Victor Zvunka
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1970 - 1971 |
|
10 | 0 |
| 1971 - 1972 |
|
5 | 0 |
| 1972 - 1973 |
|
29 | 2 |
| 1973 - 1974 |
|
36 | 0 |
| 1974 - 1975 |
|
38 | 1 |
| 1975 - 1976 |
|
35 | 1 |
| 1976 - 1977 |
|
30 | 0 |
| 1977 - 1978 |
|
35 | 2 |
| 1978 - 1979 |
|
36 | 0 |
| 1979 - 1980 |
|
19 | 0 |
| 1980 - 1981 |
|
26 | 2 |
| 1981 - 1982 |
|
37 | 1 |
| 1982 - 1983 |
|
38 | 0 |
| 1983 - 1984 |
|
24 | 1 |
| 1984 - 1985 |
|
21 | 0 |
-
1970 -
1973 :
FC Metz
-
1973 -
1981 :
Olympique de Marseille
-
1981 -
1983 :
Stade Lavallois
-
1983 -
1985 :
RC Paris
- 1976: Vainqueur de la Coupe de France (Marseille)
- 1 sélection en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Né au Ban-Saint-Martin, commune située à la périphérie de Metz, c'est très naturellement au FC Metz que Victor Zvunka fit ses débuts d'apprenti footballeur. Comme ses deux frères, Jules et Georges, il s'initie aux charmes de la balle ronde chez les Grenats; étant le benjamin, sa voie est toute tracée. Aussi, personne n'est réellement étonné de le voir débouler dans l'effectif professionnel à l'orée de la saison 70/71; il a tout juste 18 ans. En ce temps-là, outre son frère Georges qui finit tranquillement une carrière exclusivement dédiée au club à la croix de Lorraine, la charnière centrale était composée du duo Jacques Pauvert-Fernand Jeitz, et ces deux-là donnaient globalement satisfaction. Aussi, Victor dut patienter deux saisons dans l'ombre de ces deux gaillards, le temps d'apprendre le métier. Or, étant assez jeunes, les deux complices sont encore loin d'avoir fait leur temps en défense. Victor dut donc se résoudre à dépanner à tous les postes défensifs de son équipe, ce qu'il fit sous l’œil bienveillant de son frère. Auteur de prestations remarquées malgré son jeune âge, il est débauché par l'Olympique de Marseille qui cherche des jeunes prometteurs pour les faire grandir sous la tunique blanche.
Il faut dire que dans la cité phocéenne, c'est le bazar sur le banc. Pas moins de trois entraîneurs vont se succéder sur le banc olympien, et ce, pour le plus grand bonheur de Victor; puisque après Joseph Bonnel, c'est Fernando Riera qui prend le relais... Pour quelques matchs. Et contre toute attente, c'est l'autre frère ainé de Victor qui reprend l'OM: Jules. Sans soupçonner un quelconque favoritisme, ni un népotisme primaire, Victor trouve naturellement sa place aux côtés de Marius Trésor. La club ne tourne pas exceptionnellement, et les dirigeants font le nécessaire en recrutant du lourd dans chaque ligne: René Charrier dans les bois, Jacky Lemée en défense, Georges Eo pour l'entre-jeu, et surtout Jairzinho et Georges Bereta en attaque. L'équipe pète le feu et finit vice-championne de France. Auteur d'une saison pleine et aboutie, Victor Zvunka est essayé en équipe de France; l'expérience restera toutefois sans lendemain, et cela lui octroiera le droit d'accéder au clan très chamanique des mono-sélectionnés en EDF. A Marseille, Victor Zvunka va faire comme son club, qui souffle le chaud et le froid en cette période des 70's. Vainqueur de la Coupe de France en 1976, le club se tôle en championnat, en plus d'une visibilité peu claire à la direction du club. Heureusement, une place dans le ventre mou du classement ne fait pas chuter l'OM en D2, mais cet avertissement ne sera pas entendu par les acteurs qui composent le club. En effet, après une saison 79/80 complètement ratée, l'impensable se produit: les marseillais chutent en D2! Ce sera le début de l'épopée des minots. Pour Victor, c'est un coup de massue sur la tête; puisque malgré sa désormais longue expérience il n'aura rien pu faire pour empêcher cela. Après une dernière saison pour aider le club à remonter aussi sec, en vain, il choisit à contrecœur de quitter la Canebière.
