Vladimir Durkovic
En Bref
| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1955 - 1956 |
|
7 | 1 |
| 1956 - 1957 |
|
6 | 5 |
| 1957 - 1958 |
|
21 | 0 |
| 1958 - 1959 |
|
18 | 0 |
| 1959 - 1960 |
|
22 | 0 |
| 1960 - 1961 |
|
20 | 0 |
| 1961 - 1962 |
|
19 | 0 |
| 1962 - 1963 |
|
5 | 0 |
| 1963 - 1964 |
|
20 | 0 |
| 1964 - 1965 |
|
24 | 0 |
| 1965 - 1966 |
|
15 | 0 |
| 1966 - 1967 |
|
10 | 0 |
| 1967 - 1968 |
|
34 | 0 |
| 1968 - 1969 |
|
29 | 0 |
| 1969 - 1970 |
|
24 | 0 |
| 1970 - 1971 |
|
29 | 0 |
| 1971 - 1972 |
|
25 | ? |
-
1955 -
1966 :
Etoile Rouge Belgrade
-
1966 -
1967 :
Borussia Mönchengladbach
-
1967 -
1971 :
AS Saint Etienne
-
1971 -
1972 :
FC Sion
- 1956 : Champion de Yougoslavie (Etoile Rouge)
- 1957 : Champion de Yougoslavie (Etoile Rouge)
- 1958 : Champion de Yougoslavie, Vainqueur de la Coupe de Yougoslavie, Vainqueur de la Coupe Mitropa (Etoile Rouge)
- 1960 : Champion de Yougoslavie (Etoile Rouge)
- 1960 : Finaliste de l’Euro, Médaille d’or aux JO (Yougoslavie)
- 1962 : 4ème de la Coupe du monde (Yougoslavie)
- 1964 : Champion de Yougoslavie, Vainqueur de la Coupe de Yougoslavie (Etoile Rouge)
- 1968 : Champion de France, Vainqueur de la Coupe de France (St Etienne)
- 1969 : Champion de France (St Etienne)
- 1970 : Champion de France, Vainqueur de la Coupe de France (St Etienne)
- 50 sélections en équipe nationale
Sa vie, son oeuvre
Issu d’une famille d’intellectuels (père instit et frères et sœur qui allaient devenir prof ou avocats), Vladmir Durkovic lui préfère le sport et el foot en particulier. Il fait ses classes à Krusevac et rejoint en 1955 l’Etoile rouge de Belgrade au poste d’attaquant. Il joue assez peu mais enrichit son palmarès avec un titre de champion en 1956 et 1957. Le problème c’est que devant le but, Vlad ‘est pas vraiment un killer.. L’entraineur de l’époque a alors l’intuition de reconvertir son attaquant.. en arrière-droit. Vladimir, qui a une haute estime de lui-même accepte de mauvaise grâce… Ce sera pourtant pour son plus grand bien. Ses qualités techniques indéniables ainsi que son charisme en font un joueur très important. Seigneur sur un terrain, Durkovic sait se faire respecter par son attitude ou la force si nécessaire… L’Etoile Rouge de la fin des années 50 et 60 domine le foot yougoslave, grâce à ses nombreuses stars qui font le bonheur de la sélection : Dragoslav Sekularac en tête… En 1958, le club fait le doublé Coupe-championnat et remporte également la Coupe Mitropa, sorte de Coupe d’Europe des pays frères… En 1960, il remporte un nouveau championnat et en 1964, un dernier doublé Coupe-Championnat.
Entretemps, Durkovic est bien évidemment devenu un pilier de la sélection yougoslave. Trop court pour la Coupe du monde suédoise, il participe à l’Euro 1960. Les yougoslaves atteignent la finale, après avoir notamment éliminé la France en demi (mené 4-2 à 20 minutes de la fin, ils s’imposent 5-4) , mais perdent contre l’URSS. Quelques mois plus tard, les mêmes remportent al médaille d’or aux JO de Rome, au détriment du Danemark. Lors de la Coupe du monde 1962, L a Yougoslavie se hisse jusqu’en demi-finale, mais perd contre la Tchécoslovaquie, encaissant 2 buts dans les dernières minutes.
