec lui au centre de formation de l’ASM. Je pense que c'est une volonté de Laurent de redonner une identité au club. « Laurent m’a contacté la veille de sa prise de fonction. Il m’a demandé si ça m’intéresserait, et j’ai tout de suite dit oui. J’avais déjà travaillé avec son père et avec lui au centre de formation de l’ASM. Je pense que c'est une volonté de Laurent de redonner une identité au club. ». Malgré la relégation du club, il est resté comme adjoint. Il passe ses diplômes pour devenir à terme entraineur principal.

Photos

Sylvain Legwinski à Fulham
Sylvain Legwinski à Fulham
Sylvain Legwinski à Fulham
Sylvain Legwinski à Fulham
Sylvain Legwinski à Fulham
Sylvain Legwinski à Fulham
Sylvain Legwinski à Ipswich
Sylvain Legwinski à Ipswich
Sylvain Legwinski à Fulham
Sylvain Legwinski à Fulham
Sylvain Legwinski à Fulham
Sylvain Legwinski à Ipswich

Dossiers

Pour la 100è, les JO retournent en Amérique, à Atlanta… la ville du COCA. Par rapport aux précédentes éditions, le tournoi de foot est réservé aux joueurs de moins de 23 ans, avec la possibilité pour les sélectionneurs de retenir 3 joueurs plus âgés. 16 équipes sont retenues, réparties en 4 groupes de 4, avant une phase de tournoi classique à élimination directe.

Le tournoi se déroule du 20 juillet au 4 août 1996.