C'est à Laval, formation de bas de tableau à la lutte pour ne pas descendre, qu'il va offrir son expérience. Associé à Patrick Bozon, le club réalise une saison de feu et titille même une qualification européenne, qui interviendra quelques saisons plus tard. Après deux belles saisons, Victor quitte la Mayenne et met le cap sur Paris.
Il signe, non pas au PSG, mais au RC Paris, alors en D2. Son expérience permet au club de monter illico en D1, et Victor profite alors du départ de l'entraîneur Alain De Martigny pour devenir entraîneur-joueur, l'espace d'une seule saison. Convaincu par cette reconversion, il raccroche les crampons pour se consacrer pleinement à son nouveau métier: il a 33 ans.
Commence alors une deuxième carrière encore plus riche pour Victor Zvunka. Il reste tout d'abord trois saisons au RC Paris, qu'il ne pourra empêcher dans un premier temps de couler en D2. Réussissant le pari de remonter aussi sec, il s'efface néanmoins au bout d'une saison quelconque.
C'est à Valenciennes, en D2, qu'il continue son périple. Une seule saison, sans trop de réussite, avant de reprendre son baluchon.
Puis il rejoint Niort, où il effectue un bon début de saison, avant que le club ne s'écroule en deuxième partie. Il fera trois saisons en tout, sans parvenir à faire remonter le club des Deux-Sèvres.
Il rejoint ensuite Toulouse, où sa première saison sera assez peu convaincante. La deuxième le verra se faire virer au bout de quatre matchs.
Il rebondit quelques semaines plus tard à Châteauroux, où il va rester six saisons, connaissant une relégation en National, mais également une montée en D1...
Puis, il tente le challenge de faire remonter Nice en D1. L'expérience tourne au fiasco, et il ne repartira pas pour une deuxième chance.
C'est à Amiens qu'il tente de relancer une carrière d'entraîneur pas très glamour pour l'instant. Mais le club réalise une saison pourrie et sombre en National.
Il choisit alors l'exil et signe à Lausanne-Sport. Le club compte bon nombre de français, et si les résultats en championnats ne sont pas folichons, le club réalise une beau parcours en Coupe d'Europe. Mais Zvunka reprend sa valise au bout d'une seule saison.
Direction Laval, où il connaîtra deux saisons anonymes, sans gloire mais sans désillusions également.
En 2003, il revient à Châteauroux. Une fois encore, le club se cale confortablement en milieu de tableau, sans grandes ambitions. Et une fois n’est pas coutume, Zvunka ne reste que deux saisons.
Vint ensuite deux saisons à Gueugnon, toujours en Ligue 2. Toujours dans le ventre mou du classement, aucun fait d’armes particulier à signaler…
Puis en 2007, Victor Zvunka prend la direction de Guingamp. Si le club ne parvient toujours pas à remonter en Ligue 1, les Bretons remportent contre toute attente la Coupe de France en 2009. Hélas, en dehors de cela, le club chute en National la saison suivante, et le coach est invité à faire place nette.
Zvunka connaît alors sa deuxième expérience à l’étranger, à Naval, au Portugal. Il n’y reste que quelques matchs, le temps pour le club de connaître un début de championnat poussif qui aura raison de lui.
Il finira la saison à Cannes, en National. Le club est hélas rétrogradé en CFA à la fin de la saison, et Zvunka récupère sa liberté.
En 2011/2012, il rejoint la Réunion et la JS Saint-Pierroise, où il passera une saison sympa sans trop de pression.
Puis à l’aube de la saison 2012/2013, il prend les rênes des Crocodiles nîmois qui retrouvent la Ligue 2. Bon courage à lui !




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