En 1966, Durkovic a enfin le droit de quitter le pays. Il opte pour l’Allemagne et le Borussia Monchengladbach. Il ne s’adaptera jamais au foot allemand et passe une saison sur le banc, ne disputant que 10 petits matchs. Pour lui, l’exil signifie alors la fin de la sélection. IL demande à quitter le club.
St Etienne et Albert Batteux se renseignent, mais l’échec de Durkovic les refroidit. Il demande au joueur d’effectuer un essai, ce qui pour un tel joueur, international bardé de titre, pourrait surprendre aujourd’hui. Lors des matchs d’avant saison, Vlad est convaincant et s’engage donc avec les verts. Ainsi il musèlera Charly Loubet, international. Avec son caractère bien trempé, il se fond dans le décor où la rigueur du Forez se marrie merveilleusement avec son professionnalisme. Durkovic est une véritable star mais pas une diva loin s’en faut. Exigeant avec lui-même comme avec les autres, il jouit d’un immense respect dans le vestiaire, teinté de crainte. Ainsi, Salif Keita avouera « Lorsque je fais une bêtise sur le terrain, j’évite de me retourner. Je sais que Durkovic me regarde, et il me fait peur… ». Des conneries, il n’en faisait pas beaucoup, mais son attitude nonchalante ne plaisait pas trop au taulier serbe. Seigneur, meneur d’homme, Durkovic était également un sacré boucher, comme la plupart des latéraux de son époque. Sainté domine le foot français, mais peine en Europe. Souvent éliminés prématurément, les stéphanois se réaliseront qu’un seul exploit, l’élimination du Bayern en 1969. A la fin du match aller, les verts, battus 2-0 rentrent la tête basse. Durkovic pique alors une crise dans le vestiaires et remonte les bretelles de pas mal de coéquipiers.. Au retour, les stéphanois s’imposent 3-0… En 4 saisons, Sainté remporte 3 titres de champion et 2 coupes de France. Patron véritable de l’équipe, il en impose à tous, y compris Robert Herbin ou Bernard Bosquier, qui eux aussi étaient des meneurs d’hommes. Avant son départ, en 1971, il laissera un ultime héritage en faisant venir Ivan Curkovic, qui était sur le point de s’engager avec Bastia…
En 1971, au crépuscule de sa carrière, Vladimir quitte donc le Forez et s’engage au FC Sion. Il y fait une saison plutôt correcte, même si l’équipe ne finit qu’à une moyenne 7ème place. ET puis tout bascule…
Alors que la saison est terminée, Vladimir sort faire la fête dans la chaleur du mois de juin. EN fin de soirée, il croise un policier un peu ivre… Des mots sont échangés, le policier tire et tue le joueur. Il ne l’avait sans doute pas reconnu et probablement terrorisé par son regard dur, a préféré prévenir que guérir…
Photos
Dossiers
En 1960 est organisé le premier championnat d'Europe des nation. la compétition est organisée de la manière suivante : un tour préliminaire oppose 2 équipes en match aller retour et le vainqueur rejoint 15 autres nations pour des matchs à élimination direct en aller-retour. Passé les huitièmes et les quarts, les demis et la finale sont organisées chez une des nations encore en course. Pour la première édition, c'est donc en France que la compétition aura lieu.
Après un voyage en Europe du Nord, le principe d’alternance est appliqué et la Coupe du Monde se déroule au Chili. Le tournoi reste sur le même modèle que la précédente édition, avec 16 équipes réparties en 4 poules et un système de tête de série. Cette édition marquera la fin d’une époque, celle des buts à la pelle. Le WM cède sa place à des systèmes plus défensifs et les sélections ont toutes prises conscience de l’importance du physique. Enfin, cette édition restera marquée par la violence de certain match et notamment le Chili-Italie, connu comme « la bataille de Santiago ».




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